<?xml version="1.0" encoding="UTF-8" standalone="yes"?>
  <rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
    <channel>
      <title>Dernières actualités</title>
      <link>BAZ_RSS_ADRESSESITE</link>
      <description>BAZ_RSS_DESCRIPTIONSITE</description>
      <language>fr-FR</language>
      <copyright>Copyright (c) 2026 BAZ_RSS_NOMSITE</copyright>
      <lastBuildDate>Tue, 14 Apr 2026 21:34:28 GMT</lastBuildDate>
      <docs>http://www.stervinou.com/projets/rss/</docs>
      <category>BAZ_RSS_CATEGORIE</category>
      <managingEditor>BAZ_RSS_MANAGINGEDITOR</managingEditor>
      <webMaster>BAZ_RSS_WEBMASTER</webMaster>
      <ttl>60</ttl>
      <image>
        <title>Dernières actualités</title>
        <url>BAZ_RSS_LOGOSITE</url>
        <link>BAZ_RSS_ADRESSESITE</link>
      </image>
      <item>
        <title>testo</title>
        <link><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&action=voir_fiche&vue=consulter&id_fiche=TestO]]></link>
        <guid><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&action=voir_fiche&vue=consulter&id_fiche=TestO]]></guid>
        <author>Anonyme</author>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche BAZ_cadre_fiche_idees">
<h1 class="BAZ_fiche_titre">testo</h1>
<div class="BAZ_rubrique" data-id="auteur_fiche">
<span class="BAZ_label">Auteur de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte"> test</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="listeListeLicencesCreativeCommons">
<span class="BAZ_label">Licence de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte">
Creative Commons BY-SA
</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="bf_description">
<span class="BAZ_label">IdÃ©es dÃ©veloppÃ©es par l&apos;auteur dans le domaine de la coopÃ©ration dans ce livre, cette confÃ©rence :</span>
<span class="BAZ_texte"> test</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
</div><!-- fin div BAZ_cadre_fiche  -->
]]></description>
        <pubDate>Sun, 16 Feb 2025 19:01:42 GMT</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>Voyager avec des enfants</title>
        <link><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=VoyagerAvecDesEnfants]]></link>
        <guid><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=VoyagerAvecDesEnfants]]></guid>
        <author>Anonyme</author>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche BAZ_cadre_fiche_ils_l_ont_fait">
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Voyager avec des enfants</h1>
<div class="BAZ_rubrique" data-id="auteur_fiche">
<span class="BAZ_label">Auteur de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte"> /</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="listeListeLicencesCreativeCommons">
<span class="BAZ_label">Licence de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte">
Creative Commons BY-SA
</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="bf_description">
<span class="BAZ_label">TÃ©moignage :</span>
<span class="BAZ_texte"> Pour les enfants de tous âges, les voyages peuvent être une expérience éducative et révélatrice : il y a de nouvelles cuisines, de nouvelles expériences et de nouveaux endroits à voir, sans parler du temps précieux passé en famille. Voyager avec des enfants, par contre, peut être une tâche décourageante : horaires irréguliers, longues listes de bagages et enfants grognons ne sont que quelques-uns des problèmes auxquels vous pouvez être confrontés. Cependant, nous allons vous montrer comment faire du voyage avec des enfants un jeu d&apos;enfant. Après tout, vous et vos enfants devez savourer chaque minute passée à explorer le monde et à créer des souvenirs qui dureront toute une vie. N&apos;est-ce pas là l&apos;idée même de partir en voyage ?<br />
<br />
En fonction de leur âge, vous pouvez utiliser les méthodes suivantes pour aider les jeunes à passer un moment agréable sur la route : Les exigences d&apos;un bébé sont très différentes de celles d&apos;un tout-petit ou d&apos;un adolescent. Cependant, quel que soit l&apos;âge de votre enfant, faites des recherches avant le départ pour trouver des activités adaptées aux enfants dans votre région et dont vous et votre famille pourrez profiter. Un peu de prévoyance est très utile.<br />
<br />
Et si vous achetiez aussi une valise pour vos enfants ? De nos jours ils existent plein de modèles différents.</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="site_internet">
<span class="BAZ_label">Lien internet :</span>
<span class="BAZ_texte">
<a href="https://valisevoyage.fr/valise/les-valises-pour-enfants/" class="BAZ_lien" target="_blank">https://valisevoyage.fr/valise/les-valises-pour-enfants/</a></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
</div><!-- fin div BAZ_cadre_fiche  -->
]]></description>
        <pubDate>Mon, 30 Aug 2021 15:22:41 GMT</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>La stigmergie</title>
        <link><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=LaStigmergie]]></link>
        <guid><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=LaStigmergie]]></guid>
        <author>WikiAdmin</author>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche BAZ_cadre_fiche_concept">
<a class="img-responsive triggerimage right" rel="#overlay-link" href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/cache/image_bf_imageLaStigmergie_travail-stigmergique-termite_20130531114716_20130531114728.jpeg">
<img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/cache/vignette_bf_imageLaStigmergie_travail-stigmergique-termite_20130531114716_20130531114728.jpeg" alt="bf_imageLaStigmergie_travail-stigmergique-termite_20130531114716_20130531114728.jpeg" />
</a>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">La stigmergie</h1>
<div class="BAZ_rubrique" data-id="auteur_fiche">
<span class="BAZ_label">Auteur de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte"> Heather Marsh, traduction collaborative par des membres du groupe AnimFr</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="listeListeLicencesCreativeCommons">
<span class="BAZ_label">Licence de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte">
Creative Commons BY-SA
</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="bf_description">
<span class="BAZ_label">Description :</span>
<span class="BAZ_texte"> <h2>La stigmergie : un nouveau modèle de gouvernance collaborative</h2>
<ul style="list-style: none; ">
<li></li>
</ul>

Si le modèle concurrentiel crée des redondances et gâche des ressources sur la protection des idées, la publicité et autre, le modèle coopératif gâche beaucoup de temps et de ressources à discuter et à discuter les discussions. Entre ces deux modèles, la stigmergie, une nouvelle méthode de gouvernance inspirée du mode d&apos;organisation des insectes sociaux, pourrait offrir un modèle alternatif plus adapté à la collaboration dans des grands groupes.<br />
<h3>C&apos;est quoi la stigmergie ?</h3>
<u>Définition de la stigmergie par Wikipédia :</u><br />
La stigmergie est une méthode de communication indirecte dans un environnement émergent auto-organisé, où les individus communiquent entre eux en modifiant leur environnement.<br />
La stigmergie a d&apos;abord été observée dans la nature : les fourmis communiquent en déposant des phéromones derrière elles, pour que d&apos;autres fourmis puissent suivre la piste jusqu&apos;à la nourriture ou la colonie suivant les besoins, ce qui constitue un système stigmergique.<br />
Des phénomènes similaires sont visibles chez d&apos;autres espèces d&apos;insectes sociaux comme les termites, qui utilisent des phéromones pour construire de grandes et complexes structures de terre à l&apos;aide d&apos;une simple règle décentralisée.<br />
Chaque termite ramasse un peu de boue autour de lui, y incorporant des phéromones, et la dépose par terre. Comme les termites sont attirés par l&apos;odeur, ils déposent plus souvent leur paquet là où d&apos;autres l&apos;ont déjà déposé, ce qui forme des piliers, des arches, des tunnels et des chambres.<br />
<br />
<figure class="attached_file center"><img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/LaStigmergie_travail-stigmergique-termite_20130531114716_20130531114728.jpeg" alt="stigmergie" width="400" height="267" /><figcaption>Termitière, un exemple de travail hautement organisé par un processus stigmergique. Photo par Carl D. Walsh/Aurora/ via Howstuffworks.com</figcaption></figure> <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LaStigmergie/upload&file=travail-stigmergique-termite.jpeg" title=&apos;Mise à jour&apos;></a><br />
<br />
<b>Application du modèle stigmergique aux organisations</b><br />
La théoricienne Heather Marsh a écrit un article remarquable sur l&apos;application de principes issus de la stigmergie à la collaboration dans des grands groupes et comme une méthode de gouvernance alternative à mi-chemin entre les organisations fonctionnant sur un modèle de compétition celles fonctionnant sur un modèle de coopération.<br />
J&apos;ai récemment participé à la traduction collaborative du texte avec plusieurs autres membres du groupe AnimFR.<br />
Voici une copie de l&apos;article traduit. Pour améliorer la lisibilité j&apos;ai ajouté quelques titres de sections qui n&apos;étaient pas présent dans le texte original.<br />
<h3>Stigmergie</h3>
(article initialement publié par Heather Marsh voir l&apos;article original en anglais)<br />
Cet article fait partie de la série : "Gouvernance et autres systèmes de collaboration à grande échelle"<br />
La stigmergie est un mécanisme de coordination indirecte entre agents ou actions. Le principe est qu&apos;une trace laissée par une action dans l&apos;environnement stimule l&apos;accomplissement de l&apos;action suivante, que ce soit par le même agent ou un agent différent.<br />
De cette façon, les actions suivantes tendent à se et renforcer et bâtir sur l&apos;existant, ce qui conduit à l&apos;émergence spontanée d&apos;une activité d&apos;apparence cohérente et systématique. La stigmergie est une forme d&apos;auto-organisation. Elle produit des structures complexes sans avoir besoin de plan, de contrôle ou même de communication directe entre les agents - Wikipédia -.<br />
<h3>Le problème des organisations actuelles</h3>
Un système basé sur les personnes ne permet jamais de collaboration à grande échelle sans un système de représentation, comme on en voit dans les organisations comme les nations unies. Si nous voulons quitter le système de représentation tout en permettant à toutes les voix d&apos;être entendues, nous devons trouver de nouvelles méthodes de collaboration qui marchent avec des systèmes basés sur les idées ou les actions. Des groupes concentriques d&apos;usagers avec des communautés épistémiques et des passerelles de connaissances peuvent fonctionner pour des systèmes fondés sur les idées; pour les systèmes agissant, la stigmergie pourrait être la meilleure option.<br />
A l&apos;heure actuelle, la réponse habituelle à une situation qui nécessite une action c&apos;est de créer une entité nominale, sous la forme d&apos;un comité, une commission, une organisation, une entreprise, une organisation non gouvernementale, une agence gouvernementale, etc... Trop souvent l&apos;action n&apos;apparaît jamais car il y a à la place une focalisation sur l&apos;organisation et les personnes impliquées.<br />
<h3>Le modèle concurrentiel</h3>
La plupart des systèmes actuels sont gérés par des organisations concurrentielles. La compétition crée des redondances, ralentit et gâche des ressources sur la protection des idées, la publicité et autre. La compétition nécessite aussi du secret ce qui bloque progrès, évaluation et fait perdre des idées et des opportunités. Brevets et droits d&apos;auteurs réduisent encore plus la vitesse et le potentiel de suggestion d&apos;idées. Les gens qui ont la plus grande expertise ne collaborent pas à moins d&apos;être recrutés sur le même projet.<br />
<h3>Le modèle coopératif</h3>
Traditionnellement l&apos;alternative à la compétition a été la coopération. Celle-ci est au plus efficace uniquement dans les groupes de deux à huit personnes. Pour les groupes supérieurs à 25 personnes, la coopération est terriblement lente, un exercice de gestion de caractères qui dégénère rapidement en discussions sans fin et brossage dans le sens du poil de sensibilités heurtées, elle est extrêmement vulnérable aux "agents provocateurs", et, dans les groupes de grandes tailles aboutit très rarement à quoique ce soit de valable. La coopération repose traditionnellement sur le principe démocratique que toutes les voix sont égales, donc elle ne permet pas aux <i>leaders</i>, usagers avec une expertise, énergie ou compréhension accrue, d&apos;avoir une influence plus importante que ceux agissant en périphérie.<br />
La coopération gâche beaucoup de temps et de ressources à discuter et à discuter les discussions. Dans un système basé sur l&apos;action, la discussion est rarement nécessaire, car l&apos;opinion de ceux qui ne font pas le travail a probablement peu de valeur, sauf dans le cas ou un conseil est sollicité auprès d&apos;une personne experte et de confiance.<br />
La coopération et les systèmes basés sur la coopération sont généralement dominés par des personnalités extraverties qui prennent des décisions pour contrôler le travail des autres et crée un ressentiment justifié auprès de ceux qui font le travail. La plupart des travailleurs n&apos;apprécient pas un système hiérarchique comme celui montré dans le diagramme ci-dessous, car ils perdent de l&apos;autonomie, la maîtrise et le contrôle créatif de leur propre travail; que le système de prise de décision soit hiérarchique ou horizontal, le sentiment final n&apos;est pas différent.<br />
Les systèmes coopératifs utilisent fréquemment le consensus ou le vote pour prendre des décisions pour tout le groupe; ces méthodes risquent de ne pas produire les meilleurs résultats car beaucoup de gens ne comprendront pas le travail s&apos;ils ne le pratiquent pas, et ils peuvent demander des choses qu&apos;eux mêmes ne voudraient pas faire. Les systèmes basés sur le consensus sont aussi sensibles à "l&apos;esprit de ruche", l&apos;appropriation par le groupe des idées et du travail d&apos;individus ce qui peut créer encore plus de ressentiment.<br />
<h3>Système hiérarchique</h3>
(contrôle du groupe par un individu ) <br />
<figure class="attached_file center big"><a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/LaStigmergie_systeme-hierarchique-300x116_20130531121940_20130531121958.png"><img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/LaStigmergie_systeme-hierarchique-300x116_vignette_544_544_20130531121940_20130531121958.png" alt="systeme hierarchique" width="543" height="210" /></a><figcaption>système hiérarchique</figcaption></figure> <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LaStigmergie/upload&file=systeme-hierarchique-300x116.png" title=&apos;Mise à jour&apos;></a><br />
<h3>Hiérarchie de consensus</h3>
(contrôle des individus par le groupe)<br />
<figure class="attached_file center big"><a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/LaStigmergie_hierarchie-du-consensus-300x62_20130531121336_20130531121406.png"><img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/LaStigmergie_hierarchie-du-consensus-300x62_vignette_544_544_20130531121336_20130531121406.png" alt="hierarchie du consensus" width="541" height="112" /></a><figcaption>hiérarchie du consensus</figcaption></figure> <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LaStigmergie/upload&file=hierarchie-du-consensus-300x62.png" title=&apos;Mise à jour&apos;></a><br />
<h3>Stigmergie</h3>
Dans le schéma de la stigmergie ci-dessous, tous les travailleurs ont une autonomie complète pour créer comme ils le souhaitent; le pouvoir du groupe d&apos;utilisateurs réside dans sa capacité à accepter ou rejeter le travail. Comme il n&apos;y a pas de personne désignée pour accomplir une tâche, les usagers sont libres de créer une alternative s&apos;ils n&apos;aiment pas ce qui est proposé. Les travailleurs sont libres de créer sans prendre en compte l&apos;acceptation ou le rejet; dans le schéma ci-dessous des travaux peuvent être acceptés par le groupe le plus important, une alternative par un autre groupe d&apos;usagers, une autre uniquement par un petit groupe, et parfois le travailleur sera seul avec sa propre vision des choses. Dans tous les cas, les travailleurs restent libres de créer comme ils l&apos;entendent. L&apos;histoire n&apos;a pas montré d&apos;idées radicalement innovantes qui aient reçu une acceptation générale immédiate et l&apos;histoire a également fait la preuve que les idées radicalement neuves sont le plus souvent le résultat de vision solitaires; laisser le contrôle du travail au consensus de groupe seulement résulte dans une paralysie de l&apos;innovation.<br />
<figure class="attached_file center big"><a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/LaStigmergie_modele-gouvernance-stigmergie-300x210_20130531150324_20130531150341.png"><img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/LaStigmergie_modele-gouvernance-stigmergie-300x210_vignette_544_544_20130531150324_20130531150341.png" alt="modele de gouvernance stigmergie" width="542" height="380" /></a><figcaption>stigmergie</figcaption></figure> <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LaStigmergie/upload&file=modele-gouvernance-stigmergie-300x210.png" title=&apos;Mise à jour&apos;></a><br />
<h3>Compétition et coopération : 2 modèles de "contrôle <i>a priori</i>"</h3>
Dans un environnement compétitif, une nouvelle idée est jalousement gardée, légalement protégée et entourée de secret. De gros efforts sont faits pour trouver des supporters de l&apos;idée, en même temps que l&apos;on s&apos;assure que l&apos;idée reste légalement protégée (couverte par des protections légales) tels que des accords de dissimulation. L&apos;idée reste inextricablement liée à son créateur jusqu&apos;à ce qu&apos;elle soit transférée à un autre propriétaire, et tous les contributeurs travaillent pour le propriétaire et non pour l&apos;idée. Les contributeurs doivent ensuite être récompensés par le propriétaire, ce qui limite le potentiel de développement et gâche toujours plus de ressources en accords légaux, actions en justice etc. Les contributeurs n&apos;ont pas d&apos;intérêt particulier à ce que le projet réussisse ou échoue, et n&apos;ont pas la motivation de contribuer plus que ce pour quoi ils sont récompensés.<br />
Par contre, si l&apos;idée est développée de manière coopérative, elle doit d&apos;abord être présentée par son auteur, qui devra essayer de persuader un groupe d&apos;adopter l&apos;idée. Le groupe doit être en accord avec l&apos;idée elle-même, et avec chaque stade de son développement. La majeure partie de l&apos;énergie et des ressources sont dépensées en communication, persuasion et management des susceptibilités, et le climat de travail est tendu par de l&apos;argumentation et des luttes de pouvoir. Parce que le projet est conduit par un groupe, et même si c&apos;est un groupe coopératif, le groupe est toujours en compétition avec d&apos;autres projets similaires extérieurs, et gâche toujours des ressources et de l&apos;énergie en secret, évangélisation etc. Les projets, qu&apos;ils soient sur un modèle compétitif ou coopératif, mourront si le groupe qui le fait fonctionner se retire, et dans les deux cas, les personnalités du groupe existant vont attirer ou repousser les contributeurs. Les deux systèmes sont des systèmes hiérarchiques où les individus ont besoin de demander la permission de contribuer. Les deux sont focalisés sur l&apos;autorité de personnalités qui approuvent une décision au lieu de se focaliser sur l&apos;idée et l&apos;action elle-même.<br />
<h3>La stigmergie, un modèle avec "autorisation a priori"</h3>
La stigmergie n&apos;est ni compétitive ni collaborative dans le sens communément admis du terme. Avec la stigmergie, une idée initiale est donnée librement, et le projet est conduit par l&apos;idée, pas par une personnalité ou un groupe de personnalités. Aucun individu n&apos;a besoin de permission (modèle compétitif) ou de consensus (modèle coopératif) pour proposer une idée ou initier un projet. Il n&apos;y a pas besoin de discuter ou de voter une idée, si une idée est intéressante ou nécessaire, elle va susciter de l&apos;intérêt. L&apos;intérêt viendra de personnes activement impliquées dans le système et qui auront la volonté de fournir les efforts pour porter le projet plus loin. Cela ne viendra pas de votes vides de personnes qui n&apos;ont qu&apos;un tout petit peu d&apos;intérêt ou d&apos;implication dans le projet . Tant que le projet est soutenu ou rejeté sur la base d&apos;efforts contributifs et non pas sur des votes vides, la contribution de personnes engagées dans l&apos;idée aura plus de poids. La stigmergie met aussi les individus en situation de contrôler leur propre travail, ils n&apos;ont pas besoin de la permission du groupe pour leur dire avec quelle méthode travailler ou à quelle partie contribuer.<br />
La personne qui a eu l&apos;idée initiale peut effectuer ou non des tâches pour avancer le projet. La promotion de l&apos;idée se fait par le volontariat, par un groupe enthousiasmé par l&apos;idée; cela peut être ou peut être pas ceux qui la mettront en oeuvre. Il n&apos;est pas nécessaire de chercher des fonds et des soutiens; si une idée est bonne elle recevra le soutien requis. (en pratique, ce n&apos;est pas encore vrai, car il y a peu de gens qui ont du temps libre à offrir à de projets basés sur le volontariat, la plupart étant enchaînés à un travail rendu obligatoire par le système financier existant. De plus nous vivons encore dans un système basé sur les personnes/personnalités où seuls les personnalités les plus fortes sont entendues). Le secret et la compétition ne sont pas nécessaires car une fois qu&apos;une idée est donnée, celle-ci et tous les nouveaux développements appartiennent à ceux qui choisissent de travailler dessus. N&apos;importe qui peut proposer un travail, l&apos;idée ne peut pas mourir ou être mis en pause par des personnes; l&apos;acceptation ou le rejet concerne le travail fait, et non pas la personne qui l&apos;a fait. Toutes les idées sont acceptées ou rejetées en fonction des besoins du système.<br />
La responsabilité et les droits du système sont entre les mains du groupe des utilisateurs dans son intégralité, pas seulement les créateurs. Il n&apos;y a pas de raison que les personnes quittent le système pour des questions de conflits de personnes comme il n&apos;y a pas besoin de communication au delà de l&apos;accomplissement des tâches et qu&apos;il y a habituellement beaucoup d&apos;activités relevant d&apos;une autonomie complète. Comme personne n&apos;est propriétaire/possède le système, il n&apos;y pas de nécessité de créer un groupe concurrent afin de faire évoluer la propriété du système vers un autre groupe.<br />
La stigmergie laisse peu d&apos;espace aux agents provocateurs car seuls les besoins du système sont pris en compte. Quiconque agissant contre les fonctionnalités du système est beaucoup plus facile à voir et à empêcher d&apos;agir que quelqu&apos;un qui bloque les avancées avec des discussions sans fin et le développement de conflits de personnes. Parce que le système est la propriété de tous, il n&apos;y a pas non plus de <i>leader</i> à viser.<br />
<h3>Noeuds</h3>
Plus le travail progresse et plus l&apos;équipe principale et ses membres se développent, plus des personnalités intéressées et dévouées émergent, ce qui commence (à donner au projet) une direction. Des spécialités se forment autour des intérêts de l&apos;équipe principale étant donné que l&apos;équipe principale produit la majeure partie du travail et que ce travail est le plus valorisé par le reste des usagers. Les systèmes au-delà d&apos;un certain niveau de complexité commencent à manquer de cohérence au fur et à mesure que l&apos;énergie et la focalisation du groupe se rétrécit en suivant les intérêts de l&apos;équipe principale et la disponibilité des ressources. Certaines parties du système original peuvent ainsi rester inachevées.<br />
Avec l&apos;arrivée de membres supplémentaires, plus de personnes feront l&apos;expérience de la frustration liée à une utilité ou une autonomie limitée. Certains de ces membres trouveront un intérêt dans le travail laissé inachevé et ils créeront un nouveau noeud de membres dans les mêmes dispositions et de nouvelles personnes pour prendre en charge le travail non accompli. De façon alternative, des usagers occasionnels et des observateurs du système, qui n&apos;ont pas l&apos;envie ou l&apos;expertise pour être plus actif dans le système originel, verront un nouveau besoin et démarreront un nouveau noeud. La stigmergie encourage la fragmentation en différents noeuds plutôt que le modèle entrepreneurial traditionnel d&apos;acquisition et d&apos;expansion sans fin. Parce que chaque individu n&apos;est responsable que de son propre travail, et que personne ne peut diriger un groupe de contributeurs, l&apos;expansion signifie plus de travail pour l&apos;individu et une perspective d&apos;auto-limitation. Au fur et à mesure que le système se développe, le travail supplémentaire exige à la fois des ressources supplémentaires et de nouvelles fragmentations. Comme la communication est plus facile et qu&apos;il y a plus d&apos;autonomie dans des groupes plus petits, la fragmentation est le résultat le plus probable du développement.<br />
La communication entre les noeuds d&apos;un système s&apos;établit sur la base du besoin. La transparence permet à l&apos;information de circuler librement entre les différents noeuds, mais une relation formelle ou une méthode de communication n&apos;est ni nécessaire ni souhaitable. Le partage d&apos;information est guidé par l&apos;information elle-même, pas par les relations personnelles. Si une donnée est pertinente pour plusieurs noeuds elle sera immédiatement transmise à tous, aucune rencontre formelle entre des personnes officielles/légitimes n&apos;est nécessaire.<br />
N&apos;importe quel noeud peut disparaître sans affecter le réseau, et les fonctionnalités subsistantes nécessaires peuvent être récupérées par d&apos;autres. Les noeuds qui s&apos;aperçoivent qu&apos;ils travaillent sur les mêmes tâches sont susceptible de s&apos;associer, ou bien certains seront rendus obsolètes par le manque d&apos;usage. De nouveaux noeuds sont créés seulement pour remplir un nouveau besoin ou fournir une meilleure fonctionnalité; il est inefficace que la même tâche soit exécutée deux fois et cela n&apos;arrive que quand un deuxième groupe trouve une méthode alternative que le premier groupe ne souhaite pas adopter. Dans ce cas, le meilleur système gagnera plus de soutien de la part du groupe d&apos;usagers et l&apos;autre système disparaîtra ou restera comme une alternative précieuse. N&apos;importe quel utilisateur peut contribuer au noeud qui correspond le mieux à leurs intérêts et leur capacités ou contribuer à plusieurs noeuds.<br />
<h3>Le futur</h3>
Un nouveau système de gouvernance ou de collaboration qui ne suit pas un modèle hiérarchique concurrentiel aura besoin d&apos;intégrer la stigmergie dans la plupart de ses systèmes fondés sur l&apos;action. Il n&apos;est ni raisonnable ni souhaitable pour la pensée et l&apos;action individuelle d&apos;être soumises au consensus de groupe pour des sujets qui ne concernent pas le groupe, et il est franchement impossible d&apos;accomplir des tâches complexes si chaque décision doit être présentée pour approbation : c&apos;est la plus grande faiblesse du modèle hiérarchique. Le succès incroyable de si nombreux projets Internet est le résultat de la stigmergie, pas de la coopération, et c&apos;est la stigmergie qui nous aidera à construire rapidement et efficacement et à produire des résultats bien meilleurs que ce que chacun d&apos;entre nous envisage au commencement.<br />
<br />
<br />
Article original : <br />
Heather Marsh, « Stigmergy » [en ligne], disponible sur <<a href="http://georgiebc.wordpress.com/2012/12/24/">http://georgiebc.wordpress.com/2012/12/24/</a>>, (consulté le 30 janvier 2014).</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique tags_motscles" data-id="motscles">
<span class="BAZ_label">Mots clÃ©s :</span>
<div class="BAZ_texte"> <ul class="tagit ui-widget ui-widget-content ui-corner-all show">
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LaStigmergie/listpages&tags=Créer/fonctionner en réseau" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Créer/fonctionner en réseau</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LaStigmergie/listpages&tags=concept" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">concept</a>
                    </li>
</ul>

</div>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
</div><!-- fin div BAZ_cadre_fiche  -->
]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Oct 2013 10:45:53 GMT</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>Comment produire un document à plusieurs centaines de personnes ? (2ème partie)</title>
        <link><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=CommentProduireUnDocumentAPlusieursCentai2]]></link>
        <guid><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=CommentProduireUnDocumentAPlusieursCentai2]]></guid>
        <author>WikiAdmin</author>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche BAZ_cadre_fiche_methodes">
<a class="img-responsive triggerimage right" rel="#overlay-link" href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/cache/image_bf_imagewritingg2_AJC1_flickr_ccbysa.jpg">
<img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/cache/vignette_bf_imagewritingg2_AJC1_flickr_ccbysa.jpg" alt="bf_imagewritingg2_AJC1_flickr_ccbysa.jpg" />
</a>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Comment produire un document à plusieurs centaines de personnes ? (2ème partie)</h1>
<div class="BAZ_rubrique" data-id="auteur_fiche">
<span class="BAZ_label">Auteur de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte"> Jean-Michel Cornu</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="listeListeLicencesCreativeCommons">
<span class="BAZ_label">Licence de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte">
Creative Commons BY-SA
</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="bf_description">
<span class="BAZ_label">Description :</span>
<span class="BAZ_texte"> <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CommentProduireUnDocumentAPlusieursCentai"></a><br />
<h4>Constitution du groupe</h4>
<h5>Invitation à participer</h5>
Pour constituer un groupe il faut commencer par y inviter des personnes. Cela peut se faire de façon collective et de façon individuelle. Les deux sont complémentaires. Une invitation n&apos;est pas une inscription, il faut demander l&apos;autorisation à une personne pour l&apos;inscrire au groupe. Par contre, si celle-ci est intéressée, son inscription doit être la plus simple possible : cliquer sur un simple lien dans un <i>mail</i> en n&apos;ayant à remplir qu&apos;un minimum d&apos;information (en général le prénom et le nom, parfois l&apos;organisation. Le <i>mail</i> peut souvent être détecté directement). Il est possible de proposer en plus de cette première méthode, de répondre simplement au <i>mail</i> envoyé afin d&apos;abaisser encore le seuil de passage à l&apos;acte<a href="#ancre17"><sup>17</sup></a>. La réponse peut être traitée soit manuellement, soit mieux de façon automatique avec une adresse de retour qui pointe vers un robot qui permette d&apos;inscrire directement la personne (en détectant dans l&apos;adresse d&apos;envoi son <i>mail</i> ou son compte sur le réseau social, ainsi que son nom).<br />
<br />
Pour l&apos;invitation collective, il faut tout d&apos;abord choisir les créneaux de diffusion de l&apos;information : listes <i>mails</i> de discussion ou de diffusion, réseaux sociaux, <i>newsletters</i>... Il faut prendre garde de ne pas <i>spammer</i> des groupes où une telle invitation ne ferait pas partie de l&apos;objet. Des endroits naturels où une telle invitation peut être envoyée seraient la liste des membres, les <i>newsletters</i> et les réseaux sociaux de la ou des organisations qui animent le nouveau groupe. Avec un CRM (<i>Customer Relationship Management</i>, système de gestion des profils et des envois dans une organisation), il est même possible de personnaliser le message d&apos;invitation avec en particulier le prénom et/ou le nom de la personne.<br />
<h5>Pour ceux que l&apos;on souhaite particulièrement avoir dans le groupe</h5>
Pour la partie individuelle, il faut tout d&apos;abord constituer une liste des personnes que l&apos;on souhaiterait avoir dans le groupe. Cela peut être fait par exemple avec un tableur où on trouve pour chaque personne à inviter une champ au format "Prénom Nom" <adresse_mail> (format qui permet un envoi facile avec non seulement le <i>mail</i> mais aussi le nom). D&apos;autres colonnes peuvent comprendre l&apos;organisation, un champ commentaire montrant l&apos;intérêt d&apos;avoir la personne dans le groupe ou encore des champ avec la date d&apos;envoi, la réponse, la date éventuelle de première et de deuxième relance, etc. Ce tableau (ou une application qui ferait cela de façon plus efficace) permet de suivre les invitations individuelles <a href="#ancre18"><sup>18</sup></a>. Si la personne, au bout d&apos;une semaine environ n&apos;a pas répondu, il est possible de faire une relance puis éventuellement une deuxième relance une semaine encore après. Il ne faut pas aller plus loin, on peut considérer qu&apos;une personne qui ne répond pas deux ou trois fois ne souhaite pas être dans le groupe. Les messages d&apos;invitation et de relance doivent être personnalisés avec le nom et/ou le prénom au moins au début du message, même si le reste est un message type. Il peut être également utile de prévoir deux types de messages : l&apos;un avec le tutoiement et l&apos;autre avec le vouvoiement (il faut alors indiquer dans le tableau la façon dont on s&apos;adresse à la personne : tu ou vous) <a href="#ancre19"><sup>19</sup></a>. Le message doit être le plus court possible tout en restant clair et complet (il doit tenir dans maximum un écran habituel d&apos;ordinateur) et la fin du message doit être signée par une ou deux personnes avec éventuellement leur titre plutôt que de façon plus anonyme par un groupe ou une organisation. Une telle approche des invitations individuelles, lorsque elles est bien réalisée et que l&apos;on connaît au moins un peu les personnes invitées (il peut être utile de faire signer le message par des personnes qui connaissent le destinataire) permet un très bon taux de retour (jusqu&apos;à entre 80 et 90%).<br />
<br />
Il peut être judicieux également de montrer dans l&apos;invitation qu&apos;il n&apos;est pas nécessaire de contribuer pour participer au groupe (entre 60 et 90% des membres d&apos;un groupe sont observateurs voire totalement inactifs <a href="#ancre20"><sup>20</sup></a>), que le nombre de messages restera raisonnable (par exemple seules les synthèses et une sélection groupée de contributions seront envoyées avec au maximum cinq messages par semaine, le détail restant disponible sur une page <i>web</i>), et qu&apos;il est possible de se désinscrire à tout moment <a href="#ancre21"><sup>21</sup></a>.<br />
<br />
<div class="well"  style="text-align:justify"><br />
<h5>Pour en savoir plus : exemple de messages d&apos;invitation individuel personnalisé</h5>
<b>Exemple de message d&apos;invitation individuel</b> (pour un homme et utilisant le tutoiement)<br />
<u>Sujet : </u>démarrage d&apos;un travail sur l&apos;innovation monétaire<br />
<br />
Cher <prénom>,<br />
<br />
Je lance au sein de la Fondation Internet Nouvelle Génération (Fing) une "expédition" (un travail collectif de quelques mois) sur l&apos;"<b>Innovation monétaire</b>" : Plus de 5000 "monnaies complémentaires" existent aujourd&apos;hui dans le monde. La crise, la recherche de nouveaux modes de développement, l&apos;internet et le mobile enfin, en accélèrent le développement. Et si les mêmes facteurs contribuaient aussi à <b>réinventer les fonctions même de ces monnaies, et ce qu&apos;elles rendent possible ?</b><br />
<br />
Tous les résultats de l&apos;expédition seront publics et librement réutilisables. L&apos;objectif est d&apos;ouvrir des opportunités nouvelles et d&apos;inviter à l&apos;action. Au regard de tes connaissances sur les monnaies, <b>je te propose de nous rejoindre pour participer à cette réflexion</b>. Si tu en es d&apos;accord, il te suffit de cliquer sur le lien suivant : <lien vers l&apos;inscription> ou si tu le préfères, tu peux me répondre et je m&apos;occuperai moi-même de ton inscription.<br />
<br />
En attendant d&apos;avoir le plaisir d&apos;échanger avec toi.<br />
<br />
Amicalement.<br />
<br />
Jean-Michel Cornu<br />
<br />
<b>Exemple de message de relance</b> (pour un homme et utilisant le tutoiement)<br />
<br />
Cher <prénom>,<br />
<br />
Les premiers échanges commencent ces jours-ci dans le groupe Innovation Monétaire. Si tu souhaites suivre ce qui va se dire sur une redéfinitions des fonctions de la monnaie et de ce qu&apos;elles rendent possible (voir à y contribuer si tu en as le temps), je te propose de cliquer sur le lien suivant : <lien vers l&apos;inscription> ou si tu le préfères, de répondre à ce <i>mail</i> et je m&apos;occuperai moi-même de ton inscription.<br />
<br />
Bien amicalement<br />
<br />
Jean-Michel Cornu<br />

<ul>
<li><hr />
</li>
</ul>

[copie du mail précédent d&apos;invitation]<br />
</div> <!-- fin well --><br />
<br />
<h5>Le premier tour d&apos;échanges</h5>
Une fois que le nombre des participants se rapproche de la centaine, la première chose à faire est de proposer à chacun de se présenter brièvement en une ou deux lignes en y ajoutant ce qu&apos;elle attend du groupe et éventuellement ce qu&apos;elle peut y apporter. Ce premier "tour de table" peut sembler inutile en particulier dans les réseaux sociaux où chacun dispose d&apos;un profil, mais il a avant tout pour fonction de faire parler le maximum de personnes une première fois avec une question très simple à laquelle il est possible de répondre immédiatement. Ceux qui ont déjà posté un message ont beaucoup plus de chance de contribuer par la suite, permettant un nombre plus important de contributeurs (outre ceux qui ont tendance à contribuer systématiquement...). Il permet de montrer aux membres du groupe qu&apos;ils sont nombreux et que beaucoup d&apos;autres personnes contribuent, ce qui est également un facteur pour faciliter la participation. Pour lancer ce premier tour de table, il peut être nécessaire de faire appel à des "complices" qui vont répondre très rapidement pour se présenter et ainsi monter une première activité qui incitera les autres participants à se présenter également. Ce type de tour de table peut permettre jusqu&apos;à 40% de participation sur les grands groupes.<br />
<br />
Ce premier <i>mail</i> d&apos;invitation à se présenter est également l&apos;occasion de proposer des règles simples et courtes pour le fonctionnement du groupe qui sont facilement acceptables par tous et qui permettront ensuite d&apos;être légitime à faire des remarques à des contributeurs qui ne les respecteraient pas. <br />
<br />
<div class="well"  style="text-align:justify"><br />
<h5>Pour en savoir plus : exemple de trois règles courtes de fonctionnement</h5>
Petit rappel des règles pour nos échanges:<br />

<ul>
<li> Soyez court : un <i>mail</i> égal au plus à un écran (sauf pour les synthèses...).</li>
<li> Soyez constructif : personne n&apos;a toute les solutions, chaque contribution enrichit le débat.</li>
<li> Osez contribuer et accueillez les nouveaux contributeurs : il n&apos;y a pas d&apos;idées inutiles.</li>
</ul>

</div> <!-- fin well --><br />
<br />
Si la constitution du groupe prend beaucoup de temps (au-delà de quinze jours), il peut être nécessaire avant le tour de table, d&apos;envoyer un premier message d&apos;attente indiquant que d&apos;autres personnes s&apos;inscrivent en ce moment et que les discussions vont bientôt commencer. Par contre, il n&apos;est pas nécessaire d&apos;attendre que la totalité des personnes soient inscrites pour commencer le tour de table (il peut rester après quinze jours d&apos;invitation quelques relances individuelles).<br />
<br />
Une fois dépassé la centaine de participants et le premier tour de table ayant permis au maximum de personnes de parler, le groupe est maintenant prêt pour faire un travail d&apos;intelligence collective. Souvent le cycle de présentation se continue alors que la première question thématique est posée. Cela est normal, au fur et à mesure que les participants voient que de plus en plus de personnes se présentent et contribuent, il y a une certaine pression qui les incite à se présenter à leur tour. D&apos;autres ne se présenteront pas. Il est important alors dans les messages d&apos;animation de faire comprendre que l&apos;on ne doit pas se sentir coupable de ne pas avoir participé (dans un grand groupe, la non participation est la norme), mais que ceux qui veulent apporter une idée, même simple et à n&apos;importe quel moment, sont les bienvenus, qu&apos;ils aient contribué auparavant ou non.<br />
Par ailleurs, dans le groupe, identifiez un ensemble de "complices" : des personnes que vous connaissez bien et que vous pourrez contacter individuellement pour leur demander de contribuer afin "d&apos;amorcer la pompe" et ainsi créer un effet d&apos;entraînement pour les réactifs du groupe.<br />
<h4>Veille, compréhension commune et idéation : une cartographie itérative</h4>
Cette phase comporte une alternance de périodes de contributions puis de synthèses sous la forme d&apos;une carte textuelle donnant une vision d&apos;ensemble de la compréhension du problème à un instant donné. Elle peut se décomposer en 3 grandes fonctions : la veille, la construction d&apos;une compréhension commune et l&apos;identification de nouvelles idées. Il peut être intéressant de les introduire l&apos;une après l&apos;autre mais elles continuent ensuite souvent en parallèle. Ainsi, une compréhension plus fine de certaines ramifications de la question initiale va pousser certains à citer des sources de veille et de nouvelles idées vont souvent obliger à réorganiser le savoir antérieur avec une classification améliorée.<br />
<h5>La question initiale</h5>
La phase commence par l&apos;énoncé de la question ou mieux, lorsqu&apos;un travail préparatoire à été fait, par une première cartographie. Le débat est d&apos;autant plus motivant pour les contributeurs qu&apos;il est déjà suffisamment avancé tout en laissant de nombreux domaines à explorer. A partir de cette question ou de cette carte textuelle, il s&apos;agit maintenant de demander aux membres du groupe les notions qui leur semble manquer et dans un premier temps de citer des sources pertinentes de travaux dans ces différents domaines (veille).<br />
<br />
Comme à chaque <i>mail</i> étape, les règles peuvent être rappelées brièvement (voir plus haut "exemple de trois règles courtes de fonctionnement").<br />
<h5>Les contributions : des "complices" aux "réactifs"</h5>
Pour susciter les premières contributions qui vont ensuite déclencher les suivantes, il est possible de faire appel à des "complices" : contactez directement en dehors des messages collectifs quelques personnes du groupe que vous connaissez bien en leur demandant de réagir à votre message le plus rapidement possible pour "amorcer la pompe". Bien sûr, vous ferez cela juste avant d&apos;envoyer le <i>mail</i> initial ou les cartographies intermédiaires. Même si tous vos complices ne réagiront pas, le fait de les contacter en direct augmente très significativement le pourcentage de ceux qui enverront une contribution. En contactant ainsi entre 6 et 10 personnes, vous vous assurerez environ 3 à 5 premières contributions qui permettront de faire réagir les autres participants. <br />
<br />
Laissez également un peu de temps (en général une semaine ou un peu moins si il y a beaucoup de contributions) pour que ceux qui le souhaitent puissent réagir. Dans les groupes où tout le monde voit toutes les contributions (liste de discussion par exemple), les réponses des autres a un effet d&apos;entraînement. Pour les groupes ou seuls certains messages sont reçus par tous, il peut être utile de construire rapidement un message contenant une sélection de contributions reçus juste après votre envoi (un ou deux jours après la question initiale ou la carte intermédiaire). Ces contributions contiendront bien sûr celles de vos "complices", mais aussi peut être d&apos;autres contributions plus spontanées.<br />
<br />
Il est possible également de relancer en indiquant des domaines moins bien couverts. Vous pouvez aussi proposer d&apos;identifier des éléments de veille (avec des références ou des URL), d&apos;améliorer les différenciations entre deux concepts proches (et portant parfois le même nom) pour aboutir à une meilleure compréhension commune ou encore de proposer de développer des idées nouvelles non encore identifiées. Souvent les participants se concentrent sur certaines approches en continuant les discussions dans le même sens. Socrate, dans les écrits de Platon, appelait la maïeutique <a href="#ancre22"><sup>22</sup></a> "l&apos;art de faire accoucher les esprits" en posant des questions. En proposant au groupe de développer plus particulièrement telle partie ou telle approche, vous améliorerez la qualité du résultat final.<br />
<br />
<div class="well"  style="text-align:justify"><br />
<h5>Pour en savoir plus : la méthode des 6 chapeaux</h5>
La méthode des 6 chapeaux d&apos;Edward de Bono <a href="#ancre23"><sup>23</sup></a>  permet d&apos;identifier les angles des différentes contributions. Il devient ainsi possible de relancer le groupe vers des approches insuffisamment développées : <br />

<ul>
<li> chapeau blanc : quelles idées peut-on proposer d&apos;un point de vue rationnel ?</li>
<li> chapeau rouge : que peut-on y ajouter d&apos;un point de vue émotionnel et intuitif ?</li>
<li> chapeau noir : quels problèmes cela pose d&apos;un point de vue négatif ?</li>
<li> chapeau jaune : quelles opportunité nouvelles d&apos;un point de vue positif ?</li>
<li> chapeau vert : reprenons l&apos;ensemble d&apos;un point de vue créatif </li>
<li> chapeau bleu : quelle organisation pour développer le contrôle du processus ?</li>
</ul>

</div> <!-- fin well --><br />
<br />
Des méthodes plus complètes permettent d&apos;identifier les domaines mal couverts dans un débat afin d&apos;en assurer une qualité optimale <a href="#ancre24"><sup>24</sup></a>.<br />
Cette partie de l&apos;itération peut aussi se faire lors de séances en ligne ou en présentiel, en complément des échanges en ligne asynchrones. Nous avons ainsi soumis la carte en cours sur le sujet de l&apos;innovation monétaire <a href="#ancre25"><sup>25</sup></a> dans deux ateliers de travail à Marseille et Paris dans le cadre des rencontres Lift en demandant aux participants ce qui leur semblait manquer. Bien que l&apos;assistance comprenne à la fois des participants au groupe et des personnes qui découvraient le travail, la présentation de chaque partie de la carte a permis à chaque fois une discussion avec des pistes nouvelles et des nouveaux concepts distingués. Ces rencontres  ont permis à chaque fois de mettre à jour la carte qui a ensuite été resoumise au groupe en ligne. Une troisième rencontre a été organisée au lieu du <i>design</i> à Paris en y invitant trois intervenants de disciplines différentes (anthropologie, économie et philosophie) à réagir à la carte résultant des travaux collectifs. Dans un autre groupe, une phase de contribution a été testée lors d&apos;une séance en ligne portant sur la stigmergie <a href="#ancre26"><sup>26</sup></a> (un mécanisme de coordination indirecte entre les acteurs qui permet un mode d&apos;auto-organisation distribuée) en y ajoutant des éléments de la méthode SECI d&apos;animation de séance proposée par Nonaka et Takeushi <a href="#ancre27"><sup>27</sup></a>. Il est ainsi possible de mixer des itérations lors d&apos;échanges asynchrones en ligne (d&apos;une durée d&apos;une demi semaine à une semaine) et des séances en ligne ou en présentiel (d&apos;une durée comprise entre 1h30 et 3h), afin d&apos;avoir un maximum de diversité parmi les contributeurs. Même parmi ceux qui assisteraient à la fois aux séances et aux échanges en ligne, certains sont plus à l&apos;aise avec des contributions écrites ou orales.<br />
<h5>La cartographie textuelle</h5>
Une fois par semaine, ou deux fois si les contributions sont nombreuses, améliorez la carte qui synthétise les différents éléments de veille, de compréhension et d&apos;idées nouvelles proposés par le groupe. <br />
La première étape consiste à attraper les éléments de contribution dans les différents messages du groupe. Un message peut comprendre deux ou plusieurs contributions. Pour faciliter leur utilisation, il est possible de les caractériser par une phrase reformulée, tenant sur une ligne maximum. Gardez également le nom du contributeur afin de faciliter les mécanismes d&apos;estime dans le groupe <a href="#ancre28"><sup>28</sup></a>.<br />
L&apos;étape suivante consiste à compléter la carte textuelle du débat (ou la créer si c&apos;est la première fois) en y insérant les nouvelles contributions aux endroits judicieux. Cette opération nécessite souvent de réorganiser la carte en ajoutant des niveaux pour distinguer des concepts qui étaient confondus auparavant.<br />
La carte a pour but de donner une vision d&apos;ensemble des échanges. Elle se présente sous la forme d&apos;une liste à point structurée contenant différents niveaux. Les contributions sont exprimées à raison d&apos;une idée par ligne afin de conserver la carte la plus courte possible et éviter au maximum l&apos;utilisation des ascenseurs pour la dérouler sur l&apos;écran. A la fin de chaque ligne peut être ajouté le prénom du contributeur. L&apos;objectif est de permettre de circuler sur la carte textuelle comme on déplace notre regard sur une carte graphique : plutôt que de nécessiter la lecture complète de la carte, nous devons pouvoir identifier rapidement les éléments clés et ensuite regarder plus en détail uniquement les parties qui nous intéressent. Pour cela, l&apos;utilisation des gras, soulignés, italiques ainsi que les parties à la fois en gras et souligné permettent de faire ressortir certains mots ou groupes de mots importants. Il est également possible d&apos;utiliser des couleurs telles que le rouge pour indiquer des éléments particuliers.<br />
<br />
<div class="well"  style="text-align:justify"><br />
<h5>Pour en savoir plus : exemple d&apos;une carte sur la façon de présenter la coopération</h5>
<b>Quelle coopération vendre ? </b><br />

<ul>
<li> 1) Défendre l&apos;intérêt général en oubliant l&apos;intérêt particulier à court terme. (altruisme) (Mathieu)
<ul>
<li> Il existe des fondements mais complexes (théorie des barbes vertes...).</li>
</ul>
</li>
<li> 2) Faire converger sur le long terme l&apos;intérêt collectif et particulier. (Michel)
<ul>
<li> C&apos;est le fondement de la <b>coopération</b>. (Jean-Michel)</li>
<li> Il existe des modèles économiques : collaboration radicale, coopetition. (Gatien)</li>
<li> Quels exemples simples pour comprendre facilement ?</li>
</ul>
</li>
</ul>

<b> Comment faire converger l&apos;intérêt individuel et l&apos;intérêt collectif</b>.<br />

<ul>
<li> Donner une <b>vision à long terme</b>. (Mathieu)
<ul>
<li> "L&apos;ombre du futur" dans le jargon des économistes. (Gatien)</li>
</ul>
</li>
<li> Développer l&apos;<b>abondance</b> plutôt que la rareté. (Jean-Michel)</li>
<li> Favoriser des mécanismes d&apos;<b>estime</b>.</li>
<li> Participer à une <b>oeuvre collective</b> et la mettre en commun. (Michel)</li>
<li> Transformer les <b>mécanismes de soutien</b> aux projets. (Michel)</li>
</ul>

<b> La coopération peut nous faire gagner du temps... ou en perdre...</b><br />

<ul>
<li> Par <b>les contacts</b> qu&apos;elle apporte. (mise en réseau)</li>
<li> Appartenir à une communauté créée de la <b>confiance</b> et de la <b>légitimité</b>. (Richard)</li>
<li> <b>La production du groupe</b> peut nous faire gagner du temps (mutualisation). (Philippe Olivier)</li>
<li> <b>Mais il faut savoir rendre la coopération moins consommatrice en temps</b>.
<ul>
<li> <u>Pour les participants :</u> méthode d&apos;échange en ligne. (Jean-Michel)</li>
<li> <u>Pour les animateurs :</u> en étant "fainéant intelligent" comme Linus Torvarld. (Michel)</li>
</ul>
</li>
</ul>

<b>La coopération peut nous faire gagner de l &apos;argent... ou en perdre</b>. (C&apos;est cet aspect que j&apos;aimerais voir étoffer)<br />

<ul>
<li> <b>Mieux vivre collectivement : </b>rediriger des fleuves pour irriguer des terres. (Mathieu)</li>
<li> Des <b>modèles économiques innovants</b> (cf. libre, web 2, musique...). (Jean-Michel)</li>
</ul>

</div> <!-- fin well --><br />
<br />
La carte n&apos;est pas simplement une synthèse de la discussion. En effet, en la réorganisant, l&apos;animateur voit souvent le premier des distinctions supplémentaires qui "sautent aux yeux". Il ne doit pas se priver de les ajouter sur la carte, car la prochaine itération de commentaires pourra éventuellement invalider son choix ou le compléter. <br />
<h5>La fin de la phase </h5>
Au bout d&apos;un certain nombre d&apos;itérations, les contributions se tarissent et les participants n&apos;ajoutent plus de nouvelles idées. Cela peut arriver dès la première itération (mais dans ce cas, les idées des contributeurs ne se sont pas croisées) mais on observe des échanges qui comprennent jusqu&apos;à sept itération <a href="#ancre29"><sup>29</sup></a>. Si par ailleurs, l&apos;animateur estime que suffisamment d&apos;angles sont couverts (voir par exemple la méthode des six chapeaux plus haut), alors une carte finale peut être diffusée au groupe. Il s&apos;agit alors de faire éventuellement des choix et surtout de présenter les résultats sous une forme qui soit accessible à des personnes qui ne connaissent pas le sujet.<br />
<h4>Choix : le consensus approximatif</h4>
Pas toutes les discussions nécessitent de faire des choix. Il est parfois plus utile de tout conserver pour montrer un maximum d&apos;approches par exemple lorsque l&apos;on souhaite produire un guide sur comment mettre en place un projet <a href="#ancre30"><sup>30</sup></a>. Dans d&apos;autres cas au contraire, il faut choisir collectivement parmi la diversité des idées proposées, les actions qui seront mises en oeuvre par le groupe ou les propositions qui seront retenues. La méthode utilisée pour la phase précédente permet d&apos;atténuer le problème posé par la tendance de chacun à d&apos;abord défendre son point de vue en opposition de celui des autres. Les idées les plus intéressantes sont souvent celles qui émergent au bout de plusieurs itérations. Même si elles sont proposées par un des participants, elles sont le fruit de nombreux croisements et ne peuvent plus être attribuées à une personne unique (même si on met en général le prénom de la personne qui a fait la proposition dans la carte textuelle). Il est plus facile de faire choisir à des personnes parmi des idées collectives que parmi les idées de ces mêmes personnes.<br />
Une approche qui a montré son efficacité est celle du <i>rough consensus</i>. Il ne s&apos;agit ni d&apos;un consensus (difficile voir impossible à atteindre) ni d&apos;un vote qui par définition laisse de coté les choix d&apos;une partie des participants. Dans le <i>rough consensus</i> (consensus approximatif), la question posée est "quelqu&apos;un a-t-il une objection majeure au choix proposé". Tout comme dans les grands groupes où la participation est l&apos;exception et la non contribution la majorité, le <i>rough consensus</i> ne demande la réaction que de ceux qui auraient une véritable difficulté avec le choix proposé. Il est ainsi possible d&apos;arriver à une situation où les choix faits, même s&apos;ils ne sont pas ceux qu&apos;auraient fait chacun des membres du groupe, sont suffisamment acceptables pour tous.<br />
Le <i>rough consensus</i> est une des bases de l&apos;IETF, <i>Internet Engineering Task Force</i>, la communauté qui depuis 1986, défini les standards de l&apos;Internet. Malgré les enjeux importants que représentent le choix d&apos;un standard plutôt qu&apos;un autre pour beaucoup d&apos;acteurs industriels, les méthodes de l&apos;IETF ont permis de développer des standards acceptés par tous   <a href="#ancre31"><sup>31</sup></a>.<br />
<h4>Rédaction du texte : relecture collective</h4>
Une fois tous les éléments de référence, les concepts et les idées identifiés par le groupe - et une fois éventuellement des choix opérés dans ces idées - il reste à transformer le tout en un document lisible par une personne extérieure au groupe ne connaissant pas le sujet. Cette phase se fait de façon plus traditionnelle avec un ou quelques "scribes" qui font la rédaction et l&apos;ensemble du groupe qui relit et commente.<br />
<br />
La relecture par le groupe est nécessaire car même avec la meilleure volonté du monde, personne ne comprend l&apos;ensemble des subtilités inscrites dans la cartographie finale, pas même l&apos;animateur qui l&apos;a réalisée ! Ainsi, en rédigeant l&apos;ensemble sous une forme plus littéraire, il n&apos;est pas rare d&apos;utiliser ce que l&apos;on peut prendre comme des synonymes pour alléger le style. Mais un des contributeurs pourra faire remarquer que si le terme utilisé dans la cartographie est juste, cela n&apos;est plus le cas dans le texte proposé. Il reste donc beaucoup d&apos;éléments implicites dans la cartographie finale. Si celle-ci est acceptée par tous les membres du groupe, une formulation légèrement différente qui pourrait ne pas prêter à conséquence pour la majorité des personnes, peut ne s&apos;avérer plus acceptable par certains.<br />
<br />
La cartographie réalisée par le groupe peut engendrer un texte d&apos;une ou deux pages ou bien un document important. Ainsi, dans le cas du groupe sur l&apos;innovation monétaire, les six semaines de débat en ligne et les trois séances de travail ont permis 7 versions de la cartographie et ont abouti à un livre de 160 pages <a href="#ancre32"><sup>32</sup></a>. La méthodologie <i>Book sprint</i> <a href="#ancre33"><sup>33</sup></a> utilisée par Floss Manuals <a href="#ancre34"><sup>34</sup></a> pour réaliser des livres collectifs en une semaine peut être utile. Un ensemble de personnes est réuni pendant cinq jours. Chacun rédige des parties du livre. Dans notre cas, il ne s&apos;agit pas tant d&apos;experts d&apos;un domaine qui vont apporter leur connaissance que de personnes ayant participé aux échanges et qui vont chercher à transcrire le plus fidèlement possible la cartographie finale sous une forme accessible. Le sommaire est réparti entre les différents participants (suffisamment nombreux pour pouvoir rédiger leur partie en quelques jours) et chaque partie rédigée est mise en ligne et soumise aux commentaires du groupe. Des outils qui permettent de commenter en ligne tels que Co-ment <a href="#ancre35"><sup>35</sup></a> ou Google Drive <a href="#ancre36"><sup>36</sup></a> sont utiles à cette étape.<br />
<br />
Une fois la rédaction terminée et validée par le groupe, il reste encore un travail d&apos;édition pour traquer les fautes, améliorer le style et homogénéiser le tout. A ce stade, il est important d&apos;éviter d&apos;ajouter des erreurs. Aussi, il est intéressant d&apos;avoir le texte final proposé avec les modifications apparentes par rapport au texte proposé par les rédacteurs (texte ajouté souligné et texte retiré barré), afin de permettre une dernière relecture plus aisée par le groupe en se concentrant uniquement sur les changements.<br />
<br />
Une fois le travail entièrement terminé, il reste encore à diffuser largement le résultat en ligne et/ou sous la forme d&apos;un livre imprimé. L&apos;utilisation d&apos;une licence Creative commons de type "cc - by -sa 3.0" <a href="#ancre37"><sup>37</sup></a> permet de faciliter sa diffusion et son appropriation par une large communauté.<br />
<br />

<ul style="list-style: none; ">
<li><a name="ancre17">17</a> Voir Cornu Jean-Michel, « Abaisser le seuil de passage à l’acte » [en ligne], in La coopération, nouvelles approches : Version 1.2 du 24 décembre 2004, 2004, p. 123, disponible sur <<a href="http://www.cornu.eu.org/files/cooperation1_2.pdf">http://www.cornu.eu.org/files/cooperation1_2.pdf</a>>, (consulté le 16 octobre 2013).</li>
<li><a name="ancre18">18</a> Exemple de tableau d&apos;invitation : <a href="https://docs.google.com/spreadsheet/ccc?key=0AqmJIce3mNagdExENGN4bmhxYWVQX2U1Q2pGOUk4LVE&usp=sharing">https://docs.google.com/spreadsheet/ccc?key=0AqmJIce3mNagdExENGN4bmhxYWVQX2U1Q2pGOUk4LVE&usp=sharing</a> </li>
<li><a name="ancre19">19</a> Pour les groupes anglophones, il n&apos;y a pas de distinction entre le tutoiement et le vouvoiement. Mais cette différenciation peut alors s&apos;appliquer à l&apos;utilisation du prénom seul ou du nom complet.</li>
<li><a name="ancre20">20</a> Voir </li>
<li><a name="ancre21">21</a> Cornu Jean-Michel, « Abaisser le seuil de passage à l’acte » [en ligne], in La coopération, nouvelles approches : Version 1.2 du 24 décembre 2004, 2004, p. 123, disponible sur <<a href="http://www.cornu.eu.org/files/cooperation1_2.pdf">http://www.cornu.eu.org/files/cooperation1_2.pdf</a>>, (consulté le 16 octobre 2013).</li>
<li><a name="ancre22">22</a> « Maïeutique (philosophie) » [en ligne], Wikipédia, disponible sur <<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ma%C3%AFeutique_(philosophie)">http://fr.wikipedia.org/wiki/Ma%C3%AFeutique_(philosophie)</a>>, (consulté le 4 février 2014).</li>
<li><a name="ancre23">23</a> Bono Edward De, Six thinking hats, Boston, Little, Brown, 1985.</li>
<li>Bono Edward De, Six chapeaux pour penser, trad. Sauvalle Michèle, 1 vol., Paris, France, <span class="missingpage">InterEditions</span><a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=InterEditions/edit">?</a>, 1987.</li>
<li>Bono Edward De, Les six chapeaux de la réflexion: la méthode de référence mondiale, trad. Sauvalle Michèle, 1 vol., Paris, France, Eyrolles, 2006.</li>
<li><a name="ancre24">24</a> Voir par exemple la méthode initié par Jean Sallantin« Jeux de Débat » [en ligne], jeux2debat, disponible sur <<a href="http://www.jeux2debat.net/">http://www.jeux2debat.net/</a>>, (consulté le 4 février 2014).</li>
<li><a name="ancre25">25</a> « Innovation monétaire » [en ligne], Réseau social de la Fing, disponible sur <<a href="http://www.reseaufing.org/pg/groups/62215/innovation-montaire/">http://www.reseaufing.org/pg/groups/62215/innovation-montaire/</a>>, (consulté le 4 février 2014).</li>
<li><a name="ancre26">26</a> « Réunion Anim-fr du 6 mars 2013 sur la stigmergie » [en ligne], splitR.it, disponible sur <<a href="http://splitr.it/?a=http%3A%2F%2Ffm-openlearn.open.ac.uk%2Ffm%2Fflashmeeting.php%3Fpwd%3D85c067-20520&b=https%3A%2F%2Fdocs.google.com%2Fdocument%2Fd%2F1sjVA77Qdt_rJGmj7WZbrseUiVnPE1hPr35kAz_Zh_Eg%2F&configuration=Verticale">http://splitr.it/?a=http%3A%2F%2Ffm-openlearn.open.ac.uk%2Ffm%2Fflashmeeting.php%3Fpwd%3D85c067-20520&b=https%3A%2F%2Fdocs.google.com%2Fdocument%2Fd%2F1sjVA77Qdt_rJGmj7WZbrseUiVnPE1hPr35kAz_Zh_Eg%2F&configuration=Verticale</a>>, (consulté le 4 février 2014).</li>
<li><a name="ancre27">27</a> « Capter L’information Implicite : modèle du SECI » [en ligne], 12manage : the executive fast track, disponible sur <<a href="http://www.12manage.com/forum.asp?TB=nonaka_seci&S=27">http://www.12manage.com/forum.asp?TB=nonaka_seci&S=27</a>>, (consulté le 4 février 2014).</li>
<li>Nonaka Ikujiro, Takeuchi Hirotaka, The knowledge-creating company: how japanese companies create the dynamics of innovation, 1 vol., New York, Etats-Unis, Royaume-Uni,1995.</li>
<li><a name="ancre28">28</a> Cornu Jean-Michel, « L’évaluation par l’estime » [en ligne], in La coopération, nouvelles approches : Version 1.2 du 24 décembre 2004, 2004, p. 123, disponible sur <<a href="http://www.cornu.eu.org/news/2-3-l-evaluation-par-l-estime">http://www.cornu.eu.org/news/2-3-l-evaluation-par-l-estime</a>>, (consulté le 16 octobre 2013).</li>
<li><a name="ancre29">29</a> Les 4 synthèses intermédiaires de l&apos;échange en ligne sur l&apos;innovation monétaire : « Réseau social de la Fing: Où en est-on ? » [en ligne], disponible sur <<a href="http://www.reseaufing.org/pg/pages/view/68978">http://www.reseaufing.org/pg/pages/view/68978</a>>, (consulté le 4 février 2014).</li>
<li>La "synthèse des synthèses" : « Synthèse des échanges du 1 juin au 8 juillet » [en ligne], Réseau social de la Fing, disponible sur <<a href="http://www.reseaufing.org/pg/pages/view/72928/">http://www.reseaufing.org/pg/pages/view/72928/</a>>, (consulté le 4 février 2014).</li>
<li><a name="ancre30">30</a> Voir en particulier : « Des recettes libres pour documenter nos savoir-faire » [en ligne], Imagination For People, disponible sur <<a href="http://imaginationforpeople.org/wiki/workgroup/animfr/les-recettes-libres">http://imaginationforpeople.org/wiki/workgroup/animfr/les-recettes-libres</a>>, (consulté le 4 février 2014).</li>
<li><a name="ancre31">31</a> L&apos;une des "croyances fondatrices" est incarnée dans une citation sur l&apos;IETF de David Clark : "Nous croyons en un consensus approximatif et un code qui fonctionne". Voir le : « Le Tao de l’IETF : Guide destiné aux nouveaux participants à l’Internet Engineering Task Force » [en ligne], IETF, disponible sur <<a href="http://www.ietf.org/tao-translated-fr.html">http://www.ietf.org/tao-translated-fr.html</a>>, (consulté le 4 février 2014).</li>
<li><a name="ancre32">32</a> Cornu Jean-Michel, La monnaie, et après ? guides des nouveaux échanges pour le XXIe siècle, Limoges, FYP éd., 2012.</li>
<li>Texte disponible avec un sommaire différent sur « Innovation monétaire » [en ligne], Réseau social de la Fing, disponible sur <<a href="http://www.reseaufing.org/pg/groups/62215/innovation-montaire/">http://www.reseaufing.org/pg/groups/62215/innovation-montaire/</a>>, (consulté le 4 février 2014).</li>
<li><a name="ancre33">33</a> « What is a Book Sprint? | » [en ligne], booksprints, disponible sur <<a href="http://www.booksprints.net/about/">http://www.booksprints.net/about/</a>>, (consulté le 4 février 2014).</li>
<li><a name="ancre34">34</a> « Floss Manuals francophone - Lire des livres libres » [en ligne], disponible sur <<a href="http://fr.flossmanuals.net/">http://fr.flossmanuals.net/</a>>, (consulté le 4 février 2014).</li>
<li><a name="ancre35">35</a> « Co-ment | Text annotation and collaborative writing » [en ligne], disponible sur <<a href="http://www.co-ment.com/">http://www.co-ment.com/</a>>, (consulté le 4 février 2014).</li>
<li><a name="ancre36">36</a>  Connectez-vous pour accéder à Google Drive. [en ligne], disponible sur <<a href="https://drive.google.com/">https://drive.google.com/</a>>, (consulté le 4 février 2014).</li>
<li><a name="ancre37">37</a> « Creative Commons — Attribution - Partage dans les Mêmes Conditions 3.0 France — CC BY-SA 3.0 FR » [en ligne], disponible sur <<a href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/fr/">http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/fr/</a>>, (consulté le 29 janvier 2014).</li>
</ul>

<br />
<i>Crédits photo : AJC1 sur Flickr - CC-By-SA</i></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique tags_motscles" data-id="motscles">
<span class="BAZ_label">Mots clÃ©s :</span>
<div class="BAZ_texte"> <ul class="tagit ui-widget ui-widget-content ui-corner-all show">
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CommentProduireUnDocumentAPlusieursCentai2/listpages&tags=Partager et construire collectivement des ressources" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Partager et construire collectivement des ressources</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CommentProduireUnDocumentAPlusieursCentai2/listpages&tags=Produire et gérer du contenu" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Produire et gérer du contenu</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CommentProduireUnDocumentAPlusieursCentai2/listpages&tags=méthode" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">méthode</a>
                    </li>
</ul>

</div>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
</div><!-- fin div BAZ_cadre_fiche  -->
]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Oct 2013 10:42:54 GMT</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>Comment produire un document à plusieurs centaines de personnes ? (1ère partie)</title>
        <link><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=CommentProduireUnDocumentAPlusieursCentai]]></link>
        <guid><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=CommentProduireUnDocumentAPlusieursCentai]]></guid>
        <author>WikiAdmin</author>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche BAZ_cadre_fiche_methodes">
<a class="img-responsive triggerimage right" rel="#overlay-link" href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/cache/image_bf_imageecrire_FonnaTacha_Flickr_CCbySA.jpg">
<img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/cache/vignette_bf_imageecrire_FonnaTacha_Flickr_CCbySA.jpg" alt="bf_imageecrire_FonnaTacha_Flickr_CCbySA.jpg" />
</a>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Comment produire un document à plusieurs centaines de personnes ? (1ère partie)</h1>
<div class="BAZ_rubrique" data-id="auteur_fiche">
<span class="BAZ_label">Auteur de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte"> Jean-Michel Cornu</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="listeListeLicencesCreativeCommons">
<span class="BAZ_label">Licence de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte">
Creative Commons BY-SA
</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="bf_description">
<span class="BAZ_label">Description :</span>
<span class="BAZ_texte"> <h3>Comment passer du café du commerce à l&apos;intelligence collective ?</h3>
<h4>La parabole des aveugles et de l&apos;éléphant <a href="#ancre1"><sup>1</sup></a></h4>
<i>Six hommes d&apos;Inde, très enclins à parfaire leurs connaissances, allèrent voir un éléphant (bien que tous fussent aveugles) afin que chacun, en l&apos;observant, puisse satisfaire sa curiosité. Le premier s&apos;approcha de l&apos;éléphant et perdant pied, alla buter contre son flanc large et robuste. Il s&apos;exclama aussitôt : "Mon Dieu ! Mais l&apos;éléphant ressemble beaucoup à un mur!". Le second, palpant une défense, s&apos;écria : "Oh ! qu&apos;est-ce que cet objet si rond, si lisse et si pointu? Il ne fait aucun doute que cet éléphant extraordinaire ressemble beaucoup à une lance !". Le troisième s&apos;avança vers l&apos;éléphant et, saisissant par inadvertance la trompe qui se tortillait, s&apos;écria sans hésitation : "Je vois que l&apos;éléphant ressemble beaucoup à un serpent !". Le quatrième, de sa main fébrile, se mit à palper le genou. "De toute évidence, dit-il, cet animal fabuleux ressemble à un arbre !". Le cinquième toucha par hasard à l&apos; oreille et dit : "Même le plus aveugle des hommes peut dire à quoi ressemble le plus l&apos;éléphant ; nul ne peut me prouver le contraire, ce magnifique éléphant ressemble à un éventail !". Le sixième commença tout juste à tâter l&apos;animal, la queue qui se balançait lui tomba dans la main. "Je vois, dit-il, que l&apos;éléphant ressemble beaucoup à une corde !". Ainsi, ces hommes d&apos;Inde discutèrent longuement, chacun faisant valoir son opinion avec force et fermeté. Même si chacun avait partiellement raison, tous étaient dans l&apos;erreur.</i><br />
<h4>Du café du commerce <a href="#ancre2"><sup>2</sup></a> ...</h4>
Habituellement, nous considérons que si une idée est vraie, alors l&apos;idée contraire est fausse. C&apos;est ce que l&apos;on appelle le principe de non-contradiction qui est à la base de notre logique telle que l&apos;a définie Aristote. Cependant Eubulide de Millet, qui en était un adversaire a montré grâce au paradoxe du menteur <a href="#ancre3"><sup>3</sup></a> que cela n&apos;était pas nécessairement juste : <i>"Un homme disait qu&apos;il était en train de mentir. Ce que l&apos;homme disait est-il vrai ou faux ?"</i>. Cette phrase ne peut être ni vraie... ni fausse ! De même, comme dans la parabole de l&apos;éléphant, il y a des affirmations qui peuvent sembler contradictoire mais sont toutes vraies <a href="#ancre4"><sup>4</sup></a> . On parle alors d&apos;antinomie. C&apos;est particulièrement le cas, lorsque l&apos;on cherche à avoir plusieurs points de vue différents sur un sujet.<br />
<br />
<figure class="attached_file center big whiteborder lightshadow"><a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/CommentProduireUnDocumentAPlusieursCentai_Comment_Produire_Un_Document_A_Plusieurs_20140902141911_20140902121935.jpg"><img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/CommentProduireUnDocumentAPlusieursCentai_Comment_Produire_Un_Document_A_Plusieurs_vignette_544_544_20140902141911_20140902121935.jpg" alt="Comment produire un doc" width="523" height="254" /></a><figcaption>Eric Grelet - CC By Sa</figcaption></figure> <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CommentProduireUnDocumentAPlusieursCentai/upload&file=Comment_Produire_Un_Document_A_Plusieurs.jpg" title=&apos;Mise à jour&apos;></a><br />
<br />
Armé du principe de non-contradiction, nous passons beaucoup de temps, non pas à chercher ce qui est vrai ou faux, mais à justifier ce que nous avons dit précédemment ... Et donc que les autres qui proposent des arguments différents sont dans l&apos;erreur. Une très grande majorité du temps de discussion est ainsi consacré pour chacun à répéter sa propre affirmation pour être sûr qu&apos;elle soit bien prise en compte et à la justifier. Le fond de la discussion bien souvent, ne consiste plus à chercher ce qui est vrai, mais à ne pas être mis en défaut et même si possible à obtenir la reconnaissance des autres pour avoir dit quelque chose considéré comme vrai.<br />
<h4>...A l&apos;intelligence collective</h4>
Pour sortir du "café du commerce", il est nécessaire de chercher dans un premier temps non pas ce qui est vrai mais les différents points de vue sur un sujet. Plus le nombre de personnes qui proposerons un point de vue sera grand, plus la vision aura des chances d&apos;être plus complète. A ce stade, la discussion peut s&apos;accommoder de visions approximatives, voire apparemment fausses, l&apos;objectif étant de rassembler le plus grand nombre de point de vue différents et d&apos;en susciter de nouveaux pour compléter ceux déjà rassemblés. <br />
<br />
Mais nous devons également composer avec nos propres limitations cognitives. Ainsi, nous ne pouvons garder à l&apos;esprit que les trois derniers éléments d&apos;une discussion <a href="#ancre5"><sup>5</sup></a>. Lorsque nous prenons du recul par rapport au discours, nous pouvons avoir une vue d&apos;ensemble des différents affirmations ou arguments, mais là encore nous sommes limités et ne pouvons conserver à l&apos;esprit qu&apos;entre 5 et 9 idées <a href="#ancre6"><sup>6</sup></a>. Pour permettre de traiter un sujet par l&apos;intelligence collective, nous allons donc devoir avoir une méthode pour travailler avec un très grand nombre de personnes, cartographier l&apos;ensemble des idées proposées tout en s&apos;interdisant dans un premier temps de sélectionner certaines idées et d&apos;en éliminer d&apos;autres.<br />
<h3>Les trois principes pour construire des idées à plusieurs</h3>
Pour arriver à lever les difficultés de la discussion collective, il est nécessaire de prendre en compte trois principes de l&apos;intelligence collective qui sont assez contre intuitifs mais qui vont servir de base à la construction d&apos;une méthode qui permet de produire des idées et des contenus avec plusieurs centaines de personnes.<br />
<h4>La taille des groupes et les rôles des membres <a href="#ancre7"><sup>7</sup></a> </h4>
<b>Dès qu&apos;un groupe dépasse le nombre d&apos;une douzaine de membres, chaque personne prend une posture proactive, réactive, d&apos;observateur ou inactive</b> et peut en changer en fonction d&apos;un certain nombre de critères. On observe de façon assez contre-intuitive que <b>le pourcentage d&apos;actifs reste remarquablement constante</b> (principe du 90-9-1) : les proactifs sont entre un et quelques pour cent et les réactifs entre dix et quelques dizaines de pour cent.<br />
<br />
On peut en déduire <b>différents types de groupes distingués par le nombre de leurs membres :</b><br />
<b>Les petits groupes</b> jusqu&apos;à une douzaine de personnes qui peuvent être gérés de façon contrainte (en attendant une action de chacun des différents membres) ;<br />
<b>Les groupes intermédiaires</b> entre une douzaine et une centaine de personnes qui nécessitent plus d&apos;efforts d&apos;animation pour obtenir des réactions ;<br />
<b>Les grands groupes</b> entre une centaine et un ou deux milliers de personnes qui permettent de produire de façon collaborative... à condition de se focaliser sur les réactifs ;<br />
<b>Les très grands groupes intermédiaires</b> de plusieurs milliers de personnes où le groupe que forme les membres proactifs devient plus difficilement cohérent ;<br />
<b>Les très grands groupes</b> au-delà de quelques dizaines de milliers où les proactifs sont suffisamment nombreux pour rendre l&apos;animation moins contrainte.<br />
<br />
<b>Les grands groupes</b> entre une centaine et un ou deux milliers de personnes présentent un intérêt particulier : ils sont un passage obligé pour les groupes qui ont vocation à devenir très grands, et surtout ils représentent <b>une taille qui correspond bien au nombre de personnes que l&apos;on peut rassembler sur beaucoup de thèmes assez précis</b>. Ils nécessitent cependant de bien <b>prendre en compte les membres qui ont adoptés une attitude réactive</b> (que l&apos;on peut atteindre dans les système en ligne par des outils <i>push</i> comme le <i>mail</i>, Facebook ou Twitter plutôt que par des outils <i>pull</i> comme le <i>web</i> ou les <i>forums</i>) et pas seulement les proactifs qui dans ce cas ne sont pas assez nombreux.<br />
<h4>Le choix <i>a posteriori</i> <a href="#ancre8"><sup>8</sup></a></h4>
Il existe plusieurs stratégies en fonction de l&apos;environnement dans lequel on se situe :<br />
<b>La planification : </b>dans une situation prévisible mais où les ressources sont rares, il faut prévoir pour optimiser les ressources et ne pas les gâcher ;<br />
<b>La négociation :</b> lorsque les ressources sont rares mais que la situation n&apos;est pas prévisible, la négociation permet de faire un choix au présent à défaut de pouvoir le faire à l&apos;avance ;<br />
<b>Le choix <i>a posteriori</i> :</b> lorsque l&apos;on peut disposer d&apos;une abondance de ressources (grand groupe, information abondante) mais que la situation n&apos;est pas prévisible, alors il vaut mieux susciter une abondance de choix et ne choisir qu&apos;<i>a posteriori</i>, parmi toutes les possibilités ;<br />
Souvent nous ne choisissons pas notre stratégie mais utilisons celle que nous maîtrisons, quelque soit le contexte. Il est important de s&apos;adapter à notre environnement pour choisir la meilleure stratégie. Parfois, la situation peut être prévisible pour certaines choses et imprévisible pour d&apos;autres, certaines ressources peuvent être abondante et d&apos;autres rares. Dans ce cas, il faut pouvoir s&apos;adapter et même jongler avec les stratégies. <br />
<br />
Par exemple, dans un grand groupe au-delà de cent personnes, il est possible, grâce au nombre suffisant de membres adoptant un rôle réactif, de faire ressortir le maximum de points de vue et de ne choisir qu&apos;<i>a posteriori</i> ceux que l&apos;on souhaite conserver : "Étant donné suffisamment d&apos;observateurs, toutes les pistes applicables à un problème donné sautent aux yeux". Mais si le groupe est plus petit que un ou deux milliers de personnes, le nombre de membres qui adoptent une attitude proactive et a fortiori le nombre de personnes qui participent à la coordination du groupe est faible. La coordination de groupes inférieur à quelques milliers doit donc faire appel à des stratégies de planification et/ou de négociation.<br />
<h4>Cartographier pour donner une vision d&apos;ensemble <a href="#ancre9"><sup>9</sup></a> </h4>
Dans un échange à plusieurs, et plus encore dans un conflit, chacun à tendance à défendre sa position et à la répéter sans cesse pour être sûr qu&apos;elle soit bien prise en compte. Dans les faits, très souvent les différents points de vue ne s&apos;excluent pas mais au contraire se complètent pour donner ensemble une vision plus globale. Pour dépasser cette difficulté, il faut <b>prendre en compte nos deux modes de pensée</b> qui utilisent chacun une mémoire de travail différente.<br />
<br />
<b>Le premier, basé sur le discours</b> consiste à placer les idées les unes à la suite de l&apos;autre, un peu comme nous plaçons un pas devant l&apos;autre pour avancer depuis un point de départ jusqu&apos;à un point d&apos;arrivée en suivant un cheminement. Ce mode de pensée permet en particulier l&apos;approche rationnelle mais il prend très difficilement en compte le conflit (un point de départ, deux directions), l&apos;intelligence collective (plusieurs points de vue sur le même point d&apos;arrivée) ou encore la créativité (trouver de nouveaux chemins entre plusieurs points de départ et plusieurs points d&apos;arrivée) qui utilisent tous les trois un autre mode complémentaire.<br />
<br />
<b>Le deuxième mode de pensée est basée sur la cartographie</b>. Il consiste à disposer toutes les idées en fonction de leur proximité sur une même carte mentale, sans chercher à les sélectionner a priori pour obtenir une vision la plus complète des idées et des chemins possibles. Les schémas heuristique (<i>mind mapping</i> en anglais) co-construits et projetés à la vue de tous lors de séances sont très performants pour donner une vision globale aux membres du groupe et ainsi permettre de chercher de nouvelles idées et de nouveaux points de vue plutôt que chacun ne se focalise que sur une ou quelques idées déjà proposées.<br />
<br />
<b>Pour aller plus loin</b>, deux approches sont possibles :<br />
<b>L&apos;art de la mémoire</b> : Lors de rencontres synchrones (en ligne ou en présentiel), il est possible de coupler la carte d&apos;idée avec une autre carte souvent territoriale que chacun peut conserver plus facilement dans sa mémoire à long terme. Il peut s&apos;agir d&apos;un lieu connu de tous (leur cathédrale pour les moines du Moyen Âge) ou à défaut d&apos;un lieu co-construit (il est plus facile de mémoriser à long terme un territoire que des idées) ;<br />
<b>Les cartes textuelles</b> : dans les échanges asynchrones en ligne, les personnes qui adoptent une attitude réactive (dix fois plus nombreux que les proactifs) et les "observateurs" (encore plus nombreux) utilisent des outils qui gèrent mal le mode graphique (<i>mail</i>, Facebook, Twitter). Proposer une carte dessinée nécessite alors de fournir un lien vers une page <i>web</i> qui contient la carte. Mais dans ce cas, une moitié seulement environ des participants vont voir la carte. Il est cependant possible d&apos;utiliser les possibilités de présentation des textes pour permettre une carte textuelle qui ne nécessite pas d&apos;être lue en entier comme un texte mais peut être parcourue comme une carte : listes à points et à sous points, formulation courte des idées tenant sur maximum une ligne, gras, soulignés, italique pour mettre en valeur certains mots clés ;<br />
<h4>Appliquer ces principes pour produire de l&apos;intelligence collective</h4>
A partir des principes présentés dans les parties précédentes, nous pouvons commencer à poser quelques règles pour permettre de produire des idées et des contenus avec plusieurs centaines de personnes. Nous traiterons ici plus particulièrement d&apos;échanges en ligne asynchrones qui peuvent être enrichis ponctuellement par des rencontres synchrones en présentiel ou en ligne.<br />
<br />
<b>1. Le groupe doit avoir au minimum une centaine de membres.</b><br />
Ceux-ci ne vont plus contribuer systématiquement comme dans un petit groupe. Tant que le groupe ne dépasse pas plusieurs milliers, voir plusieurs dizaine de milliers il est important de se focaliser sur les personnes qui adoptent une attitude réactive (cette taille de groupe est la plus courante. Même dans les très grands groupes de dizaine de milliers de personnes, seul un sous-groupe va s&apos;intéresser à un contenu spécifique). Selon la règle des 90-9-1, les réactifs seront au moins une dizaine ce qui est suffisant pour démarrer une dynamique et éventuellement encourager d&apos;autres participations.<br />
<br />
<b>2. Le ou les animateurs ont un rôle particulièrement critique. </b><br />
En effet les animateurs doivent être par définition proactifs. Or ceux-ci, dans un groupe entre une centaine et un ou deux milliers de membres, ne représentent que quelques personnes. Les erreurs ou le manque de proactivité d&apos;un animateur peuvent entraîner une inaction de tout le groupe. Dans un groupe jeune (en général moins de deux ans), l&apos;animateur ou le petit groupe d&apos;animation a un rôle central. On parle même dans le logiciel libre de "dictateur bienveillant". Pour un groupe plus mature, il est possible d&apos;avoir des personnes différentes qui, suivant les thèmes abordés, prennent un rôle d&apos;animation. Dans ce cas si l&apos;animation d&apos;une discussion est toujours un rôle contraint, il l&apos;est moins pour l&apos;ensemble du groupe qui pourra avoir des discussions qui aboutissent et d&apos;autres non.<br />
<br />
<b>3. Laisser exprimer toutes les idées sans faire choix dans un premier temps.</b> <br />
Il  faut au contraire "ouvrir les possibles" pour identifier toutes les idées qui pourraient être ajoutées, plutôt que de supprimer celles déjà émises. Des idées qui semblent a priori moins intéressantes peuvent se révéler extrêmement riches bien qu&apos;a priori contre intuitives. Même si une idée proposée se révèle effectivement stupide, elle peut en susciter d&apos;autres tout à fait intéressantes.<br />
<br />
<b>4. Une synthèse sous forme de carte donne une vision d&apos;ensemble des échanges.</b><br />
Dans le cas des échanges en ligne asynchrone, il vaut mieux utiliser une "carte textuelle" qui peut être reçu par pratiquement tout le monde. Elle ne nécessite pas d&apos;être lue en entier comme un texte mais peut être parcourue comme une carte (avec des listes à points et sous points, des gras et des soulignés pour faire ressortir des mots...). <b>C&apos;est ce point qui demande le plus de travail d&apos;animation</b>. Des outils et des méthodes doivent permettre de réduire ce temps au mieux.<br />
<br />
<b>5. Au moins quelques informations doivent être envoyés en "<i>push</i>". </b><br />
Pour toucher les réactifs il faut fournir au moins certaines information en <i>push</i> (l&apos;information est envoyée directement sur un compte que lit la personne régulièrement : <i>mail</i>, Facebook ou Twitter). Mais suivant le nombre de membres, l&apos;activité de la discussion et l&apos;acceptation plus ou moins grande pour chacun de recevoir directement des informations, il faut également pouvoir offrir l&apos;accès à l&apos;ensemble de l&apos;information avec des outils <i>pull</i> pour ceux qui le veulent (la personne va chercher elle même l&apos;information en allant sur un forum, les archives <i>mail</i> ou d&apos;autres pages <i>web</i>). Il faut donc trouver le juste équilibre entre ce qui est envoyé à tout le monde et ce qui n&apos;est pas envoyé mais doit aller être cherchée par ceux qui le veulent (depuis la liste de discussion ou tout est reçu par tout le monde jusqu&apos;à l&apos;envoi des seules synthèses, en  passant par l&apos;envoi en plus d&apos;une sélections de quelques contributions stimulantes incitant les lecteurs à réagir).<br />
<br />
<b>6. Ce sont les itérations de contributions/synthèses qui apportent l&apos;intelligence collective <a href="#ancre10"><sup>10</sup></a>.</b><br />
La cartographie des différents points de vue permet d&apos;obtenir une meilleure vision d&apos;ensemble (comme dans la parabole des aveugles et de l&apos;éléphant). Mais l&apos;intelligence collective commence réellement lorsque les participants s&apos;appuient sur ce qu&apos;ont dit les autres (ou plus précisément sur la cartographie d&apos;ensemble de ce qui a été dit) pour proposer des idées nouvelles qu&apos;ils n&apos;auraient pas eu autrement. Ainsi chaque cycle de contributions puis de synthèse augmente le niveau d&apos;intelligence collective et permet d&apos;arriver à des propositions qui pour certaines sont particulièrement innovantes et pertinentes.<br />
<h3>Méthode pour produire un texte collectif jusqu&apos;à quelques milliers de participants</h3>
L&apos;objectif de cette méthode est de produire du contenu de façon collaborative, non seulement en y intégrant les contributions initiales de chacun mais aussi et surtout les contributions issues des échanges. Elle s&apos;appuie sur des synthèses régulières sous la forme de cartographies textuelles (un texte qui peut être parcouru comme une carte plutôt que lu de bout en bout avec des listes à point et à sous point, des gras et des soulignés pour faire ressortir des mots, etc.). Il s&apos;agit de donner une vision d&apos;ensemble de ce qui a été déjà proposé pour concentrer les contributions sur des idées nouvelles.<br />
<br />
Cette méthode se concentre sur les "grands groupes" en ligne, suffisamment grands pour avoir des réactions sans trop d&apos;effort (une centaine ou plus de membres) tout en n&apos;atteignant pas la taille suffisante pour pouvoir se concentrer uniquement sur les proactifs (au-delà de plusieurs milliers). Cela représente une très grande partie des groupes en ligne souhaitant produire en commun des contenus sur un thème plus particulier. Dans ce cas, l&apos;accent est mis sur les personnes ayant adoptés une attitude réactive qui sont en général dix fois plus nombreux que ceux qui ont adoptés une attitude proactive.<br />
<br />
Les deux premières parties présentées ci-après, se concentrent sur les outils et la constitution du groupe pour ceux qui créent leur groupe ou bien qui ont des groupes encore trop petits. La partie suivante sur la veille, la compréhension commune et l&apos;idéation constitue le coeur de la méthode pour constituer une vision d’ensemble structurée d’idées collectives. Les deux dernières parties sur le choix dans les idées et la rédaction permettent d’obtenir un texte qui peut être lu facilement par des personnes n’ayant pas participé au sujet et le connaissant peu.<br />
<br />
<h4>Mise en place des outils en ligne</h4>
<h5>Les outils de la discussion</h5>
La première étape est de faire le choix des outils <i>push</i> (l&apos;information est apportée jusqu&apos;au participant : mail, Facebook, Twitter...) et <i>pull</i> (le participant va chercher l&apos;information : forum, pages web...). Pour un groupe relativement petit jusqu&apos;à quelques centaines de personnes qui utilisent toutes le mail, une simple liste de discussion mail suffit. Les archives de la liste permettent aux proactifs d&apos;aller retrouver les informations anciennes et facilitent le travail des animateurs qui doivent faire des cartographies.<br />
<br />
Mais de plus en plus souvent, les participants lisent régulièrement leurs messages à l&apos;aide d&apos;outils qui ne sont pas les mêmes pour chacun : certains suivent Facebook mais ne lisent plus leurs mails très régulièrement, d&apos;autres suivent Twitter mais ne vont plus sur Facebook. Certains ne suivent qu&apos;un de ces trois outils parfois deux mais rarement les trois. D&apos;autres groupes utilisent un réseau social général (Linkedin, Viadeo) ou spécifique à leur communauté (basé sur les logiciels Elgg, Diaspora, Movim, Daisychain...). Il faut donc pouvoir s&apos;adapter aux différents outils utilisés par les membres du groupe... ou réduire celui-ci aux seuls membres utilisant fréquemment tel ou tel outil.<br />
<br />
De plus, lorsqu&apos;un groupe devient grand, le nombre de contributions grandit également et peut dépasser le taux acceptable pour un participant. Dans un mode en ligne ou la plupart souffrent de "l&apos;infobésité" (trop d&apos;information), même pour un groupe relativement peu nombreux, certains peuvent être gênés par les mails suscités par la discussion. Pour éviter des désabonnement ou des désaffections (des mails classés automatiquement sans être lus, voire classés comme spam...), il est nécessaire de n&apos;envoyer à tout le monde ou à ceux qui le souhaitent que les informations les plus importantes : cartographies régulières des discussions, sélection de quelques contributions groupées dans un même message pour stimuler la participation, etc. Dans ce cas, il est encore plus important que l&apos;ensemble des contributions soit disponible (de façon <i>pull</i>) pour permettre à ceux qui le souhaitent et bien sûr aux animateurs qui font la cartographie, de retrouver le détail des contributions. C&apos;est donc par une alliance entre des outils <i>push</i> et <i>pull</i> que la discussion peut permettre d&apos;envoyer certains messages à tout le monde (pour toucher les réactifs) tout en gardant le nombre de messages reçu raisonnable (pour éviter la surinformation).<br />
<br />
<div class="well"  style="text-align:justify"><br />
<h5>Pour en savoir plus : la Fing, lien entre le mail et un réseau social sous Elgg <a href="#ancre11"><sup>11</sup></a> </h5>
Après avoir testé de nombreux outillages en ligne pour ses travaux collaboratifs (listes mail, blogs, forums), la Fing a mis progressivement en place depuis 2010 son réseau social, une plateforme Elgg qui permet d&apos;unifier les environnements collaboratifs de ses contributeurs : certains, en effet, s&apos;intéressent à plusieurs sujets d&apos;affilés et la gestion de nombreuses inscriptions sur des plateformes et listes mail éparses était un problème. <br />
<br />
Dans un premier temps, le choix a été fait de combiner la plateforme web (pour publier) et le mail (pour échanger). Au lancement de Questions numériques, mi-2012, la Fing a choisi d&apos;interfacer les deux modes. Chaque forum de son réseau permet l&apos;interaction web ou mail : par exemple, un sujet de forum est publié sur le web, et notifié par mail aux 260 inscrits du groupe Questions numériques, qui peuvent y réagir indifféremment par retour de mail ou en se connectant à la plateforme. Il semble que les utilisateurs choisissent le mail pour des réponses rapides, le web pour les réponses plus élaborées.<br />
<br />
Cette modalité permet aussi de mener, comme sur tout forum, plusieurs fils de discussion en parallèle, à condition de prendre soin des titres. Elle facilite l&apos;accès aux nouveaux entrants et le travail à ciel ouvert, et baisse les barrières à l&apos;entrée. Activée sur les forums, cette fonctionnalité est aussi activable facilement sur les commentaires d&apos;autres publications : blogs, partage de documents, événements...<br />
</div> <!-- fin well --><br />
<br />
<div class="well"  style="text-align:justify"><br />
<h5>Pour en savoir plus : groupe ADEO, utilisation des Google groups en <i>push</i> et en <i>pull</i> <a href="#ancre12"><sup>12</sup></a> </h5>
Groupe ADEO est une entreprise de 70000 personnes réparties dans 13 pays et 27 Business Units (BU). Très décentralisé, orienté vers le partage du Savoir et du Pouvoir, ADEO s&apos;est lancé depuis près de 20 ans dans de nombreuses démarches de Vision partagée avec l&apos;ensemble des collaborateurs de certaines de ses BU. <br />
<br />
La Communauté Produit, Achat et Supply-Chain (PAS), regroupant les Centrales d&apos;Achats et département logistiques des BU et la Direction PAS Groupe, a initié mi 2011 une démarche transverse : VisionPAS 2023, la Vision de la Coopération PAS de Groupe ADEO en y associant ainsi plus de 2000 collaborateurs. Différentes techniques collaboratives ont été utilisées pour extraire la "substantifique moelle": groupes de travail, séminaire de créativité, prototypes en mode Design Thinking, ... mais aucune n&apos;impliquant plus de 150 personnes ensemble.<br />
<br />
Afin de réaliser l&apos;écriture de notre cible à 10 ans, nous avons décidé de découper notre réflexion suivant 8 grands axes et avons fait travailler chaque équipe BU, Centrale d&apos;Achat ou Logistique, et chaque synergie Produit sur un des 8 sujets selon la structure suivante: Benchmark, MOFF (Menaces, Opportunités, Forces, Faiblesse), Vision à 10 ans. Ce sont ainsi près de 50 groupes de travail d&apos;une quinzaine de personnes qui nous ont permis de constituer une matière très riche et complémentaire (cf: La parabole des aveugles et de l&apos;éléphant) . Nous avons ensuite réalisé une 1ère synthèse sur chaque thème. L&apos;important était alors de trouver un moyen de faire réagir l&apos;ensemble de la Communauté sur cette V0 pour profiter de l&apos;intelligence Collective. Mais très vite dans un groupe international sans langue de référence, la problématique linguistique se posait à nous. Nous ne disposions pas non plus d&apos;outil de CRM, d&apos;annuaire enrichi, ni de réseau social d&apos;entreprise. Nous avons donc mis en place un Débat Numérique sur 6 semaines sur une cible de 1500 personnes, à l&apos;aide des Google Groups.<br />
<br />
<b>Le besoin :</b><br />

<ul>
<li> Forum multilingue pour favoriser l&apos;expression individuelle.</li>
<li> Possibilité d&apos;envoyer des messages du Forum vers les boîtes mails en masse avec option de réponse directe du mail vers le Forum sans nécessairement devoir y entrer (ce critère nous a fait exclure l&apos;outil Nabble qui ne permet pas de faire des envois en masse).</li>
</ul>

<b>La solution : </b><br />

<ul>
<li> 7 Forums  = 7 Google Groups (1 par langue: français, anglais, espagnol, italien, polonais, portugais, russe) faisant appel à un ensemble de traducteurs.</li>
<li> Traitement intense d&apos;un thème sur une durée d&apos;une semaine avec des <i>push</i> différents et cohérents, suivant un schéma identique d&apos;un thème à un autre : </li>
<li> 1. Lancement du débat par envoi d&apos;une synthèse sur le thème</li>
<li> 2. Envoi d&apos;inspirations sur le même thème : ouverture d&apos;esprit, proposition de perspectives extérieures</li>
<li> 3. Publication des dernières contributions : le message que l&apos;on veut faire passer : "le débat avance, tes collègues participent, il y a de nouvelles idées, n&apos;attends plus pour contribuer !"</li>
<li> 4. Publication d&apos;une nouvelle synthèse enrichie grâce au débat : les contributeurs retrouvent leur "patte" dans la rédaction du livrable final et constatent bien l&apos;enrichissement de la synthèse initiale grâce au débat collectif.</li>
<li> Système simple pour contribuer : réponse par mail et la réponse vient automatiquement alimenter le fil de discussion du forum OU contribution directement sur le forum en postant un commentaire. Sur le forum, on voit de façon indifférenciée toutes les contributions faites sur un sujet.</li>
</ul>

<br />
<b>Les points forts : </b><br />

<ul>
<li> Des sujets stratégiques abordés dans 7 langues : richesse des contributions car facilitation de l&apos;expression individuelle.</li>
<li> Des traducteurs "volontaires" en interne a rendu les opérations de traductions réactives et flexibles, indispensables pour coller à nos délais assez courts.</li>
<li> Pas de schéma hiérarchique : toutes les idées sont conservées et exploitées de la même façon dans l&apos;écriture du livrable final. D&apos;ailleurs, les contributions mises en avant dans les mails "Flash" reprennent seulement le prénom du contributeur, pas son nom. </li>
<li> <i>push</i> par mail quotidien : sollicitation des collaborateurs via le canal qu&apos;ils utilisent le plus aujourd&apos;hui. Les contributions sont, elles, stockées en un même endroit : le Google Group (1 groupe par langue). Chacun reçoit donc "obligatoirement" l&apos;information mais est libre ensuite de suivre le fil de discussion sur un outil annexe, dans notre cas le Google Group. Pour ne pas manquer les "meilleures contributions", nous "pushons" une sélection de ces dernières par mail à tous.</li>
</ul>

<br />
<b>Les difficultés :</b><br />

<ul>
<li> Un forum par langue mais pas de transversalité entre les 7 forums : ce qui est posté dans le forum Polonais n&apos;était pas visible pour les Espagnols. SAUF : La diffusion des "meilleurs commentaires" dans les flash pouvait provenir des 7 forums et les synthèses étaient communes dans toutes les langues.</li>
<li> Pour que les participants reçoivent les mails de synthèse mais pas les différentes contributions, seul la coordinatrice était abonné au Google Group. En l&apos;absence de CRM, les envois étaient fait depuis un compte Gmail avec une adresse de retour qui était celle du Google Group. Le Google Group lui-même était ouvert pour que les participants puissent y accéder s&apos;ils le désiraient, sans avoir besoin d&apos;avoir un compte Gmail pour accéder aux Google Groups.</li>
<li> Besoin d&apos;outils adaptés (annuaire enrichis, CRM, ...) pour ce volume d&apos;envois.</li>
<li> La nécessité pas toujours facile à mettre en oeuvre de la participation de "complices" permettant d&apos;activer les débats.</li>
</ul>

<br />
<b>Les résultats et quelques chiffres :</b><br />

<ul>
<li> Un débat vivant de 6 semaines autour de 8 thèmes stratégiques.</li>
<li> Un taux de participation d&apos;environ 13% avec plus de 400 commentaires multi-lingues, qui ont enrichi la base des cahiers de Vision.</li>
<li> Des contributions faites dans les 7 langues : "seulement" 55% des commentaires sont en français.</li>
<li> 8 Cahiers Vision V1 en input de notre Rencontre Internationale réunissant en février 2013 700 managers de la Communauté PAS de Groupe ADEO pendant 3 jours pour notamment en faire une relecture collective <a href="#ancre13"><sup>13</sup></a> .</li>
</ul>

<br />
En conclusion, ce premier Débat Numérique à grande échelle chez ADEO a été très riche d&apos;enseignements. Il nous a permis de suivre les principales étapes évoquées dans la partie "Appliquer ces principes pour produire de l&apos;intelligence collective". Il nous a permis de valider cette méthode participative et en appellera certainement d&apos;autres.<br />
</div> <!-- fin well --><br />
<br />
<h5>Les outils de capture et de cartographie textuelle</h5>
Pour créer une synthèse sous la forme de cartographie virtuelle afin de donner une vision d&apos;ensemble au groupe, il faut dans un premier temps "capturer" les contributions intéressantes dans les différents messages (il peut y en avoir deux ou plusieurs dans un même message), éventuellement leur donner un titre plus court (moins d&apos;une ligne) et plus explicite, et ordonner les contributions sous la forme d&apos;une hiérarchie. Cette dernière action peut nécessiter de créer une nouvelle entrée dans la hiérarchie pour rassembler plusieurs idées qui peuvent s&apos;y trouver. <br />
<br />
<div class="well"  style="text-align:justify"><br />
<h5>Pour en savoir plus : réorganiser les niveaux au fur et à mesure de la discussion</h5>
Imaginons une discussion sur la mise en place de cette méthode où la vision actuelle est décrite par la carte textuelle suivante :<br />

<ul>
<li> <b>Outils de discussion</b></li>
<li> <b>Mail</b> (outil <i>push</i> : information envoyée directement aux participants)</li>
<li> Prendre en compte ceux qui préfèrent Facebook au mail</li>
<li> <b>Forum</b> (outil <i>pull</i> : le participant va chercher lui-même l&apos;information si il le souhaite)</li>
</ul>

<br />
Des contributeurs proposent d&apos;y ajouter l&apos;idée d&apos;utiliser également Twitter ainsi que d&apos;autres réseaux sociaux. La carte pourrait alors être réorganisée sous la forme suivante :<br />
<b>Outils de discussion</b><br />

<ul>
<li> <b>Outils <i>push</i></b> (information envoyée directement aux participants)</li>
<li> Mail</li>
<li> Facebook</li>
<li> Twitter</li>
<li> Autres réseaux sociaux</li>
<li> Permettre plusieurs outils <i>push</i> pour laisser le choix aux participants ?</li>
<li> <b>Outils <i>pull</i></b> (le participant va chercher lui-même l&apos;information si il le souhaite)</li>
<li> Forum</li>
<li> Autres ?</li>
</ul>

<br />
Dans ce cas, non seulement l&apos;idée de "Mail" se décale d&apos;un niveau pour avoir une catégorie "outils <i>push</i>" comprenant également Facebook, Twitter et d&apos;autres réseaux sociaux, mais la personne qui fait la cartographie a eu l&apos;idée d&apos;y ajouter la possibilité de mixer les outils et a également procédé à la même réorganisation pour les outils <i>pull</i> pour laisser la place à d&apos;autres choix. En cela, il ne s&apos;agit pas véritablement d&apos;une synthèse de la discussion mais plutôt de la cartographie de la compréhension actuelle du problème. Réorganiser une carte donne très souvent des idées supplémentaires et même le cartographe peut ajouter des idées, qui peuvent être complétées ou corrigées par les participants lors de l&apos;itération suivante.<br />
</div> <!-- fin well --><br />
<br />
La cartographie des échanges peut se faire à la main avec éventuellement des post-it collés sur un mur pour plus facilement réorganiser le tout. Mais lorsque la discussion est importante, une seule itération de la cartographie peut demander environ 5 heure et cela se reproduit une à deux fois par semaine pendant la phase d&apos;idéation... L&apos;animation d&apos;une telle discussion demande alors un temps assez important pour les animateurs et particulièrement pour celui ou ceux qui font les cartographies et les complètent.<br />
<br />
Pour réduire la durée de cartographie et ainsi permettre l&apos;animation de groupes y compris par des personnes dont cela ne fait pas parti du travail "officiel <a href="#ancre14"><sup>14</sup></a>", il faut réduire ce temps à une ou maximum deux heures par semaine. L&apos;objectif de l&apos;application Assembl développée par Imagination for People en partenariat avec l&apos;Institut du Nouveau Monde au Québec, est de faciliter la capture des contributions pertinentes, d&apos;aider à les renommer et à les réorganiser facilement malgré la taille réduite d&apos;un écran d&apos;ordinateur.<br />
<div class="well"  style="text-align:justify"><br />
<h5>Pour en savoir plus : Assembl un outil pour cartographier les contributions <a href="#ancre15"><sup>15</sup></a></h5>
Assembl est un système de discussion en ligne qui s&apos;adresse aux groupes de personnes ayant à produire collectivement un livrable (opinion, consensus, document, modèle, alternatives, etc.) autour d&apos;un sujet quelconque. Bien qu&apos;à l&apos;ère des réseaux sociaux il soit "relativement" facile de mobiliser de grands groupes sur un enjeu, pour une multitude de raisons la qualité du livrable n&apos;augmente pas souvent avec le nombre de participants. C&apos;est principalement à ce problème qu&apos;Assembl s&apos;attaque.<br />
<br />
Tout d&apos;abord en combinant la discussion chronologique (nécessaire pour faciliter l&apos;implication, le sentiment d&apos;appartenance et la dynamique de groupe) et une présentation plus structurée et résumée de la discussion (nécessaire pour permettre à chaque participant, quelque soit le niveau de temps et d&apos;attention qu&apos;il peut y consacrer, d&apos;avoir une vision d&apos;ensemble des échanges et propositions)<br />
<br />
Assembl permet à des humains de jouer le rôle de facilitateurs en équipe. Avec l&apos;aide d&apos;outils qui rendent ces tâches productives, ils identifient les idées clés, les communiquent de façon synthétique et guident les participants vers des pratiques de discussion constructives.<br />
<br />
Assembl tente de ne pas répéter ce que nous percevons comme des faiblesses des systèmes précédents, ainsi, Assembl:<br />

<ul>
<li> Ne force pas les participants à écrire leur contributions dans un format quelconque (la structure doit servir la discussion, pas la remplacer)</li>
<li> Reconnaît que certains participants préféreront toujours un modèle <i>push</i> (ex: listes de diffusion) et d&apos;autres un modèle <i>pull</i> (ex: forums web, groupes Facebook), et leur permet de discuter ensemble en brisant ces "îlots" de discussion <a href="#ancre16"><sup>16</sup></a>.</li>
<li> Ne brise pas les communautés existantes en forçant des migrations. Il peut par exemple être implanté progressivement sur la liste de diffusion existante d&apos;une communauté déjà active.</li>
<li> Ne "déconnecte" pas les représentations cartographiques des discussions qui y ont donné naissance.  Les réactions à la discussion sont accessibles à partir de la représentation synthétique et vice-versa.</li>
<li> N&apos;impose pas une structure de discussion (de nombreux systèmes sont centrée sur un débats polarisé pour/contre) et impose beaucoup moins de contraintes aux méthodes d&apos;animation.</li>
</ul>

</div> <!-- fin well --><br />
<br />
La suite de ce texte est disponible ici : <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CommentProduireUnDocumentAPlusieursCentai2">http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CommentProduireUnDocumentAPlusieursCentai2</a><br />
<br />
<br />

<ul style="list-style: none; ">
<li><a name="ancre1">1</a> Parabole du Jaïnisme, rendue célèbre par le poète américain John Godfrey Saxe au milieu du XIXe siècle. Source, Gérard Huet, The Sanskrit Heritage Dictionary <a href="http://sanskrit.inria.fr/DICO/index.html">http://sanskrit.inria.fr/DICO/index.html</a> cité par Wikipédia <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Anekantavada">http://fr.wikipedia.org/wiki/Anekantavada</a> </li>
<li><a name="ancre2">2</a> L&apos;expression équivalente en anglais pourrait être "bar-room politics" ou mieux "armchair philosophy" pour renvoyer à des personnes cultivées mais dés?uvrées, parlant beaucoup mais agissant peu (plutôt qu&apos;à des personnes ayant trop bu et ne sachant plus  ce qu&apos;elles disent) : <a href="http://forum.wordreference.com/showthread.php?t=70335&highlight=comptoir">http://forum.wordreference.com/showthread.php?t=70335&highlight=comptoir</a> </li>
<li><a name="ancre3">3</a> Un paradoxe qui aurait été inventé par Eubulide de Millet (IVe siècle) à partir du paradoxe du crétois de Epiménide. Source Wikipédia : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_du_menteur">http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_du_menteur</a>  </li>
<li><a name="ancre4">4</a> Alfred Korzybski, auteur de la sémantique générale, a pris conscience au cours de la première guerre mondiale que les mécanismes de pensée qui avaient provoqués cette guerre reposaient sur les postulats de la logique d&apos;Aristote (principe d&apos;identité, de non contradiction et de tiers exclu). Il formula alors une nouvelle logique, non-aristotélicienne, basée sur de nouveaux postulats correspondants à l&apos;évolution scientifiques du XXe siècle : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9mantique_g%C3%A9n%C3%A9rale">http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9mantique_g%C3%A9n%C3%A9rale</a> </li>
<li><a name="ancre5">5</a> Il s&apos;agit d&apos;une limitation d&apos;une de nos mémoire de travail appelée boucle phonologique, qui ne permet de "conserver en tête" que trois items dans une chaîne d&apos;idée. Pour le modèle des différentes mémoires de travail, voir A. D. Baddeley and G. Hitch, Working Memory, in G. H. Bower (ed), The psychology of learning and motivation: Advances in research and theory, vol. VIII, Academic Press, New York, 1974</li>
<li><a name="ancre6">6</a> Cette deuxième mémoire de travail concerne l&apos;ensemble des objets ou des idées que nous pouvons conserver à l&apos;esprit à court terme. Elle porte le nom de calepin visuo-spatial. Elle nous permet par exemple de compter <i>a posteriori</i> les fenêtres d&apos;une maison alors que nous n&apos;en avons plus l&apos;image devant les yeux... à condition que leur nombre soit limité. C&apos;est également cette même mémoire de travail qui nous permet de créer de nouvelles idées en reliant deux idées anciennes que nous avons à l&apos;esprit. Georges A. Miller, The Magical Number Seven, Plus or Minus 2: Some limits on our Capacity for Processing Information, The psychological review, vol. III, 1956, <a href="http://www.musanim.com/miller1956/">http://www.musanim.com/miller1956/</a> </li>
<li><a name="ancre7">7</a> Pour en savoir plus, voir le texte complet "La taille des groupes et les rôles des membres" : <a href="http://ebook.coop-tic.eu/LaTailleDesGroupesEtLesRolesDesMembres">http://ebook.coop-tic.eu/LaTailleDesGroupesEtLesRolesDesMembres</a></li>
<li><a name="ancre8">8</a> Pour en savoir plus, voir le texte complet "Le choix <i>a posteriori</i>" : <a href="http://ebook.coop-tic.eu/LeChoixAPosteriori">http://ebook.coop-tic.eu/LeChoixAPosteriori</a></li>
<li><a name="ancre9">9</a> Pour en savoir plus, voir le texte complet "Cartographier pour donner une vision d&apos;ensemble" : <a href="http://ebook.coop-tic.eu/CartographierPourDonnerUneVisionDensemble">http://ebook.coop-tic.eu/CartographierPourDonnerUneVisionDensemble</a> . Ces idées ont été présentées à l&apos;origine dans Jean-Michel Cornu, Prospectic, nouvelles technologies nouvelles pensées, FYP édition 2008 - chapitre 9 modes de pensée et conflit d&apos;intérêt. Disponible dans l&apos;article : Nous avons non pas un mais deux modes de pensée : <a href="http://www.cornu.eu.org/news/nous-avons-non-pas-un-mais-deux-modes-de-pensee">http://www.cornu.eu.org/news/nous-avons-non-pas-un-mais-deux-modes-de-pensee</a> </li>
<li><a name="ancre10">10</a> Voir également la méthode Delphi qui permet d&apos;améliorer la prévision de personnes ayant une connaissance du sujet par une approche itérative qui met en évidence les domaines de convergence et d&apos;incertitude : Harold A. Linstone &#38; Murray Turoff, The Delphi Method, Techniques and applications, New Jersey Institute of Technology 2002, <a href="http://is.njit.edu/pubs/delphibook/">http://is.njit.edu/pubs/delphibook/</a> </li>
<li><a name="ancre11">11</a> Cette partie a été rédigée par Jacques-François Marchandise de la Fing</li>
<li><a name="ancre12">12</a> Cette partie a été rédigée par Victoria Masson et Jean Duclos de groupe ADEO</li>
<li><a name="ancre13">13</a> Voir la partie "Rédaction du texte : relecture collective"</li>
<li><a name="ancre14">14</a> L&apos;animation d&apos;une discussion doit pouvoir être faite par des bénévoles mais aussi par des personnes professionnelles qui vont trouver un intérêt à être au c?ur de la discussion pour mieux en saisir toutes les idées et les subtilités, sans que ce travail d&apos;animation soit pris en compte officiellement dans leur temps de travail</li>
<li><a name="ancre15">15</a> Cette partie a été écrite par Benoît Grégoire de Imagination for People</li>
<li><a name="ancre16">16</a> Voir la partie "La taille des groupes et les rôles des membres" sur la différence entre participant proactif et participant réactif : <a href="http://ebook.coop-tic.eu/LaTailleDesGroupesEtLesRolesDesMembres">http://ebook.coop-tic.eu/LaTailleDesGroupesEtLesRolesDesMembres</a></li>
</ul>

<br />
<br />
<i>Dessin : Éric Grelet - CC By-Sa</i></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique tags_motscles" data-id="motscles">
<span class="BAZ_label">Mots clÃ©s :</span>
<div class="BAZ_texte"> <ul class="tagit ui-widget ui-widget-content ui-corner-all show">
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CommentProduireUnDocumentAPlusieursCentai/listpages&tags=Partager et construire collectivement des ressources" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Partager et construire collectivement des ressources</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CommentProduireUnDocumentAPlusieursCentai/listpages&tags=Produire et gérer du contenu" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Produire et gérer du contenu</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CommentProduireUnDocumentAPlusieursCentai/listpages&tags=méthode" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">méthode</a>
                    </li>
</ul>

</div>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
</div><!-- fin div BAZ_cadre_fiche  -->
]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Oct 2013 10:42:54 GMT</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>Règles du pédagogue</title>
        <link><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=ReglesDuPedagogue]]></link>
        <guid><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=ReglesDuPedagogue]]></guid>
        <author>WikiAdmin</author>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche BAZ_cadre_fiche_methodes">
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Règles du pédagogue</h1>
<div class="BAZ_rubrique" data-id="auteur_fiche">
<span class="BAZ_label">Auteur de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte"> Outils-réseaux</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="listeListeLicencesCreativeCommons">
<span class="BAZ_label">Licence de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte">
Creative Commons BY-SA
</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="bf_description">
<span class="BAZ_label">Description :</span>
<span class="BAZ_texte"> Nous notons ici quelques principes auxquels il faut penser en construisant son action de formation.<br />
<h2>Comment apprend-on ? </h2>
L&apos;acquisition de la nouvelle compétence suit une progression à quatre étapes : <br />
<br />
<figure class="attached_file left"><img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/ReglesDuPedagogue_pedagogue_20130625121744_20130625121758.jpg" alt="etapesapp2.jpg" width="1019" height="249" /></figure> <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=ReglesDuPedagogue/upload&file=pedagogue.jpg" title=&apos;Mise à jour&apos;></a><br />
<br />
La personne peut déclencher les mécanismes d&apos;apprentissage à partir du constat d&apos;un manque. <br />
En situation de formation, cette logique peut correspondre aux activités proposées :  <br />

<ul>
<li> activité qui déstabilise, questionne (incompétence consciente),</li>
<li> suivi d&apos;une activité qui stabilise, apporte des savoirs et savoir-faire nécessaires (compétence consciente) </li>
<li> activité qui donne une possibilité d&apos;appliquer (en voie d&apos;une compétence inconsciente).</li>
</ul>

<h2>10 règles d&apos;apprentissage d&apos;adulte</h2>
<ul>
<li> L&apos;adulte n&apos;est pas un enfant. Il n&apos;obéit pas à des parents-formateurs. </li>
<li> L&apos;adulte n&apos;est pas là pour s&apos;amuser. Il se sent responsable et demande à ce qu&apos;on reconnaisse en lui, ce sens de la responsabilité. </li>
<li> L&apos;adulte possède une expérience humaine, familiale, sociale et professionnelle sur laquelle le formateur doit s&apos;appuyer. </li>
<li> L&apos;adulte travaille en équipe, même si parfois, il doit aussi travailler seul. </li>
<li> L&apos;adulte conjugue toujours théorie et pratique dans sa formation. </li>
<li> L&apos;adulte comprend très bien la logique de l&apos;échange symbolique : donner-recevoir-rendre. Il fournira d&apos;autant plus d&apos;effort qu&apos;il sentira que le formateur n&apos;épargne pas son temps et son énergie. Il n&apos;hésitera pas à partager son savoir spécifique avec d&apos;autres. </li>
<li> L&apos;adulte a besoin d&apos;espaces de convivialité et de temps pour assimiler. </li>
<li> L&apos;adulte évalue toujours l&apos;intérêt de son temps de formation. </li>
<li> L&apos;adulte sait et peut continuer à apprendre, même à un âge avancé. </li>
<li> L&apos;adulte respecte le savoir, mais encore plus la relation humaine. </li>
<li> L&apos;adulte n&apos;est pas "une boite à fiches"... et le savoir purement académique ne l&apos;intéresse pas. </li>
<li> L&apos;adulte est ouvert à une approche pluridisciplinaire des problèmes. Il considère souvent une question comme "un problème à résoudre" concrètement. </li>
</ul>

<h2>Rythme de la journée</h2>
Des nombreuse études montrent que le niveau de productivité et d&apos;attention change au fur et à mesure de la journée. Sur la journée "normale" de travail (9h-18h), on observe les phénomènes suivants :<br />

<ul>
<li> <b>matinée </b> : est plus propice au travail intellectuel que l&apos;après midi.</li>
</ul>

Alors on privilégie une activité démonstrative le matin et exercices d&apos;application l&apos;après midi.<br />

<ul>
<li><b>les périodes d&apos;hypoglycémie</b> : 11H30-12H30 et 17h00-18h00 environ : possible fatigue et irritabilité. A éviter les activités d&apos;incompétence consciente, privilégier les travaux en petits groupe ou binôme.</li>
<li> <b>la période de digestion forte </b> : 14H-15h30 environ : passivité, l&apos;endormissement et dissipation. Les exercices d&apos;application, de découverte sont à privilégier.</li>
<li> <b>la durée optimale d&apos;une journée de formation</b> : 7h L&apos;effort de concentration est difficilement soutenu plus longtemps. </li>
</ul>

<h2>Comment retient-on l&apos;information ?</h2>
A penser en préparant les support des cours. Nous retenons : <br />

<ul>
<li> 10%  de ce que nous lisons.</li>
<li> 20 % de ce que nous écoutons.</li>
<li> 30 % de ce que nous voyons.</li>
<li> 50 % de ce que nous voyons et entendons en même temps.</li>
<li> 80 % de ce que nous disons.</li>
<li> 90 % de ce que nous disons en faisant en étant impliqués. </li>
</ul>

<h2>Courants, démarches, méthodes, savoirs... De quoi parle-t-on ?</h2>
Un mini guide pédagogique pour connaître les concepts de bases. <br />
<a href="http://www.foad-spirit.net/pedagogie/mini1.pdf"></a><br />
<h2>Pour aller plus loin</h2>
Les cours en lien :<br />
<a href="http://outils-reseaux.org/CourantspedagogiquesTIC"></a></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique tags_motscles" data-id="motscles">
<span class="BAZ_label">Mots clÃ©s :</span>
<div class="BAZ_texte"> <ul class="tagit ui-widget ui-widget-content ui-corner-all show">
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=ReglesDuPedagogue/listpages&tags=Enseigner/former" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Enseigner/former</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=ReglesDuPedagogue/listpages&tags=méthode" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">méthode</a>
                    </li>
</ul>

</div>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
</div><!-- fin div BAZ_cadre_fiche  -->
]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Oct 2013 10:42:56 GMT</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>Cartographier pour donner une vision d&apos;ensemble</title>
        <link><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=CartographierPourDonnerUneVisionD039ens]]></link>
        <guid><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=CartographierPourDonnerUneVisionD039ens]]></guid>
        <author>WikiAdmin</author>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche BAZ_cadre_fiche_methodes">
<a class="img-responsive triggerimage right" rel="#overlay-link" href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/cache/image_bf_imageMapping.jpg">
<img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/cache/vignette_bf_imageMapping.jpg" alt="bf_imageMapping.jpg" />
</a>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Cartographier pour donner une vision d&apos;ensemble</h1>
<div class="BAZ_rubrique" data-id="auteur_fiche">
<span class="BAZ_label">Auteur de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte"> Jean-Michel Cornu</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="listeListeLicencesCreativeCommons">
<span class="BAZ_label">Licence de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte">
Creative Commons BY-SA
</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="bf_description">
<span class="BAZ_label">Description :</span>
<span class="BAZ_texte"> <h2>Vive les antagonismes !</h2>
<a href="#ancre1"><sup>1</sup></a>Que ce soit lors d&apos;une discussion collective avec des points de vue différents, ou <i>a fortiori</i> lors d&apos;un conflit, chacun défend sa position et la répète sans cesse pour être sûr qu&apos;elle soit bien prise en compte ou même qu&apos;elle s&apos;impose face aux autres. Ce biais empêche en général chacun d&apos;avoir une vue d&apos;ensemble des points proposés : chacun cherche ce qui justifie sa position et éventuellement ce qui discrédite la position de l&apos;autre. La discussion "tourne en rond".<br />
<br />
A y regarder de plus près, il se joue deux choses dans ce type d&apos;échanges : les participants cherchent à atteindre ensemble une vérité ou une solution, mais en remplaçant bien souvent la démarche rationnelle par une justification <i>a posteriori</i>.. des positions prises <a href="#ancre2"><sup>2</sup></a> ; et d&apos;un autre coté se joue un jeu le plus souvent inconscient où chacun cherche à ne pas être mis en défaut mais plutôt à obtenir l&apos;estime des autres. Le plus souvent, il existe également un présupposé qu&apos;une seule solution est vraie ou au moins est la meilleure. Cette situation empêche fréquemment les participants de chercher d&apos;autres propositions que celles qui sont données au début par eux. Les techniques de créativités permettent de sortir de ce cercle vicieux en conservant l&apos;ensemble de ce qui est dit et en proposant aux participants de trouver des solutions nouvelles.<br />
<br />
Un antagonisme est "une situation dans laquelle deux phénomènes ou leurs conséquences s&apos;opposent dans leurs effets <a href="#ancre3"><sup>3</sup></a>". Dans la fable des aveugles et de l&apos;éléphant <a href="#ancre4"><sup>4</sup></a> , chaque aveugle touche une partie différente de l&apos;animal et en tire une conclusion différente qui semble s&apos;opposer aux autres. Mais un opposé n&apos;est pas un contraire qui lui, est totalement incompatible avec la proposition de départ. Ainsi, on oppose souvent réussir et échouer. Mais ces deux opposés ne sont pas si incompatibles qu&apos;ils le semblent au premier abord. Ceux qui ont réalisé des projets savent bien que dans la vie on rencontre à la fois des réussites et des échecs... Sauf à ne rien faire du tout ce qui permet ni de réussir ni d&apos;échouer.<a href="#ancre5"><sup>5</sup></a><br />
<br />
Il est donc important de ne pas exclure des propositions dès le départ dans une discussion, mais au contraire de chercher de nouvelles idées pour enrichir la "carte" des possibles avant de chercher à faire un choix. <a href="#ancre6"><sup>6</sup></a><br />
<h2>Les limites du discours</h2>
Prenons une image pour représenter le discours d&apos;une personne. Il comprend un point de départ - souvent une question - un cheminement et un point d&apos;arrivée qui en est la conclusion. En cela, il ressemble à une promenade par exemple dans une forêt, avec son point de départ, son cheminement et son point d&apos;arrivée. Mais si nous cherchons à nous promener à plusieurs sans que tous acceptent de suivre une seule et même personne, alors les choses commencent à se gâter. Le conflit pourrait être représenté par un même point de départ et deux cheminements dans des sens opposés. Comment représenter ce conflit sous la forme d&apos;un seul et même discours ? Nous pouvons présenter les cheminements l&apos;un après l&apos;autre, mais il n&apos;est plus possible de présenter un seul point de départ, un seul cheminement et un seul point d&apos;arrivée comme lorsque nous raisonnons à l&apos;aide de la parole... De même l&apos;intelligence collective peut être représentée comme plusieurs points de départ (plusieurs points de vue) pour un même point d&apos;arrivée (l&apos;objet à observer). Comme dans le cas des aveugles et de l&apos;éléphant, il n&apos;est plus possible également de représenter cela sous la forme d&apos;un discours unique. La création pour sa part consiste à relier deux idées entre elles pour en créer une nouvelle. Là aussi, un discours unique ne permet pas de partir des nombreux points de départ potentiels vers les nombreux points d&apos;arrivée possibles. Le discours est donc limité dans sa capacité à représenter certains domaines <a href="#ancre7"><sup>7</sup></a>. Parfois même nous tournons en rond ! Jacques Monod <a href="#ancre8"><sup>8</sup></a> a montré que c&apos;est notre langage symbolique et notre capacité à former des discours qui constitue notre intelligence. Ainsi, nous les humains disposons d&apos;une intelligence qui nous permet de faire des discours parfois rationnels. Elle nous a permis de développer des civilisations et même d&apos;envoyer des hommes sur la Lune. Mais cette forme d&apos;intelligence ne nous permet ni de résoudre les conflits, ni de traiter l&apos;intelligence collective, ni de faire de la créativité ! C&apos;est sans doute pour cette raison que nous sommes les seuls animaux à avoir été capable de maîtriser l&apos;atome mais que nous avons été assez bête pour nous envoyer des bombes atomiques sur nous même...<br />
<h2>Une carte pour ne pas tourner en rond</h2>
Heureusement, nous n&apos;avons pas que le discours et le langage classique pour développer notre intelligence. Les sciences cognitives ont montré que nous avons plusieurs mémoires de travail <a href="#ancre9"><sup>9</sup></a> qui nous permettent de conserver ces concepts à l&apos;esprit. Or penser consiste à relier des idées entre elles. Nous faisons cela avec celles que nous avons "à l&apos;esprit", présentes dans nos mémoires de travail. La "boucle phonologique" est une mémoire de travail qui s&apos;intéresse aux idées qui s&apos;enchaînent comme c&apos;est le cas dans notre discours ou, pour reprendre notre analogie, comme les différents pas de notre cheminement durant notre promenade. Nous disposons également d&apos;un "calepin <i>visuo-spatial</i>", une autre mémoire de travail qui elle s&apos;intéresse aux différents concepts non reliés entre eux. Si nous reprenons notre analogie de la promenade dans la forêt, cette mémoire nous permet de constituer un plan rassemblant différents éléments pour nous orienter. Dans ce cas, il est possible de conserver à l&apos;esprit plusieurs idées opposées ou bien simplement différentes. De même que de disposer d&apos;une carte pour notre promenade collective permet de se situer et de situer les autres, il est possible de constituer une carte d&apos;idées pour se situer dans un débat. Cette forme de pensée particulièrement adaptée à la résolution de conflit, à l&apos;intelligence collective ou à la créativité, nous l&apos;avons nommée "pensée-2" en reprenant le terme de Edward de Bono <a href="#ancre10"><sup>10</sup></a>. La carte permet de voir tous les chemins en même temps et éventuellement d&apos;en chercher de nouveaux non encore explorés. Nous pouvons la coconstruire en y mettant toutes les idées et les cheminement de chacun au cours d&apos;un échange. Des outils tels que les schémas heuristiques (<i>mind mapping</i> en anglais) permettent justement de cartographier les débats avec une grande efficacité. <br />
<br />
Mais nos mémoires de travail, contrairement à nos mémoires à long terme sont très limitées. La boucle phonologique qui nous permet de conserver l&apos;enchaînement des idées ne permet de conserver à l&apos;esprit que trois concepts <a href="#ancre11"><sup>11</sup></a>. Cette limite nous apparaît lorsque nous cherchons à "remonter" le fil d&apos;une discussion que nous venons juste d&apos;avoir. Nous retrouvons facilement les trois dernières idées mais avons du mal à aller au-delà. Avec cette limite, nous devrions être incapable de construire un discours de plus de trois idées. C&apos;est effectivement le cas dans le langage animal. Mais nous les humains, avons réussit à dépasser cette barrière grâce à une augmentation... culturelle. L&apos;invention du langage symbolique nous a permis de stocker dans une de nos mémoire à long terme <a href="#ancre12"><sup>12</sup></a> plusieurs milliers de concepts sous la forme de mots symboliques. Nous puisons dans cette mémoire à long terme pour alimenter notre petite mémoire à court terme en enchaînant les mots les uns à la suite des autres pour constituer des discours. Ainsi, grâce à cette alimentation en continue de concepts pré-empaquetés dans des mots, nous pouvons constituer des discours sans limite. Nous sommes tellement fiers de cette avancée majeure que nous n&apos;arrêtons plus de parler... Même notre inconscient parle nous dit Jacques Lacan !<br />
<br />
Notre deuxième mémoire de travail, le calepin <i>visuo-spatial</i> qui nous permet de constituer des cartes d&apos;idées que nous pourrons chercher à relier par la suite, est limitée également. Son "<i>empan mnésique</i>", la taille de ce que nous pouvons conserver en tête à un moment donné, est compris entre cinq et neuf <a href="#ancre13"><sup>13</sup></a>. Nous pouvons nous rendre compte de cette limite si on nous présente une photo avec plusieurs personnes et qu&apos;une fois seulement la photo retirée, on nous demande combien de personnes s&apos;y trouvaient. Si le nombre est peu élevé, jusqu&apos;à environ sept, nous pouvons recompter à partir de l&apos;image mentale que nous avons conservée de la photo. Mais si le nombre de personnes est plus important, nous sommes incapable de les compter <i>a posteriori</i>. Une fois de plus, nous avons une limite commune avec la plupart des animaux. Mais sans outils cognitifs nous permettant de la dépasser, nous sommes incapable de nous souvenir de plus de cinq à neuf idées dans un échange et nous perdons toute la richesse du débat. L&apos;humain du XXIe siècle est même désavantagé car il est tout le temps sollicité et doit conserver en mémoire plusieurs choses. Bien souvent, nous ne réagissons plus dans un débat que par rapport à une ou deux idées qui nous ont marquées en oubliant toutes les autres...<br />
<h2>Augmenter notre capacité à cartographier les débats</h2>
Tout comme nous avons pu augmenter notre capacité à construire des discours en stockant dans notre mémoire à long terme des mots symboliques, il est possible d&apos;augmenter notre capacité de construire des cartes mentales. "L&apos;art de la mémoire" consiste à stocker dans sa mémoire à long terme des lieux symboliques - appelés Loci - puis à les associer aux idées qui apparaissent dans les échanges (il est plus facile de mémoriser à long terme un territoire que des idées). Nous pouvons ainsi conserver dans notre mémoire à long terme suffisamment de concepts pour dépasser les limitations de notre mémoire à court terme.<br />
<br />
<div class="row-fluid">
<div class="well"  style="text-align:justify"> <h3>L&apos;art de la mémoire<a href="#ancre14"><sup>14</sup></a> </h3>
Dans le cas de la pensée-2, nous avons vu que nous étions limités par la taille de notre mémoire de travail à court terme. Pour dépasser cela, nous pourrions utiliser une carte déjà conservée dans notre mémoire à long terme (par exemple, un plan de ville) pour y stocker les différents concepts qui seront reliés à un des lieu sur notre carte.<br />
<br />
C&apos;est exactement ainsi que fonctionne l&apos;art de la mémoire <a href="#ancre15"><sup>15</sup></a> dont Cicéron attribue l&apos;origine aux Grecs <a href="#ancre16"><sup>16</sup></a>. Lors d&apos;un banquet, raconte-t-il, le poète Simonide de Céos fut invité comme il était de tradition pour faire l&apos;éloge du maître des lieux. Mais il y inclut un passage à la gloire de Castor et Pollux. Scopas, le maître de céans, dit alors à Simonide qu&apos;il ne lui paierait que la moitié de son dû et qu&apos;il n&apos;avait qu&apos;à demander le solde aux dieux jumeaux. Un peu plus tard au cours du repas, une personne appelle Simonide pour lui dire que deux jeunes gens l&apos;attendent dehors. À peine sorti de la maison, il voit le toit s&apos;effondrer sur l&apos;ensemble des convives. Les corps sont écrasés à tel point qu&apos;ils sont méconnaissables pour leurs proches venus les identifier. Le poète est alors capable de reconnaître la totalité des victimes en se rappelant les places qu&apos;ils occupaient lors du banquet fatal. <br />
<br />
Progressivement, d&apos;un simple système mnémotechnique, l&apos;art de la mémoire s&apos;est transformé en un système qui ambitionnait de catégoriser l&apos;ensemble de la pensée humaine sur un plan spatial. Bien au-delà du simple procédé mnémotechnique, ce système dessinait un art de créer de la pensée <a href="#ancre17"><sup>17</sup></a>. Mais l&apos;utilisation même de l&apos;expression "art de la mémoire" a sans doute poussé à oublier ces techniques au moment où l&apos;imprimerie, puis l&apos;ordinateur se substituaient à nos capacités de mémoire. Pourtant ce type de méthode, utilisé dès le Moyen Âge par les moines, permet de penser avec un très grand nombre de concepts simplement en les associant à des parties d&apos;un lieu connu, conservé quant à lui dans notre mémoire à long terme. <br />
</div>
</div><!-- /.row-fluid --><br />
On retrouve des traces de ces méthodes de pensée alliant concepts et lieux symboliques -pas toujours des lieux physiques mais des cartes apprises et conservées en mémoire- dans de nombreux domaines : l&apos;utilisation des psaumes <a href="#ancre18"><sup>18</sup></a>, les contes oraux <a href="#ancre19"><sup>19</sup></a>, les <i>griots</i> africains, le <i>Yi King</i>, la calligraphie chinoise...<br />
<h2>Quelle type de carte pour l&apos;intelligence collective ?</h2>
Pour permettre le développement de l&apos;intelligence collective par exemple dans la production d&apos;un document collectif ou la résolution des conflits, nous pouvons donc utiliser des cartes afin de montrer les différents cheminements des participants et en découvrir de nouveaux. L&apos;utilisation des schéma heuristiques (<i>mind mapping</i>) est particulièrement puissant. Lors de réunions en présentiel il est possible de projeter la carte sur un mur à la vue de tous afin de permettre à chacun d&apos;avoir une vue d&apos;ensemble et ainsi de changer totalement la façon dont les participants proposent de nouvelles pistes plutôt que de ne répéter que celles dont ils se souviennent... Généralement la leur.<br />
<br />
Mais il existe des limitations à cette approche : la carte heuristique devient vite complexe. Quelqu&apos;un qui arrive en cours de route aura du mal à s&apos;y retrouver. Ceux qui suivent la construction de la carte depuis le début, peuvent l&apos;utiliser de façon plutôt très efficace... jusqu&apos;à ce que le projecteur soit éteint. Le nombre d&apos;idées posées sur la carte dépasse le plus souvent les limites de notre mémoire de travail et dès la fin de la séance nous arrêtons de penser et ne conservons plus que quelques conclusions reflétant mal la richesse de la discussion. Nous avons testé avec succès la superposition d&apos;une carte d&apos;idée sur un territoire suivant la méthode de l&apos;art de la mémoire. La bibliothèque francophone du <i>metaverse</i> a créé une île virtuelle <a href="#ancre20"><sup>20</sup></a> contenant les différents concepts de notre livre Prospectic <a href="#ancre21"><sup>21</sup></a> sur les sciences et technologies émergentes (Nanotechnologies, Biotechnologies, Sciences de la complexité, Informatique, Neurosciences, Cognition...). Par ailleurs, dans le cadre d&apos;un débat public sur la biologie de synthèse organisé par Vivagora sur 6 séances réparties sur un an, nous avons cartographié en temps réel les idées et opinions sur une ville imaginaire <a href="#ancre22"><sup>22</sup></a>.<br />
<br />
Cette méthode utilisant des cartes heuristiques couplées à un territoire construit au fur et à mesure s&apos;est révélé particulièrement puissante lors de séances en présentiel ou même lors de réunions en ligne (rencontres synchrones). Pour les échanges en ligne asynchrones, lorsque chacun réagit à la discussion au moment qu&apos;il choisit, il en va différemment. En effet, dans ce cas, le niveau d&apos;attention des participants est très variable depuis les plus proactifs jusqu&apos;aux observateurs épisodiques<a href="#ancre23"><sup>23</sup></a>. Il devient difficile de co-construire progressivement une carte en gardant l&apos;attention de chacun. Par ailleurs, il est également difficile de trouver des lieux suffisamment connus de tous pour servir de base pour y placer une ou deux centaines de concepts. Nos maisons et notre environnement sont bien mémorisés dans nos têtes et peuvent servir de support à l&apos;art de la mémoire. Mais ils sont différents pour chacun et ne peuvent être utilisés qu&apos;individuellement. La carte du monde pourrait éventuellement servir de base car nous en avons déjà mémorisé une partie, mais il est délicat de placer des idées souvent subjectives sur des pays ou des territoires habités. Où placer par exemple la notion de déviance ? Le meilleur candidat semble encore la carte du corps humain où une personne même non instruite sait situer des dizaines de lieux différents. Vivian Labrie a expérimenté cette approche avec des "sculptures humaines" constituée de plusieurs participants lors de débats sur la pauvreté au Québec <a href="#ancre24"><sup>24</sup></a>. Par ailleurs, lors d&apos;un débat en ligne, les participants qui adoptent une attitude réactive, environ dix fois plus nombreux que les proactifs, reçoivent les contributions et les synthèses dans un outil qu&apos;ils lisent régulièrement plutôt orienté texte (<i>mail</i>, Facebook, Twitter) <a href="#ancre25"><sup>25</sup></a> et ne vont bien souvent pas faire l&apos;effort d&apos;aller chercher sur une page particulière la carte heuristique présentée sous forme graphique. Demander de cliquer sur un lien dans un texte envoyé, réduira à environ la moitié le nombre de personnes qui pourront réagir.<br />
<br />
Pour les débats en ligne, il est donc plus intéressant d&apos;avoir une carte constituée exclusivement de texte (même si dans le cas de Twitter, il est toujours nécessaire de cliquer sur un lien si on veut proposer plus de 144 caractères). Le texte, lorsqu&apos;il est formaté, propose effectivement ce type de possibilité avec les listes à point structurée (qui constituent une arborescence comme les schémas heuristiques) et différents artifices qui permettent de naviguer sur le texte comme sur une carte, sans avoir besoin de lire le texte du début à la fin (gras, soulignés...). Si on conserve la "carte heuristique textuelle" courte, de la taille d&apos;un écran moyen d&apos;ordinateur, alors on peut permettre aux participants d&apos;avoir une vision d&apos;ensemble des échanges et d&apos;utiliser la pensée 2 pour produire de l&apos;intelligence collective.<br />
<hr />

<ul style="list-style: none; ">
<li><a name="ancre1"><sup>1</sup></a> Ces idées ont été présentées à l&apos;origine dans Cornu Jean-Michel, « Modes de pensée et conflit d’intérêt » [en ligne], in Nouvelles technologies, nouvelles pensées ?, Innovation, ISSN 1961-8328, 1 vol., Limoges, France, FYP éditions, 2008, disponible sur <<a href="http://www.cornu.eu.org/files//ProspecTIC_pensee2.pdf">http://www.cornu.eu.org/files//ProspecTIC_pensee2.pdf</a>>. </li>
<li>Disponible dans l&apos;article : « Nous avons non pas un mais deux modes de pensée » [en ligne], Le blog de Jean-Michel Cornu, disponible sur <<a href="http://www.cornu.eu.org/news/nous-avons-non-pas-un-mais-deux-modes-de-pensee">http://www.cornu.eu.org/news/nous-avons-non-pas-un-mais-deux-modes-de-pensee</a>>, (consulté le 4 février 2014).</li>
<li><a name="ancre2"><sup>2</sup></a>  La démarche rationnelle consiste à émettre une hypothèse et ensuite à chercher à la réfuter. En effet, depuis Aristote, nous savons qu&apos;il n&apos;est pas possible de démontrer qu&apos;une théorie générale - Aristote parle de "proposition universelle"- est vraie (une phrase du type tous les lapins ont une queue ne peut pas être vérifiée totalement car on est jamais sûr d&apos;avoir pu observer tous les lapins...). La démarche rationnelle consiste donc à chercher à démonter que la théorie est fausse. Si on n&apos;y arrive pas alors la théorie est considérée suffisamment bonne pour être considérée comme vraie provisoirement... jusqu&apos;à ce qu&apos;une réfutation l&apos;invalide (voir la théorie vérificationniste de la signification de Karl Popper). La démarche scientifique s&apos;appuie sur la démarche rationnelle mais en tentant de tirer des prévisions vérifiables de la théorie, qui permettent de la réfuter... ou non.</li>
<li><a name="ancre3"><sup>3</sup></a> « Antagonisme » [en ligne], Wikipédia, disponible sur <<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Antagonisme">http://fr.wikipedia.org/wiki/Antagonisme</a>>, (consulté le 4 février 2014).</li>
<li><a name="ancre4"><sup>4</sup></a> Voir <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CommentProduireUnDocumentAPlusieursCentai"></a> - <i>la parabole des aveugles et de l&apos;éléphant</i> </li>
<li><a name="ancre5"><sup>5</sup></a> Pour en savoir plus, voir le carré sémiotique ("<i>square of opposition</i>" en anglais) : « Le carré Sémiotique » [en ligne], Le blog de Jean-Michel Cornu, disponible sur <<a href="http://www.cornu.eu.org/news/le-carre-semiotique">http://www.cornu.eu.org/news/le-carre-semiotique</a>>, (consulté le 4 février 2014).</li>
<li><a name="ancre6"><sup>6</sup></a> Voir <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori">"Le choix a posteriori"</a></li>
<li><a name="ancre7"><sup>7</sup></a> Cela est dû au fait que nous utilisons un langage oral ou écrit mais qui se déroule de façon séquentielle. D&apos;autres formes de langage pourraient permettre de montrer simultanément deux ou plusieurs notions. C&apos;est le cas par exemple de la danse. Les abeilles utilisent cette forme de langage (sans cependant avoir un langage symbolique élaboré comme le nôtre). De même la langue des signes pour les sourds et malentendants, permet certaines choses qui sont impossible avec le langage oral, par exemple dire avec la main gauche une chose et autre chose, même opposée avec la main droite !</li>
<li><a name="ancre8"><sup>8</sup></a> Monod Jacques, Le hasard et la nécessité: essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne, Points. Série Essais, ISSN 1264-5524 43, 1 vol., Paris, France, Éd. du Seuil, 1970.</li>
<li><a name="ancre9"><sup>9</sup></a> Baddeley Alan D., Hitch G.J., « Working memory », in G. H. Bower (éd.), The psychology of learning and motivation : Advances in research and theory Volume 8, vol. 8, New York, Academic Press, 1974, p. 47‑90.</li>
<li><a name="ancre10"><sup>10</sup></a> Bono Edward De, Conflits: comment les résoudre, trad. Terrier Anne, 1 vol., Paris, France, Eyrolles, 2007.</li>
<li><a name="ancre11"><sup>11</sup></a> Braddeley, A. D., Hitch, G. J. et Bower, G. <i>ibid.</i></li>
<li><a name="ancre12"><sup>12</sup></a> Appelée "mémoire sémantique"</li>
<li><a name="ancre13"><sup>13</sup></a> Miller George A., « The magical number seven, plus or minus two: some limits on our capacity for processing information. », Psychological review 63 (1956/2), p. 81.</li>
<li><a name="ancre14"><sup>14</sup></a> Extrait de Jean-Michel Cornu, <i>Nouvelles technologies, nouvelles pensées ?, ibid.</i></li>
<li><a name="ancre15"><sup>15</sup></a> Yates Frances Amelia, L’art de la mémoire, trad. Arasse Daniel, Bibliothèque des histoires, ISSN 0768-0724, 1 vol., Paris, France, Gallimard, impr. 1987, 1987.</li>
<li><a name="ancre16"><sup>16</sup></a> Cicéron, De l’orateur, trad. Courbaud Edmond Éditeur scientifique, Collection des universités de France, ISSN 0184-7155, 1 vol., Paris, France, Les Belles Lettres, 1966.</li>
<li><a name="ancre17"><sup>17</sup></a> Carruthers Mary J., Machina memorialis: méditation, rhétorique et fabrication des images au Moyen Age, trad. Durand-bogaert Fabienne, Bibliothèque des histoires, ISSN 0768-0724, 1 vol., Paris, France, Gallimard, 2002.</li>
<li><a name="ancre18"><sup>18</sup></a> Carruthers, Mary J. <i>ibid.</i></li>
<li><a name="ancre19"><sup>19</sup></a>  « Des cartes pour décrire des contes : rencontre avec Vivian Labrie » [en ligne], Le blog de Jean-Michel Cornu, disponible sur <<a href="http://www.cornu.eu.org/news/des-cartes-pour-decrire-des-contes">http://www.cornu.eu.org/news/des-cartes-pour-decrire-des-contes</a>>, (consulté le 4 février 2014).</li>
<li><a name="ancre20"><sup>20</sup></a> « Ile Prospectic » [en ligne], <span class="missingpage">ProspecTIC</span><a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=ProspecTIC/edit">?</a>, disponible sur <<a href="http://prospectic.fing.org/texts/ile-prospectic">http://prospectic.fing.org/texts/ile-prospectic</a>>, (consulté le 4 février 2014).</li>
<li><a name="ancre21"><sup>21</sup></a> Cornu Jean-Michel, Nouvelles technologies, nouvelles pensées ?, Innovation (Limoges), ISSN 1961-8328, 1 vol., Limoges, France, FYP éditions, 2008.</li>
<li><a name="ancre22"><sup>22</sup></a> « Biosynth-ville : la ville de la biologie synthétique » [en ligne], Vivagora, disponible sur <<a href="http://web.archive.org/web/20130619184123/http://www.vivagora.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=436:biosynth-ville-la-ville-d-ela-biologie-synthetique&catid=21:nos-actions&Itemid=111">http://web.archive.org/web/20130619184123/http://www.vivagora.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=436:biosynth-ville-la-ville-d-ela-biologie-synthetique&catid=21:nos-actions&Itemid=111</a>>, (consulté le 4 février 2014).</li>
<li><a name="ancre23"><sup>23</sup></a>  Voir <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LaTailleDesGroupesEtLesRolesDesMembres"></a></li>
<li><a name="ancre24"><sup>24</sup></a> « Collectif pour un Québec sans pauvreté » [en ligne], disponible sur <<a href="http://www.pauvrete.qc.ca/">http://www.pauvrete.qc.ca/</a>>, (consulté le 4 février 2014).</li>
<li><a name="ancre25"><sup>25</sup></a>  Voir <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LaTailleDesGroupesEtLesRolesDesMembres"></a></li>
</ul>

<br />
 
<div class="row-fluid">
<div class="well"> <h3>En résumé</h3>
<div class="span5" style="text-align:justify"> 
Dans un échange à plusieurs, et plus encore dans un conflit, chacun à tendance à défendre sa position et à la répéter sans cesse pour être sûr qu&apos;elle soit bien prise en compte. Dans les faits, très souvent les différents points de vue ne s&apos;excluent pas mais au contraire se complètent pour donner ensemble une vision plus globale. Pour dépasser cette difficulté, il faut <b>prendre en compte nos deux modes de pensée </b> qui utilisent chacun une mémoire de travail différente.<br />
<br />
<b>Le premier, basé sur le discours</b>consiste à placer les idées les unes à la suite de l&apos;autre, un peu comme nous plaçons un pas devant l&apos;autre pour avancer depuis un point de départ jusqu&apos;à un point d&apos;arrivée en suivant un cheminement. Ce mode de pensée permet en particulier l&apos;approche rationnelle mais il prend très difficilement en compte le conflit (un point de départ, deux directions), l&apos;intelligence collective (plusieurs points de vue sur le même point d&apos;arrivée) ou encore la créativité (trouver de nouveaux chemins entre plusieurs points de départ et plusieurs points d&apos;arrivée) qui utilisent tous les trois un autre mode complémentaire.<br />
<br />
<b>Le deuxième mode de pensée est basée sur la cartographie</b>. Il consiste à disposer toutes les idées en fonction de leur proximité sur une même carte mentale, sans chercher à les sélectionner <i>a priori</i> pour obtenir une vision la plus complète des idées et des chemins possibles. Les schémas heuristiques (<i>mind mapping</i> en anglais) co-construits et projetés à la vue de tous lors de séances sont très performants pour donner une vision globale aux membres du groupe et ainsi permettre de chercher de nouvelles idées et de nouveaux points de vue plutôt que chacun ne se focalise que sur une ou quelques idées déjà proposées.<br />
</div> 
<div class="span5" style="text-align:justify"> <b>Pour aller plus loin</b>, deux approches sont possibles :<br />

<ul>
<li> <b>L&apos;art de la mémoire :</b> Lors de rencontres synchrones (en ligne ou en présentiel), il est possible de coupler la carte d&apos;idée avec une autre carte souvent territoriale que chacun peut conserver plus facilement dans sa mémoire à long terme. Il peut s&apos;agir d&apos;un lieu connu de tous (leur cathédrale pour les moines du Moyen Âge) ou à défaut d&apos;un lieu co-construit (il est plus facile de mémoriser à long terme un territoire que des idées) ; </li>
<li> <b>Les cartes textuelles :</b>  dans les échanges asynchrones en ligne, les personnes qui adoptent une attitude réactive (dix fois plus nombreux que les proactifs) et les "observateurs" (encore plus nombreux) utilisent des outils qui gèrent mal le mode graphique (<i>mail</i>, Facebook, Twitter). Proposer une carte dessinée nécessite alors de fournir un lien vers une page <i>web</i> qui contient la carte. Mais dans ce cas, une moitié seulement environ des participants vont voir la carte. Il est cependant possible d&apos;utiliser les possibilités de présentation des textes pour permettre une carte textuelle qui ne nécessite pas d&apos;être lue en entier comme un texte mais peut être parcourue comme une carte : listes à points et à sous-points, formulation courte des idées tenant sur maximum une ligne, gras, soulignés, italique pour mettre en valeur certains mots clés.</li>
</ul>

</div><br />
<br />
Mot clé : #cartographier</div>
</div><!-- /.row-fluid --><br />
<br />
<i>Crédits photographiques : By วาดโดยบุญศิริ เทพภูธร สพอ. นครหลวง จ.พระนครศรีอยุธยา [Public domain], via Wikimedia Commons</i></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique tags_motscles" data-id="motscles">
<span class="BAZ_label">Mots clÃ©s :</span>
<div class="BAZ_texte"> <ul class="tagit ui-widget ui-widget-content ui-corner-all show">
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CartographierPourDonnerUneVisionD039ens/listpages&tags=Concevoir et animer un projet" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Concevoir et animer un projet</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CartographierPourDonnerUneVisionD039ens/listpages&tags=Créer/fonctionner en réseau" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Créer/fonctionner en réseau</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CartographierPourDonnerUneVisionD039ens/listpages&tags=Visualiser des données" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Visualiser des données</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CartographierPourDonnerUneVisionD039ens/listpages&tags=méthode" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">méthode</a>
                    </li>
</ul>

</div>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
</div><!-- fin div BAZ_cadre_fiche  -->
]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Oct 2013 10:42:54 GMT</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>Un wiki pour le réseau EEDD de la Savoie</title>
        <link><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=UnWikiPourLeReseauEeddDeLaSavoie]]></link>
        <guid><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=UnWikiPourLeReseauEeddDeLaSavoie]]></guid>
        <author>WikiAdmin</author>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche BAZ_cadre_fiche_ils_l_ont_fait">
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Un wiki pour le réseau EEDD de la Savoie</h1>
<div class="BAZ_rubrique" data-id="auteur_fiche">
<span class="BAZ_label">Auteur de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte"> Antoine Delarue</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="listeListeLicencesCreativeCommons">
<span class="BAZ_label">Licence de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte">
Creative Commons BY-SA
</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="bf_description">
<span class="BAZ_label">TÃ©moignage :</span>
<span class="BAZ_texte"> Le réseau EEDD73 est en place depuis le 27 novembre 2012. <br />
La mise en place d&apos;une plate-forme d&apos;échange participative était une volonté du Comité de Pilotage du Réseau EEDD73. Mes compétences sur ces outils étaient donc intéressantes pour l&apos;ensemble du projet. <br />
Pour la mise en place de ce <i>Wiki</i>, j&apos;ai réalisé des interviews de structures utilisant cette plate-forme afin qu&apos;ils m&apos;éclairent sur les démarches (REEMA, Outils-réseaux ...).<br />
Connaissant les rudiments d&apos;utilisation de l&apos;outil, j&apos;ai fait beaucoup de recherches bibliographiques et de "test" pratique.<br />
<h3>Rencontre en territoire</h3>
L&apos;espace "Rencontres en territoire", est dédié à l&apos;information, l&apos;organisation ainsi qu&apos;à la participation des acteurs à ces événements, dont l&apos;objectif est de réunir l&apos;ensemble des acteurs de l&apos;Éducation à l&apos;Environnement et au Développement Durable afin de finaliser la charte. <br />
Nous sommes partis d&apos;un constat simple : Les boîtes <i>mail</i> sont "inondées" d&apos;informations et les personnes ne peuvent tout traiter. La démarche active d&apos;aller chercher l&apos;information nous a donc paru intéressante à mettre en oeuvre.<br />
Cet espace sert donc de plate-forme d&apos;échange direct entre les personnes concernées, sans passer directement par l&apos;animatrice du réseau.<br />
<h3>Une initiation aux outils collaboratifs ...</h3>
Dans cette dynamique, nous avons mis en place une formation aux outils collaboratifs en ligne, avec une partie entièrement dédié à l&apos;utilisation du <i>wiki</i>.<br />
L&apos;information a donc été transmise par rapport à la mise en place de ce site participatif.<br />
<h3>Une plate-forme de ce type a permis de :</h3>
<ul>
<li> Centraliser l&apos;ensemble des données.</li>
<li> Gagner du temps.</li>
<li> D&apos;intégrer l&apos;ensemble des acteurs au projet afin de construire ensemble et de partir de leurs attentes (organisation du co-voiturage, modalités pratiques, repas partagé).</li>
</ul>

<h3>Points forts</h3>
<ul>
<li> L&apos;ensemble des personnes inscrites ont eu accès à cette information et ont pu lire les informations.</li>
<li> Consultation accrue des informations.</li>
<li> Participation faible mais venant des personnes ayant reçu l&apos;initiation.</li>
</ul>

<h3>Points faibles</h3>
<ul>
<li> Peu de participation directe sur les pads et sur le <i>wiki</i></li>
<li> Peu d&apos;ouverture à d&apos;autres.</li>
</ul>

<h3>À éviter ?</h3>
<ul>
<li> Aller trop vite !</li>
<li> Privilégier le contact humain en premier lieu et ensuite y incorporer les outils collaboratifs en ligne.</li>
</ul>

<h3>Des astuces </h3>
<ul>
<li> Prendre le temps de demander l&apos;avis pour que les personnes s&apos;approprie cet outil.</li>
<li> Initier les futurs usager avant la mise en place (importance du contact physique avant la collaboration à distance).</li>
<li> Permettre aux utilisateurs des espaces de liberté.</li>
<li> Rassurer les utilisateurs sur la sécurité des données.</li>
</ul></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="site_internet">
<span class="BAZ_label">Lien internet :</span>
<span class="BAZ_texte">
<a href="http://www.reseau-eedd73.org/" class="BAZ_lien" target="_blank">http://www.reseau-eedd73.org/</a></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique tags_motscles" data-id="motscles">
<span class="BAZ_label">Mots clÃ©s :</span>
<div class="BAZ_texte"> <ul class="tagit ui-widget ui-widget-content ui-corner-all show">
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=UnWikiPourLeReseauEeddDeLaSavoie/listpages&tags=Communiquer et échanger" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Communiquer et échanger</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=UnWikiPourLeReseauEeddDeLaSavoie/listpages&tags=ils l ont fait" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">ils l ont fait</a>
                    </li>
</ul>

</div>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
</div><!-- fin div BAZ_cadre_fiche  -->
]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Oct 2013 10:43:37 GMT</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>Comprendre par vous-même ce qui se passe dans votre groupe</title>
        <link><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=ComprendreParVousmemeCeQuiSePasseDansV]]></link>
        <guid><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=ComprendreParVousmemeCeQuiSePasseDansV]]></guid>
        <author>WikiAdmin</author>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche BAZ_cadre_fiche_methodes">
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Comprendre par vous-même ce qui se passe dans votre groupe</h1>
<div class="BAZ_rubrique" data-id="auteur_fiche">
<span class="BAZ_label">Auteur de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte"> Jean-Michel Cornu</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="listeListeLicencesCreativeCommons">
<span class="BAZ_label">Licence de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte">
Creative Commons BY-SA
</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="bf_description">
<span class="BAZ_label">Description :</span>
<span class="BAZ_texte"> Il n&apos;y a pas une façon unique de bien faire fonctionner un groupe qui pourrait vous être apportée par l&apos;extérieur. Au contraire, c&apos;est aux participants du groupe de se poser les bonnes questions - sans en oublier - pour trouver les réponses adaptées. Ce questionnaire vous permet d&apos;étudier votre groupe sous toutes ses coutures. Il peut être rempli par le ou les animateurs mais encore mieux, par tous les membres, même ceux qui sont peu ou pas actifs.<br />
<br />
Note : avant d&apos;utiliser ce questionnaire, lisez au préalable <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LaCooperationEn28Motscles"></a><br />
<br />
<a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=ComprendreParVousmemeCeQuiSePasseDansV/upload&file=QuestionnaireCompréhensionGroupE.pdf" class="btn btn-primary"><i class="glyphicon glyphicon-upload icon-upload icon-white"></i> Télécharger le fichier QuestionnaireCompréhensionGroupE.pdf</a></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique tags_motscles" data-id="motscles">
<span class="BAZ_label">Mots clÃ©s :</span>
<div class="BAZ_texte"> <ul class="tagit ui-widget ui-widget-content ui-corner-all show">
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=ComprendreParVousmemeCeQuiSePasseDansV/listpages&tags=Concevoir et animer un projet" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Concevoir et animer un projet</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=ComprendreParVousmemeCeQuiSePasseDansV/listpages&tags=méthode" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">méthode</a>
                    </li>
</ul>

</div>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
</div><!-- fin div BAZ_cadre_fiche  -->
]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Oct 2013 10:42:54 GMT</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>La veille partagée et collaborative sur Internet</title>
        <link><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=LaVeillePartageeEtCollaborativeSurInterne]]></link>
        <guid><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=LaVeillePartageeEtCollaborativeSurInterne]]></guid>
        <author>WikiAdmin</author>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche BAZ_cadre_fiche_methodes">
<h1 class="BAZ_fiche_titre">La veille partagée et collaborative sur Internet</h1>
<div class="BAZ_rubrique" data-id="auteur_fiche">
<span class="BAZ_label">Auteur de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte"> Hélène Laxenaire - SupAgro Florac</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="listeListeLicencesCreativeCommons">
<span class="BAZ_label">Licence de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte">
Creative Commons BY-SA
</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="bf_description">
<span class="BAZ_label">Description :</span>
<span class="BAZ_texte"> <h3> 1. La veille c&apos;est quoi ?</h3>
<b>C&apos;est une surveillance</b>. En terme militaire, c&apos;est une sentinelle en garde de nuit.<br />
<h4>1.1 Définitions</h4>
"Savoir pour prévoir afin de pouvoir", détection des signaux faibles.<br />
<b>Les différentes phases de la veille : </b><br />

<ul>
<li> Collecter l&apos;information .</li>
<li> Trier, traiter l&apos;information. </li>
<li> Diffuser à un public donné. </li>
<li> Décider en fonction de l&apos;information récoltée.  </li>
</ul>

Mais en fonction du type de veille, toutes les phases ne sont pas forcément réalisées (la diffusion, par exemple dans le cadre d&apos;une veille purement personnelle) ou formalisées (la prise de décision le plus souvent).<br />
Il existe différents types de veille qui varient en fonction de l&apos;objet (juridique, informative,...) et de l&apos;objectif (veille stratégique où l&apos;on surveille la concurrence afin de pouvoir positionner son entreprise et ses produits en fonction, veille créative surveillant les travaux des <i>designers</i> afin  de détecter les prochaines tendances,...)<br />
Dans tous les cas, la veille est un <b>processus itératif et continu</b><br />

<ul>
<li> Itératif : allers et retours réguliers entre les résultats et les sources (et outils) afin d&apos;améliorer les résultats de la veille par rapport à ses objectifs. Cet aller-retour permet également de faire évoluer sa veille en fonction de l&apos;évolution des objectifs ou de l&apos;évolution propre au sujet que l&apos;on surveille (émergence de nouvelles thématiques dans son champ de veille par exemple).</li>
<li> Continu : une veille n&apos;est pas un état des lieux à un moment donné ou un état de l&apos;art mais un processus continu suivant l&apos;actualité et l&apos;évolution des objets de la veille.</li>
</ul>

<h4>1.2 Une veille informative... et collaborative</h4>
Dans le cadre de ce cours, nous nous intéresserons à la veille dite "informative".<br />
<b>Exemples de contenus surveillés :</b><br />

<ul>
<li> Actualité de la thématique. </li>
<li> Calendrier des manifestations, colloque. </li>
<li> Initiatives de groupes semblables mais dans un autre contexte (ça aère). </li>
<li> Actualité de la recherche. </li>
<li> Veille sur les nouvelles parutions (bibliographie). </li>
<li> Initiatives collaboratives. </li>
<li> Veille réglementaire (<i>light</i>). </li>
<li> .... </li>
</ul>

Les phases de la veille collaborative sont les mêmes que celles de la veille purement personnelle mais elles sont effectuées par tous les participants à cette veille collaborative. <br />

<ul>
<li> Collecter l&apos;information (ensemble). </li>
<li> Trier, traiter l&apos;information (ensemble). </li>
<li> Diffuser à un public donné (le groupe et au delà). </li>
<li> Décider en fonction de l&apos;information récoltée (rarement formalisé pour la veille informative). </li>
</ul>

Ces tâches sont effectuées par tous et non réparties.<br />
Le point le plus important est la diffusion : on se met d&apos;accord ensemble avec les participants à la veille collaborative sur le contenu, sur les critères de tri de ce que l&apos;on va amener à la veille collaborative. Ce peut être la veille qui intéresse le groupe et/où la veille à destination d&apos;un public précis.<br />
C&apos;est la différence entre une veille partagée et une veille collaborative :<br />

<ul>
<li> veille partagée : je fais ma veille, selon mes propres critères et je la partage.</li>
<li> veille collaborative : le groupe se met d&apos;accord ensemble sur l&apos;objet de la veille et approvisionne la veille collaborative uniquement sur cet objet.</li>
</ul>

<h3>2. La veille sur internet, ça change quoi ?</h3>
<b>La veille c&apos;est le traitement du flux</b><br />
<h4>2.1 Avant Internet</h4>
Les flux : la radio, la télévision, les journaux.<br />
Les phases de la veille :<br />

<ul>
<li> <b>Collecter</b> : abonnement à des journaux, des lettres d&apos;information. </li>
<li> <b>Trier, traiter</b> : revue de presse, dossier documentaire. </li>
<li> <b>Diffuser</b> : la revue de presse, mise à disposition du dossier. </li>
<li> <b>Décider</b> : note de synthèse, rapport. </li>
</ul>

<h4>2.2 Maintenant</h4>
Des flux d&apos;information nouveaux et qui s&apos;ajoutent aux anciens :<br />

<ul>
<li> Flux RSS </li>
<li> Réseaux sociaux </li>
<li> <i>Newsletter</i>, liste de diffusion </li>
<li> <i>E-Mail</i> </li>
<li> Système d&apos;alertes (service en ligne qui avertit <i>via</i> un <i>mail</i> ou un flux RSS quand un nouvel article parait sur des mots-clés que l&apos;on a choisi).</li>
<li> Surveillance de site (permet de suivre l&apos;actualité des sites qui n&apos;ont pas de flux RSS.</li>
</ul>

<b>Et on se retrouve souvent seul : pas de sélection, pas d&apos;éditorialisation</b>.<br />
<h3>3. Mettre en place une veille</h3>
<h4>3.1 Définir le champ et les thématiques</h4>
<h4>3.2 Trouver les sources</h4>
Trouver les bonnes sources est la première gageure devant le foisonnement d&apos;information disponible sur internet ! <br />
La prospection se fait <i>via</i> des moteurs de recherche, des outils de <i>social bookmarking</i> (Diigo, Pearltrees,...), des revues papier, des recommandations de collègues, etc... Mais il y a ensuite une réévaluation constante des sources (ajout, suppression) en fonction des résultats de la veille : va et vient constant.<br />
Dans le modèle proposé par Jean-Michel Cornu : abondance/rareté/opportunité/contrainte, la veille se situe du coté de l&apos;abondance, l&apos;abondance de l&apos;information disponible sur Internet. <br />
<br />
<figure class="attached_file center whiteborder lightshadow "><img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/LaVeillePartageeEtCollaborativeSurInterne_modeleCornu2_20130704161614_20130704161636.png" alt="Modèle rareté abondance" width="580" height="279" /></figure> <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LaVeillePartageeEtCollaborativeSurInterne/upload&file=modeleCornu2.png" title=&apos;Mise à jour&apos;></a><br />
(<i>Crédit : Marc Lanssens - SupAgro Florac - CC By-Sa</i> )<br />
La stratégie gagnante est donc celle de l&apos;opportunité et non celle de la planification : je ne peux savoir à l&apos;avance ce que je vais trouver comme information, puisque la veille est justement la surveillance de l&apos;actualité et des signaux faibles. Il faut donc "essayer" des sources et en fonction du résultat, les modifier.<br />
La difficulté est de savoir par où commencer, de trouver le bon bout de l&apos;écheveau. En effet, au fur et à mesure que la veille se structure et devient de plus en plus pertinente, les différentes sources font références à d&apos;autres sources pertinentes. Il y a une sorte de prime au gagnant : plus la veille a évolué et s&apos;est structurée et plus c&apos;est facile de l&apos;améliorer encore ! Et les algorithmes de suggestion proposés par différents outils de veille (Google reader, Twitter) renforcent ce paradoxe : plus les sources qui constituent déjà notre veille sont pertinentes et plus les sources proposées automatiquement le sont. Afin de limiter cet effet pervers, il est intéressant, plutôt que de partir d&apos;un moteur de recherche, de commencer à repérer les sources utilisées par des veilles proches de notre sujet. C&apos;est tout l&apos;intérêt de la veille partagée. Ce veilleur a mis en ligne un agrégateur de flux RSS sur une thématique proche de la mienne, qu&apos;elles sont les sources qu&apos;il a utilisé ? Je trouve pertinent la veille de cet utilisateur de Twitter, qui suit-il ? Qui le suit ? Ainsi de proche en proche, en tâtonnant, on se constitue sa propre sélection en bénéficiant du travail de sélection déjà effectué par d&apos;autres veilleurs et à l&apos;adaptant à ses propres besoins.<br />
<h4>3.3 Évaluer ses sources</h4>
<h5>3.3.1 Problématique de l&apos;évaluation</h5>
<b>3.3.1.1 Le monde <i>en dur</i> : un monde connu où l&apos;autorité prime</b><br />
La matérialité du support <i>en dur</i> (papier, bande magnétique, DVD,...) implique la "rareté" de la ressource : on ne peut éditer un million de livres à chaque fois ! L&apos;information passe par des canaux bien définis et limités (par la matérialité et/ou par la réglementation : le CSA attribue les fréquences aux radios et aux télévisions car elles sont en nombre limités, pour diffuser efficacement un livre, il faut passer par un éditeur (qui prendra un risque financier), et qui passera lui-même par un diffuseur qui transportera les ouvrages dans des points de vente bien définis. Et l&apos;ouvrage devra avoir un dépôt légal à la BNF. En conclusion, le faible nombre des canaux de diffusion plus un paysage informationnel qui n&apos;a pas trop bougé en 30 ans permet d&apos;avoir des repères pour facilement évaluer l&apos;information : le nom de l&apos;éditeur, de l&apos;auteur, de la station de radio, le type de périodique et même la maquette du périodique suffisent bien souvent.<br />
L&apos;évaluation se fait à partir de l&apos;<b>autorité</b> : que ce soit celle accordée à l&apos;auteur proprement dit ou bien souvent son éditeur, le périodique qui le publie ou la chaîne de télévision ou de radio auquel il appartient.<br />
<b>3.3.1.2 Le web 2.0 ou la dilution de l&apos;autorité et des repères classiques</b><br />
Sur internet, il n&apos;y a plus d&apos;éditorialisation pour une bonne part des contenus. La hiérarchisation de l&apos;information est souvent laissée à des algorithmes : hiérarchie des résultats dans les moteurs de recherche, vidéos associées sur Youtube, etc...<br />
De plus, le support, sorti de la matérialité, n&apos;est plus contraint à une seule source, identifiée. Sur une même page <i>web</i> on peut trouver des informations venant automatiquement de plusieurs sources extérieures (flux RSS, pages imbriquées) sans que cela soit forcément visible pour le visiteur.<br />
Le support numérique permet l&apos;écriture collaborative, où on ne sait plus qui est l&apos;auteur (Wikipedia) mais également des contenus générés automatiquement <i>via</i> des bases de données : pour une même recherche, une page Amazon sera différente en fonction des recherches précédentes, des achats déjà effectués, des achats effectués par les autres utilisateurs, etc... <br />
Les facilités offertes par le copier-coller contribue à cette dilution de l&apos;autorité. Certains textes pouvant être composés d&apos;assemblage (plus ou moins réussis, d&apos;autres textes).<br />
<h5>3.3.2 Les critères d&apos;évaluation des sources sur le web 2.0</h5>
<b>3.3.2.1 Évaluation des sources primaires</b><br />
<i>Sources primaires</i> : sites qui contiennent les articles. On les surveille <i>via</i> le flux RSS de site, un agent de surveillance de page, l&apos;inscription a une <i>newsletter</i> publiant les nouveautés.<br />
Critères d&apos;évaluation :<br />

<ul>
<li> Autorité : l&apos;auteur, l&apos;éditeur du site : je surveille le <i>blog</i> de tel auteur qui est spécialiste de..., je suis les flux RSS du site de l&apos;Institut de ...</li>
<li> Critères extérieurs (quand on ne connaît ni l&apos;auteur, ni l&apos;éditeur du site).</li>
<li> Qualité intrinsèque du texte. </li>
<li> Cohérence avec ce que l&apos;on sait déjà. </li>
<li> Vocabulaire, construction du texte. </li>
<li> Sources. </li>
</ul>

Quand on évalue <i>via</i> les critères extérieurs, il faut faire attention à "la cosmétique de la crédibilisation" qui consiste à donner toutes les apparences de crédibilité à un site. (cf. Fogg, B. J. 2002.<i> Persuasive Technology : Using Computers to Change What We Think and Do</i>. 1ère éd. Morgan Kaufmann)<br />
<b>3.3.2.2 Évaluation des sources secondaires</b><br />
<i>Sources secondaires</i> : articles repérés et signalés par d&apos;autres <i>via</i> Twitter, Facebook, une veille partagée, un bulletin de veille...<br />
Critères d&apos;évaluation : la confiance que l&apos;on accorde à celui qui vous a signalé le lien. <br />
(Petite parenthèse à caractère informationnel et historique : <br />
Nous avons été habitué à faire confiance aux documentalistes et aux bibliothécaires pour le choix des documents sélectionnés et disponibles : on vérifie rarement le sérieux ou la fiabilité d&apos;un ouvrage du centre de documentation partant du principe que le document a été sélectionné. Quand le <i>web</i> est devenu grand public au milieu des années 90, on a d&apos;abord appliqué ce modèle au <i>web</i> sous la forme d&apos;annuaire répertoriant et classant des sites <i>webs</i> sélectionnés par des êtres humains (et néanmoins documentalistes). Devant l&apos;ampleur de la tâche et l&apos;amélioration des sélections effectuées par les moteurs de recherche, les annuaires généralistes ont disparu au profit des moteurs de recherche. C&apos;est le début de l&apos;ère Google où l&apos;on a transféré la confiance accordée jusqu&apos;alors à des êtres humains à un algorithme de recherche. Puis le web 2 avec les outils de <i>social bookmarking</i> ou de <i>curation</i> mais aussi la veille <i>via</i> les réseaux sociaux (notamment Twitter) a réaffirmé la plus-value de la sélection.<br />
Dans ce contexte, la veille partagée et/ou collaborative montre toutes sa force, car la sélection des informations se fait au sein même de la communauté d&apos;intérêt et donc outre la pertinence, c&apos;est le niveaux de confiance dans la sélection qui est élevé et qui donne toute sa valeur ajoutée à ce type de veille.<br />
<h4>3.4 Classer et ordonner sa veille</h4>
Nous sommes abreuvés de flux d&apos;informations, les sources se multiplient grâce au web 2, cela déborde, on est inondé, alors pour éviter la noyade, il faut faire un peu de plomberie...<br />
Repérer les sources pertinentes puis grâce aux outils, les filtrer, les rassembler et les faire venir jusqu&apos;à nous.<br />
<h5>3.4.1 En pratique : agréger ses sources au même endroit : niveau Padawan</h5>
Des outils pour agréger les flux RSS et/ou ceux des de réseaux sociaux : <br />

<ul>
<li> L&apos;ensemble des flux : iGoogle, Google reader. </li>
<li> Editorialisation automatisée : Paper.li, Feedly. </li>
</ul>

Cela permet d&apos;optimiser le moment dédié à la veille et de le sortir du <i>mail</i>, car le moment où on lit ses <i>mails</i> n&apos;est pas forcément le moment que l&apos;on a dédié pour sa veille.<br />
<h5>3.4.2 En pratique : filtrer, recomposer les sources : niveau Jedi</h5>
<ul>
<li> Rassembler plusieurs flux en un seul.</li>
<li> Filtrer un ou plusieurs flux pour en recomposer un (Yahoo Pipes).</li>
<li> Créer un flux à partir d&apos;une veille partagée (Delicious, Diigo).</li>
<li> Connecter plusieurs services web 2 entre eux (Itttf).</li>
</ul>

<h5>3.4.3 Se recréer un espace informationnel à échelle humaine dans l&apos;océan du <i>web</i></h5>
Le risque de ce tri c&apos;est de ne plus accéder qu&apos;au connu, qu&apos;au confortable sans être confrontés à d&apos;autres avis ou d&apos;autres visions. Mais de nouveau, la veille collaborative nous sort de cet écueil :<br />

<ul>
<li> Les sources sont multiples (toutes les sources de tous les participants). </li>
<li> Mais les informations sont sélectionnées. </li>
<li> C&apos;est la chance de la multiplicité des sources (intelligence extérieure, aération) sans le poids de l&apos;infobésité !  </li>
<li> Même principe sur les réseaux sociaux mais avec moins de pertinence (donc plus de bruit).</li>
<li> Sérendipité accrue sur internet que dans le monde en dur.</li>
</ul>

Et il faut l&apos;accepter !<br />
<h4>3.5 Trier pour ne pas couler !</h4>
Pour s&apos;y retrouver sans être noyé, il faut apprendre à évaluer les informations que l&apos;on reçoit à partir des données secondaires : <b>on ne doit pas tout lire !</b><br />
<h5>3.5.1 Critères de tri</h5>
<ul>
<li> Données secondaires : titre, commentaire, etc...</li>
</ul>

D&apos;où l&apos;importance de les rendre le plus explicite possible.<br />

<ul>
<li> Redondance.</li>
</ul>

Ce n&apos;est plus un ennemi (bruit) mais ce peut être une alerte sur l&apos;importance d&apos;une information.<br />

<ul>
<li> Je lis ou pas / je garde ou pas / je transmets ou pas.</li>
</ul>

<h4>3.6 Diffuser sans noyer les autres !</h4>
Attention au syndrome "Dieu reconnaîtra les siens". Ne pas tout envoyer, à tout le monde en se disant, "ils trieront" ou "ça intéressera bien quelqu&apos;un". Il faut trier ce que l&apos;on diffuse et à qui on le diffuse. Le contraire est contre-productif. C&apos;est là le grand avantage d&apos;une veille collaborative, on connaît bien son public, qui est identifié. Il ne transmettre que ce qui intéresse le groupe<br />
Sur les réseaux sociaux, il faut diffuser ce qui nous intéresse nous et non ce qui pourrait potentiellement intéresser ceux qui vous suivent car ce choix subjectif, cette éditorialisation est la plus-value de votre veille. Les réseaux sociaux sont le lieu de la subjectivité assumée, sa force même.<br />
Comment diffuser sa veille ?<br />

<ul>
<li> Réseaux sociaux : re-tweet, partage.</li>
<li> Création d&apos;un flux RSS (Diigo, Delicious).</li>
<li> Bulletin PDF généré automatiquement depuis un flux : Zinepal.</li>
<li> Éviter le <i>mail</i> sauf sous forme de <i>newsletter</i>.</li>
<li> Veille collaborative : utilisation d&apos;un mot clé spécifique au groupe pour rediriger les informations plus spécialement dédiées au groupe : Diigo, Scoop.it.</li>
</ul>

<h3>4. Capitaliser</h3>
<h4>4.1 On ne doit pas tout garder ! Changement de posture</h4>
Les deux logiques : <br />

<ul>
<li> Logique du fonds : dans un monde de rareté, on essaye de tout rassembler dans un même endroit (bibliothèque). C&apos;est le monde du support papier.</li>
<li> Logique du flux : dans un monde d&apos;abondance, on met en place des outils et des méthodes pour repérer l&apos;information intéressante. C&apos;est le monde du support en ligne</li>
</ul>

De plus, la valeur de l&apos;écrit a changé. Dans le monde <i>en dur</i>, on parle plus que l&apos;on écrit. Le document écrit est le plus souvent une trace, une sauvegarde. Sur le <i>web</i>, on écrit plus qu&apos;on ne parle mais c&apos;est un écrit qui a souvent la même valeur que l&apos;on donnait à la parole, c&apos;est notamment le cas des <i>mails</i>, beaucoup moins formels et beaucoup plus éphémères qu&apos;un courrier papier. On ne garde pas un <i>mail</i> disant "Tu viens samedi ?", pas plus qu&apos;on enregistrerait la voix de la personne nous le demandant en direct. De même, la valeur de l&apos;écrit sur Twitter ressemble plus à la valeur que l&apos;on donne aux informations à la radio : on n&apos;enregistre pas le journal de France Inter parce qu&apos;on ne l&apos;a pas entendu. Si je ne vais pas consulter Twitter une semaine, je ne vais pas relire tous les <i>tweets</i> qui sont passés depuis une semaine, ni culpabiliser car je les ai loupés. et inversement, la valeur de l&apos;audio change aussi. Par le podcast, je peux écouter une émission de radio plusieurs mois après.<br />
<h4>4.2 Comment ? </h4>
Nous savons parfaitement gérer les informations qui nous arrivent par les canaux "anciens" : courrier papier, téléphone, etc.. Nous ne savons pas encore gérer celles qui arrivent, dans des proportions sans communes mesures, de manière électronique. Il faut donc mettre en place une méthode de gestion des connaissances. Il en existe de nombreuses, la méthode GTD par exemple peut servir à cela. Peu importe la méthode choisie mais il faut absolument en mettre une en place. Une fois cette méthode choisie, il existe des outils permettant de la mettre en place. <br />
<h4>5. Mais j&apos;ai pas le temps!</h4>
<ul>
<li> Automatiser tout ce qui est automatisable.</li>
</ul>

Les machines sont justement là pour décharger les humains des tâches répétitives et leur permettre de bénéficier de plus de temps pour les choses vraiment intelligentes. Par exemple, prenez le temps de mettre des filtres sur votre messagerie pour évacuer des <i>spams</i> ou ranger automatiquement dans des dossiers les <i>mails</i> des <i>newsletters</i> que vous lirez plus tard. Chaînez vos applications web 2 afin de n&apos;avoir à poster votre veille qu&apos;à un seul endroit pour qu&apos;ensuite elle soit envoyer automatiquement sur d&apos;autres médias. La plupart des services le proposent mais vous pouvez le faire de façon plus large avec des services comme IFTTT. Exemple : j&apos;ajoute une actualité sur ma veille partagée sur Diigo, elle est publié automatiquement sur Facebook, Twitter et sur le flux RSS de ma veille.<br />

<ul>
<li> Définissez un moment dans votre agenda pour la veille et tenez-vous y ! (c&apos;est-à-dire, refusez si possible des réunions sur ce créneau : "non, je ne suis pas disponible")  Si vous décidez de faire votre veille juste quand vous n&apos;avez plus d&apos;autres choses à faire, vous ne ferez jamais votre veille.</li>
<li> Bénéficiez de la veille des autres grâce à la veille partagée !!</li>
</ul>

<br />
<div class="well"  style="text-align:justify">
<h3>Focus sur la veille collaborative</h3>
<div class="row-fluid">
<div class="span4">
<h4>Collecte : signaler</h4>
<ul>
<li> En faisant sa veille repérer ce qui peut intéresser le réseau
<ul>
<li> Mots-clés : Delicious, Diigo.</li>
<li> Hashtag : Twitter.</li>
<li> Partage à un groupe : Facebook.</li>
</ul>
</li>
<li> Utiliser la redondance : Yahoo Pipes.</li>
</ul>

</div><!-- fin span4-->
<div class="span4"><br />
<h4>Diffusion</h4>
<ul>
<li> Flux RSS : agrégateur, site internet.</li>
<li> Scoop.it, Paper.li.</li>
<li> Page Facebook.</li>
<li> <i>Mail</i> (peut être généré automatiquement depuis le flux).</li>
<li> PDF (peut être généré automatiquement depuis le flux).</li>
</ul>

</div><!-- fin span4-->
<div class="span4"><br />
<h4>Capitalisation</h4>
<ul>
<li> Scoop.it : mot clé.</li>
<li> Delicious : stack.</li>
<li> Pearltrees.</li>
<li> Zotero.</li>
</ul>

</div><!-- fin span4-->
</div><!-- fin row-fluid -->
</div><!-- fin well --></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique tags_motscles" data-id="motscles">
<span class="BAZ_label">Mots clÃ©s :</span>
<div class="BAZ_texte"> <ul class="tagit ui-widget ui-widget-content ui-corner-all show">
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LaVeillePartageeEtCollaborativeSurInterne/listpages&tags=Partager et diffuser sa veille" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Partager et diffuser sa veille</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LaVeillePartageeEtCollaborativeSurInterne/listpages&tags=Veiller" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Veiller</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LaVeillePartageeEtCollaborativeSurInterne/listpages&tags=méthode" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">méthode</a>
                    </li>
</ul>

</div>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
</div><!-- fin div BAZ_cadre_fiche  -->
]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Oct 2013 10:42:54 GMT</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>Blogger</title>
        <link><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=BloggeR]]></link>
        <guid><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=BloggeR]]></guid>
        <author>WikiAdmin</author>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche BAZ_cadre_fiche_outils">
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Blogger</h1>
<div class="BAZ_rubrique" data-id="auteur_fiche">
<span class="BAZ_label">Auteur de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte"> Outils Réseaux</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="listeListeLicencesCreativeCommons">
<span class="BAZ_label">Licence de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte">
Creative Commons BY-SA
</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="chapeau">
<span class="BAZ_label">En introduction :</span>
<span class="BAZ_texte"> Blogger est une plate-forme de <i>blogs</i> fournie par Google.</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<a class="img-responsive triggerimage center" rel="#overlay-link" href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/cache/image_imagebf_imageblogger.jpg">
<img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/cache/vignette_imagebf_imageblogger.jpg" alt="imagebf_imageblogger.jpg" />
</a>
<div class="BAZ_rubrique" data-id="site_officiel">
<span class="BAZ_label">Site officiel :</span>
<span class="BAZ_texte">
<a href="http://www.blogger.com" class="BAZ_lien" target="_blank">http://www.blogger.com</a></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique tags_motscles" data-id="motscles">
<span class="BAZ_label">Mots clÃ©s :</span>
<div class="BAZ_texte"> <ul class="tagit ui-widget ui-widget-content ui-corner-all show">
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=BloggeR/listpages&tags=Communiquer et échanger" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Communiquer et échanger</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=BloggeR/listpages&tags=outil" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">outil</a>
                    </li>
</ul>

</div>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="listeListeFamillesOutils">
<span class="BAZ_label">Famille d&apos;outils :</span>
<span class="BAZ_texte">
Blogs
</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="presentation">
<span class="BAZ_label">PrÃ©sentation :</span>
<span class="BAZ_texte"> <object style="height : 390px; width : 640px">
<param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/pj8s39kbKEU?version=3&feature=player_detailpage"><param name="allowFullScreen" value="true">
<param name="allowScriptAccess" value="always">
<embed src="http://www.youtube.com/v/pj8s39kbKEU?version=3&feature=player_detailpage" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowScriptAccess="always" width="640" height="360"></embed>
</object></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="pre_requis">
<span class="BAZ_label">PrÃ©-requis :</span>
<span class="BAZ_texte"> <ul>
<li> Savoir utiliser un logiciel de traitement de textes.</li>
</ul></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="resume_appli">
<span class="BAZ_label">Quelques applications :</span>
<span class="BAZ_texte"> <ul>
<li> <a href="http://creer-unblog.blogspot.com/2007/01/votre-guide-simple-pour-crer-facilement.html"></a></li>
<li> <a href="http://www.commentcamarche.net/faq/15053-creer-son-blog-avec-blogger"></a></li>
</ul></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="prise_main">
<span class="BAZ_label">Prise en main :</span>
<span class="BAZ_texte"> <object id="calameo-viewer-000311730fb652bfb9d3b-1333627132" width="520" height="500"><param name="movie" value="http://v.calameo.com/2.3/cviewer.swf?bkcode=000311730fb652bfb9d3b&langid=fr" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed src="http://v.calameo.com/2.3/cviewer.swf?bkcode=000311730fb652bfb9d3b&langid=fr" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="520" height="500"></embed></object></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="aller_plus_loin">
<span class="BAZ_label">Pour aller plus loin :</span>
<span class="BAZ_texte"> <object width="560" height="420" id="pt-embed-3325734-123-object" type="application/x-shockwave-flash" data="http://cdn.pearltrees.com/s/embed/getApp"><param name="flashvars" value="lang=fr_FR&embedId=pt-embed-3325734-123&treeId=3325734&pearlId=25274381&treeTitle=blogger&site=www.pearltrees.com%2F" /><param name="movie" value="http://cdn.pearltrees.com/s/embed/getApp" /><param name="wmode" value="opaque" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><a href="http://www.pearltrees.com/monsieurab/blogger/id3325734" alt="blogger" style="text-decoration:underline;"><span style="font-size:14pt;color:black;font-weight:bold">blogger</span><span style="font-size:10pt;color:#999999;font-weight:normal"> et theme / sidebar / footer / header dans Web / grindaizer (monsieurab)</span></a></object></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="avantages">
<span class="BAZ_label">Avantages :</span>
<span class="BAZ_texte"> <ul>
<li> Simplicité d&apos;utilisation pour de nombreuses applications :  insertion de photos, mise en forme, ouverture de plusieurs <i>blogs</i> avec un même code d&apos;accès, édition de texte etc.
<ul>
<li> Grande capacité de personnalisation de l&apos;apparence de son <i>blog</i>.</li>
</ul>
</li>
</ul></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="inconvenients">
<span class="BAZ_label">InconvÃ©nients :</span>
<span class="BAZ_texte"> <ul>
<li> Nécessité de tout paramétrer soi-même.</li>
</ul></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="checkboxListeLicence">
<span class="BAZ_label">Licence :</span>
<span class="BAZ_texte">
Logiciel propriÃ©taire, Gratuit
</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="listeListePriseEnMain">
<span class="BAZ_label">Utilisation :</span>
<span class="BAZ_texte">
Facile
</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="listeListeInstallation">
<span class="BAZ_label">Installation :</span>
<span class="BAZ_texte">
Ne s&apos;installe pas
</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
</div><!-- fin div BAZ_cadre_fiche  -->
]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Oct 2013 10:41:08 GMT</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>Les réseaux qui durent sont sous licence CC BY SA</title>
        <link><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=LesReseauxQuiDurentSontSousLicenceCcBy]]></link>
        <guid><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=LesReseauxQuiDurentSontSousLicenceCcBy]]></guid>
        <author>WikiAdmin</author>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche BAZ_cadre_fiche_concept">
<a class="img-responsive triggerimage right" rel="#overlay-link" href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/cache/image_bf_imagecc-by-sa.jpg">
<img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/cache/vignette_bf_imagecc-by-sa.jpg" alt="bf_imagecc-by-sa.jpg" />
</a>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Les réseaux qui durent sont sous licence CC BY SA</h1>
<div class="BAZ_rubrique" data-id="auteur_fiche">
<span class="BAZ_label">Auteur de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte"> Gatien Bataille</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="listeListeLicencesCreativeCommons">
<span class="BAZ_label">Licence de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte">
Creative Commons BY-SA
</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="bf_description">
<span class="BAZ_label">Description :</span>
<span class="BAZ_texte"> <h2>Introduction : Un monde à la dérive
Un peu de fiction pour débuter...</h2>
<b>Consigne : Imaginez le monde actuel à la lumière de ces données</b><br />

<ul>
<li> Nous sommes il y a quelques millénaires, pour utiliser un "e" il faudra me verser des royalties... Et si vous tentiez votre premier discours ? (préparez votre portefeuille !! Il y a des milliers d&apos;années, l&apos;humain passe un cap majeur : c&apos;est l&apos;invention de l&apos;écriture et des alphabets. Un peu en avance sur mon temps, j&apos;entrevois rapidement l&apos;intérêt de protéger la lettre "e" par une licence restrictive. Dorénavant, à chaque fois que vous désirez utiliser cette lettre, payez ou réduisez vos ambitions ;-)</li>
<li> Nous sommes dans un atelier en Mésopotamie, 3500 ans avant Jésus Christ. Par un coup de génie (surtout inspiré de la nature mais chuuut) je viens d&apos;inventer la roue ! Un peu en avance sur mon temps, j&apos;entrevois rapidement l&apos;intérêt de protéger cette invention par une licence restrictive. Dorénavant, à chaque fois que vous désirez utiliser une roue il faudra me verser des royalties... Imaginez votre vie actuelle !</li>
<li> Il y a 350000 ans, en bordure d&apos;une grotte, voilà des jours et des jours que je tente de reproduire ce feu que nous chérissons et entretenons lorsqu&apos;il tombe du ciel. Et voilà que je tombe enfin sur la "méthode reproductible" à souhait pour faire du feu. Un peu en avance sur mon temps, j&apos;entrevois rapidement l&apos;intérêt de protéger cette invention par une licence restrictive. Dorénavant, à chaque fois que vous désirez faire du feu il faudra me verser des royalties... Imaginez votre vie actuelle !</li>
</ul>

<b>Maintenant passons dans la réalité</b><br />

<ul>
<li> Une société australienne est parvenue à placer une licence sur un gène humain lié à un type précis de cancer.  Résultat : Pour pouvoir étudier ce gène afin de trouver un médicament, il faut payer... </li>
<li> "A" est une société polonaise qui vend des livres <i>online</i>. Apple a attaqué cette société en justice pour utilisation abusive de sa "marque"... et oui, le site internet de "A" était a.pl.</li>
<li> Une institutrice avait lancé un <i>blog</i> sur lequel elle échangeait avec ses élèves. Elle s&apos;est vue attaquée par le quotidien "Le Figaro" pour violation du droit de sa marque... Et oui, le <i>blog</i> de l&apos;enseignante se nommait "La classe de Madame Figaro" (par ailleurs le vrai nom de cette femme).</li>
<li> Monsanto retente une fois encore de placer ses semences de soja sous le contrôle d&apos;une licence, ce qui empêcherait à terme tout personne n&apos;ayant pas payé de royalties de resemer les semences de soja produite dans son champ.</li>
<li> Plusieurs sociétés de journaux (canadiennes ou allemandes) tentent de faire passer ou ont fait passer des lois afin d&apos;interdire le droit de faire des liens vers leurs contenus sans avoir préalablement versé des royalties.</li>
<li> Ainsi, une société irlandaise demande 200 euros par lien hypertexte pointant vers son contenu.</li>
<li> Une société canadienne demande quant à elle 150 euros par utilisation d&apos;un simple extrait de son contenu (ce qui revient à faire disparaître un droit reconnu, celui de la citation).</li>
<li> Les chaussures I will ont déposé le terme <i>"i will"</i> comme marque. Sur cette base légale, elle attaque maintenant en justice ceux qui utilisent ce terme... Il signifie pourtant "je veux" en anglais... Pour l&apos;instant, elle n&apos;attaque que des concurrents directs (comme Nike par exemple) mais qu&apos;en sera-t-il après ?</li>
<li> Le robot censeur (content ID) qui scanne en permanence les vidéos déposées sur Youtube a entraîné le retrait de plusieurs vidéos sous prétexte de violation du droit d&apos;auteur une vidéo d&apos;un amateur de nature s&apos;est vue retirée car les chants d&apos;oiseaux en arrière fond (le son pris en direct dans la nature) car reconnu par le robot censeur comme violant le droit d&apos;auteur (par erreur bien sûr),
<ul>
<li> la vidéo amateur des météorites de Russie a été considérée comme violant le droit d&apos;auteur car sur l&apos;autoradio on entendait au loin une chanson... </li>
<li> pas mal d&apos;auteurs alertés par le robot censeur sur des violations possibles de leur droit d&apos;auteur préfèrent ne pas intervenir afin de partager les recettes publicitaires générées par Google.</li>
</ul>
</li>
<li> Des discussions portent actuellement pour placer des DRM sur le langage html5. Ceci empêcherait l&apos;utilisation "gratuite" de ce langage pourtant universel et qui fonde la base de l&apos;Internet. </li>
</ul>

- Audi a déposé une revendication de propriété intellectuelle (marque) sur la lettre "Q" pour protéger sa voiture l&apos;Audi Q... On atteint là des limites qui posent question : la protection d&apos;une simple lettre soulève le devenir de notre "droit" à l&apos;écriture ! <br />
<br />
<b>Les DRM (Digital Rights Management)</b><br />
Les DRM ont pour objectif de contrôler l&apos;utilisation qui est faite des ?uvres numériques. Ces dispositifs peuvent s&apos;appliquer à tous types de supports numériques physiques (disques, DVD, Blu-ray, logiciels, etc.) ou de transmission (télédiffusion, services Internet, etc.) grâce à un système d&apos;accès conditionnel.<br />
Limiter la copie n&apos;est qu&apos;une raison superficielle à l&apos;ajout de DRM à une technologie. Les DRM échouent complètement lorsqu&apos;il s&apos;agit d&apos;empêcher la copie, mais sont remarquablement efficaces pour éviter toute innovation. En effet les DRM sont couverts par les lois anti-contournement telles que la célèbre DMCA de 1998 (US Digital Millennium Copyright Act) et l&apos;EUCD de 2002 (EU Copyright Directive) ; chacune d&apos;elle fait du contournement de DRM un crime, même si vous n&apos;enfreignez aucune autre loi.<br />
<h2>Pourquoi en sommes-nous là ?</h2>
L&apos;arrivée des licences ouvertes ou facilitant la diffusion, la virtualisation toujours plus facile et large des données et du savoir, et les imprimantes 3D qui permettent de réaliser à peu près tout, ont fortement raidi la position des gouvernements (sous la pression du lobbying des entreprises) en ce qui concerne le droit d&apos;auteur et la propriété intellectuelle.<br />
<br />
Un mouvement de fond important est en marche pour restreindre la liberté...<br />

<ul>
<li> Les gestionnaires de droits qui voient ceux-ci mis sous "contrainte" par l&apos;arrivée du <i>web</i> et de la numérisation exercent un lobbying important auprès des états.</li>
<li> Les états quant à eux sont incapables d&apos;organiser un réel débat public sur la question et se laissent influencer par le <i>lobbying</i>.</li>
</ul>

Enfin, les intermédiaires techniques (serveur <i>web</i>, plate-forme de partage...) sont mis sous pression pour utiliser des outils de protection du droit d&apos;auteur des ?uvres circulant sur leur serveur. En voulant se protéger, ils participent en fait au durcissement généralisé du droit d&apos;auteur. <br />
On en arrive donc à des situations inquiétantes de limitation des droits qui auront des conséquences terribles à l&apos;échelle du monde !<br />
La réaction s&apos;organise, mais elle doit être soutenue car les opposants sont féroces et bien outillés.<br />
<br />
<b>Copyfraude</b><br />
Wikipédia : Revendication de <i>copyright</i> frauduleuse, comme par exemple prétendre avoir des droits sur des ?uvres du domaine public.<br />
On assiste de plus en plus à la pose de droit d&apos;auteur sur des ?uvres ou objets qui ne devraient pas en faire l&apos;objet (par exemple la peinture de la Joconde non photographiable dans le musée). Ces droits sont illégaux mais non contestés car actuellement personne ne défend le domaine public (peu explicité dans le droit).<br />
<h2>Et pourtant </h2>
<figure class="attached_file left medium"><img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/LesReseauxQuiDurentSontSousLicenceCcBy_mic1_20140117143713_20140117134051.png" alt="mickey mic1.png" width="162" height="167" /></figure> <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LesReseauxQuiDurentSontSousLicenceCcBy/upload&file=mic1.png" title=&apos;Mise à jour&apos;></a><b>Un cas concret : Protégeons Mickey</b><br />
<br />
Le succès de Walt Disney ne repose-t-il pas dans une large mesure sur le fait d&apos;avoir puisé librement dans le patrimoine des contes et des légendes, devenus entre temps des modèles littéraires du domaine public ? Disney a, parmi d&apos;autres, redonné vie à des personnages emblématiques comme Blanche Neige, la petite Sirène ou la Belle et la bête. Il les a modifiés, "remixés", réincarnés. Le résultat lui a fait gagner de l&apos;argent. Ce succès commercial repose donc lui aussi sur le recours à un héritage culturel commun.<br />
Il en résulte un "devoir de restitution" envers la collectivité.<br />
Ou bien doit-il être possible de revendiquer des droits exclusifs d&apos;exploitation pour 120 ans, c&apos;est-à-dire bien au-delà de la mort du créateur sur quelque chose qui tire origine de notre culture commune ?<br />
Disney devrait bien plutôt laisser Mickey Mouse et Donald Duck à la libre disposition du public, les investissements ayant déjà été plusieurs fois couverts.<br />
<br />
Une société doit pouvoir compter sur sa capacité créatrice illimitée de produire de nouvelles ?uvres. Les créateurs doivent pouvoir puiser librement dans les richesses du patrimoine culturel. Notre culture est un réservoir inépuisable d&apos;histoires, d&apos;images, de musiques et de bien d&apos;autres choses encore, pourvu que l&apos;accès à ces biens ne soit pas entravé ou raréfié. La culture dépend de ce que chacun reverse au pot commun et ne cherche pas à se prévaloir de manière inéquitable "pour l&apos;éternité moins un jour" de droits privés sur les biens culturels.<br />
<h2>Les licences ouvertes : rappel succinct</h2>
Les licences libres ne sont que des outils construits par l&apos;homme pour organiser un cadre de coopération. De ce fait, elles ont un impact sur nos pratiques autant que nous en avons sur elles et risquent donc d&apos;empêcher - ou de favoriser - l&apos;apparition de nouveaux usages.<br />
Ces licences libres fondent le support juridique d&apos;un mouvement qu&apos;on appelle "le libre".<br />
Il existe plusieurs types de licences, certaines plus ouvertes que d&apos;autres, certaines plus spécifiques à des types d??uvres que d&apos;autres...<br />
On en compte près d&apos;une centaine ! Certaines normes se sont néanmoins imposées grâce à des organisations comme la fondation Creative Commons ou l&apos;Open Source Initiative<br />
<h4>Deux licences importantes</h4>
<b>La licence GNU GPL (General Public Licence)</b><br />
C&apos;est la première licence libre. Elle est apparue avec les premiers logiciels libres afin de faciliter l&apos;accès aux codes sources. Historiquement réservée aux logiciels, elle est de mieux en mieux documentée et voit son champ d&apos;action s&apos;élargir !<br />
<br />
Cette licence accorde 5 libertés :<br />
1 :  La liberté de recourir au programme pour quelque fin que ce soit. <br />
2 :  La liberté de rechercher comment fonctionne le programme et de l&apos;adapter à ses propres besoins.<br />
3 :  La liberté de transmettre le programme à d&apos;autres et d&apos;en effectuer des copies pour d&apos;autres.<br />
4 :  La liberté d&apos;améliorer le programme et de rendre ces améliorations accessibles pour le bénéfice de tous. <br />
Les libertés 2 et 4 impliquent d&apos;avoir accès au code source.<br />
Ceci revêt une importance capitale pas toujours réellement "d&apos;application" <i>via</i> les autres licences (comme les licences Creatives Commons par exemple - voir plus bas  - )<br />
<i>Ainsi, il est obligatoire de fournir le "code source" de l&apos;oeuvre sous un format lisible par tous et ce sans contrainte. Le partage du "code source" sous format PDF ne convient pas ici car il n&apos;est pas lisible et copiable sans la possession d&apos;un programme particulier (lui même non libre)</i><br />
Et les libertés 3 et 4 ignorent le droit des auteurs, dans la mesure où le consentement explicite de l&apos;auteur du programme n&apos;a pas été sollicité. Avec cette licence, il n&apos;y avait plus besoin de demander l&apos;autorisation des auteurs : elle est déjà accordée.<br />
Cependant ces quatre libertés ne suffisent pas, dès lors que chaque personne qui modifie un programme ou le développe en devient ipso facto coauteur. De sorte que les utilisateurs devraient solliciter leur accord afin de pouvoir travailler sur la version améliorée et la transmettre à d&apos;autres. Dans le cas où le nouvel auteur refuserait son autorisation, la liberté des utilisateurs se trouverait à nouveau mise à mal.<br />
5 : L&apos;obligation du <i>copyleft</i> ou l&apos;obligation de partager son oeuvre sous les 5 libertés ci-dessus évoquées.<br />
<br />
Le <i>copyleft</i> renverse l&apos;intention d&apos;origine du <i>copyright</i> (c&apos;est-à-dire des droits d&apos;auteur). Alors que normalement le droit d&apos;auteur n&apos;implique aucune obligation pour l&apos;auteur et ne permet quasiment rien à l&apos;utilisateur, le <i>copyleft</i> procède à l&apos;inverse : il permet beaucoup de choses aux utilisateurs, au sens où il leur garantit les quatre libertés, et oblige les futurs auteurs à accorder aux utilisateurs de leurs propres versions améliorées les mêmes droits que ceux dont ils ont eux-mêmes profité.<br />
<i>Le caractère libre de l&apos;oeuvre publiée sous GNU GPL est ainsi sécurisé pour un avenir indéfini et pour tout nouveau développement.</i><br />
<br />
<b>Les licences Creatives Commons</b><br />
<br />
Ce qui fonctionne pour les logiciels (<i>via</i> la licence GNU GPL) peut aussi avoir du sens pour d&apos;autres types d&apos;oeuvres, comme les textes, les images ou la musique. C&apos;est là l&apos;idée sous-jacente au Creative Commons Project (CC), qui propose pour ces oeuvres toute une palette de licences, parmi lesquelles chaque auteur peut choisir celle qui convient le mieux à ses besoins.<br />
Il peut ainsi décider si le principe du <i>copyleft</i>, nommé ici <i>"Share Alike"</i> (ou "partage selon les conditions initiales" en français), est important ou non, et s&apos;il veut permettre ou interdire une utilisation commerciale. Il y a aussi l&apos;option d&apos;interdire complètement toute transformation de l&apos;oeuvre. De sorte que toutes les licences Creative Commons n&apos;accordent pas forcément les cinq libertés dans leur totalité.<br />
Si l&apos;on souhaite garder à l&apos;esprit la réelle ouverture prônée par le licence GNU GPL <i>via</i> les licences Creatives commons, on veillera dès lors :<br />

<ul>
<li> A placer ses oeuvres en CC BY SA,</li>
<li> à veiller à les rendre accessibles et modifiables <i>via</i> des programmes "ouverts" eux aussi (format open office ou autres).</li>
</ul>

<h2>Un exemple pour illustrer</h2>
Sésamath le réseau l&apos;enseignement actuel des Mathématiques : <a href="http://www.sesamath.net/">http://www.sesamath.net/</a><br />
Créée en 2001, Sésamath est une association reconnue d&apos;intérêt général et à but non lucratif.<br />
Son but est de favoriser :<br />

<ul>
<li> L&apos;utilisation de l&apos;informatique dans l&apos;enseignement des mathématiques ;</li>
<li> Le travail coopératif et la co-formation entre enseignants ;</li>
<li> Les services d&apos;accompagnement des élèves dans leurs apprentissages.</li>
</ul>

Inscrite dans une démarche de service public, Sésamath est attachée aux valeurs du logiciel libre. En 2007, Sésamath a reçu le 3e prix UNESCO sur l&apos;usage des TICE parmi 68 projets issus de 51 pays.<br />
Sésamath diffuse des manuels scolaires et des cahiers d&apos;exercices libres et collaboratifs pour tous les niveaux du collège.<br />
Sur le site dédié à ces ouvrages, chacun peut les télécharger gratuitement et les adapter s&apos;il le souhaite.<br />
<br />
Dès le départ, Sésamath a fait le choix d&apos;utiliser les licences<br />

<ul>
<li> La GNU <b>FdL</b> (pour permettre un réel accès au "code source" des oeuvres et permettre donc leur adaptation/modification).</li>
<li> La CC-BY-SA (pour assurer la viralité : le maintien des oeuvres dans le bien commun).</li>
</ul>

<br />
Grâce à ce choix volontairement très ouvert, Sésamath a pu capitaliser sur les apports individuels des membres du réseau, produire des contenus plus élaborés (on parlera de richesse de niveau 2 voir plus bas) qui ont ensuite pu être valorisés financièrement. Cette valorisation ayant permis à l&apos;association de pérenniser son activité sans perdre le sens premier de son action : proposer un espace de coopération et de mutualisation des compétences entre enseignants de mathématique.<br />
<i>A contrario</i>, un réseau de profs de français a voulu tenter l&apos;expérience Sésamath et a échoué car les licences choisies (ou plutôt non choisies) au départ ne leur a pas permis de valoriser leurs productions collectives.<br />
<h2>Pourquoi les licences non ouvertes empêchent la valorisation financière des productions du réseau ?</h2>
Avant d&apos;aller plus loin, il faut expliciter la notion de niveaux de richesse dans un réseau.<br />
<b>Les niveaux de richesse dans un réseau.</b><br />
Dans la vie d&apos;une réseau, on observe l&apos;apparition de plusieurs niveaux de richesse :<br />

<ul>
<li> Les richesses de niveau 1 : c&apos;est la juxtaposition des richesses individuelles apportées par chacun des membres</li>
<li> Les richesses de niveau 2 : Ce sont les productions dérivées et coproduites par le réseau à partir des richesse individuelles de ses membres</li>
<li> Les richesses de niveau 3 : Ce sont les productions dérivées et coproduites par le réseau ET les réseaux avec qui ils échangent en mutualisant leurs richesses de niveau 2 respectives. </li>
</ul>

A partir du niveau 2, les richesses produites sont en général de qualité suffisante que pour envisager une valorisation financière.<br />
<h2>Organigramme de vie d&apos;un réseau</h2>
Richesse de niveau 1 : Le réseau s&apos;organise et compile les apports individuels de ses membres<br />
<div class="row-fluid">
<div class="col-md-4 col-gauche"><!-- première colonne de taille 4 sur 12--><h3> Situation 1 </h3>
SOIT les membres discutent du statut des apports de chacun et choisissent consciemment de placer leurs apports sous licence ouverte (vraiment ouverte donc sans restriction d&apos;utilisation commercial - le NC des licences Creatives Commons - )<br />
Ce qui sous-entend que celui qui n&apos;est pas d&apos;accord retire ses apports.<br />
</div><div class="col-md-4 col-milieu"><!-- deuxième colonne de taille 4 sur 12--><h3> Situation 2 </h3>
SOIT ce point n&apos;est pas discuté clairement et les apports individuels sont placés sous licence ouverte mais sans que les membres-auteurs n&apos;en soient pleinement conscients.<br />
</div><div class="col-md-4 col-droite"><!-- troisième colonne de taille 4 sur 12--><h3> Situation 3 </h3>
SOIT les membres préfèrent protéger leurs apports par un licence moins ouverte (genre licence Creative Commons BY SA NC) donc pas d&apos;usage commercial possible sans l&apos;accord de l&apos;auteur.<br />
</div></div><br />
<br />
Richesse de niveau 2 : Le réseau grandit et produit des oeuvres collectives en s&apos;appuyant sur les richesses de niveau 1 (les apports personnels des membres). Ces productions collectives sont suffisamment "riches" que pour lancer une valorisation financière.<br />
<br />
<div class="row-fluid">
<div class="col-md-4 col-gauche"><!-- première colonne de taille 4 sur 12--><h3> Situation 1 </h3>
Grâce à la licence ouverte, les productions collectives sont valorisables facilement et ce même si certains membres du réseau ne sont plus présents ! Chacun ayant préalablement autorisé la valorisation de ses apports moyennant la mention de son nom et le maintien sous licence ouverte. Ceci étant valable aussi si un membre du réseau s&apos;empare des richesses de niveau 2 et les vend... Il est vrai que cela créera des tensions au sein du réseau et que ce membre risque fort de ne plus l&apos;être longtemps... ;-)<br />
<b>VIE</b><br />
<br />
</div><div class="col-md-4 col-milieu"><h3> Situation 2 </h3>
Un membre (ou quelques membres) s&apos;empare des productions de niveau 2 et les vend.<br />
Les membres-auteurs se sentent trahis et cherchent à empêcher la vente... Ce qui n&apos;est pas possible vu que les apports de niveau 1 ont été placés sous licence ouverte.<br />
Le réseau explose !<br />
<b>MORT</b><br />
<br />
</div><div class="col-md-4 col-droite"><h3> Situation 3 </h3>
La licence n&apos;étant pas complètement ouverte, le réseau doit recontacter chaque membre (auteur) pour lui demander son accord quant à l&apos;utilisation commerciale de celle-ci.<br />
La plupart du temps, cette étape est si compliquée que la valorisation tombe à l&apos;eau et que le réseau se "dissout" déçu de n&apos;avoir pu rentrer pleinement dans la phase intéressante du réseau (à savoir la production collective et sa valorisation vers l&apos;extérieur).<br />
<b>DANGER.... MORT</b><br />
</div></div><br />
<br />
<h2>La force des licences ouverte <i>Share Alike</i></h2>
Les réseaux ayant fait le choix des licences ouverte <i>Share Alike</i>(partage à l&apos;identique) ont un effet de spirale important.<br />
<br />
Leurs productions étant souvent importantes et de qualité (car ils atteignent le niveau 2 de richesse plus facilement, voir Sésamath), ils sont régulièrement sollicités pour échanger des contenus avec d&apos;autres réseaux proches ou similaires.<br />
Si ces réseaux proches ont eux fait le choix d&apos;une licence plus fermée (Non commerciale par exemple) l&apos;échange est très difficile car les productions du réseau "ouvert" (réseau 1) nécessite pour leur utilisation ou adaptation par le réseau "moins ouvert" (réseau 2) d&apos;être partagée à l&apos;identique... à savoir sous licence ouverte ! Ce qui oblige le réseau "moins ouvert" (2) à un choix.<br />

<ul>
<li> soit je profite des richesses du réseau ouvert (1) mais alors je dois quitter ma licence "moins ouverte" pour adopter la licence "plus ouverte" du réseau 1.</li>
<li> soit je ne veux pas quitter ma licence et je regarde avec envie et désespoir toutes les richesses que j&apos;aurai pu partager et les richesses de niveau 3 (hautement valorisables celle-là) qu&apos;on aurait pu faire ensemble ;-)</li>
</ul>

<h2>Les questions qui reviennent souvent</h2>
<b>On va tout me piquer si je ne place la clause Non Commercial (NC)</b><br />
Il semble pourtant que cette clause non commercial soit flou et difficilement interprétable.<br />
Du coup, chaque litige débouche presque sur une solution particulière.<br />
De plus, la plupart de nos réseaux n&apos;ont pas les moyens de se lancer dans un guerre juridique coûteuse...<br />
Sans compter la question du sens de son action... Si je ne veux pas que mon travail soit utilisé à des fins  commerciales, peut-être vaut-il mieux choisir clairement de ne pas le placer sous une licence de type Creative Commons...<br />
Enfin, protéger son contenu et l&apos;exploiter commercialement peut s&apos;avérer contre productif.<br />
En effet, en démontrant au secteur privé que vos productions sont rentables, vous leur faites un appel du pied. Vos productions étant sous licence Creative Commons, ces sociétés peuvent reprendre et modifier vos productions pour les adapter (avec l&apos;aide de gros moyens que vous ne possédez pas... Voire même en investissant à perte pendant quelques années). Une fois modifiée, ces productions peuvent être exploitées par ces sociétés avec l&apos;aide de leurs juristes et commerciaux et absorber tout votre marché (et vous laisser donc sur la paille, ce qui est l&apos;inverse de votre premier objectif à savoir vivre de votre production ;-)<br />
Mieux vaut donc jouer sur le terrain des licences ouvertes, terrain qui met mal à l&apos;aise les sociétés et sur lequel votre association et son agilité (le coup d&apos;avance) est plus efficace.<br />
Par ailleurs, votre travail, librement accessible et adaptable, s&apos;il est bon, intéressera des gens qui, content d&apos;utiliser votre travail, veilleront sur celui-ci et vous aideront aussi peut-être en cas de besoin par "renvoi d&apos;ascenseur" (en ce y compris des commerciaux qui se servent de vos travaux et qui ne souhaitent pas votre mort)<br />
Exemple : Outils réseaux<br />
<b>Les licences ouvertes ne conviennent pas pour tout</b><br />
Et c&apos;est bien vrai !<br />
Avant d&apos;envisager telle ou telle licence, réfléchissez clairement à vos objectifs !<br />
Si celui-ci est de vivre le plus longtemps possible sur une production, les licences ouvertes ne sont pas un bon choix.<br />
Si votre objectif n&apos;est pas l&apos;ouverture et la diffusion de vos productions, les licences ouvertes ne sont pas un bon choix.<br />
Si votre objectif est de participer à l&apos;avancée du monde, à la diffusion des idées, de la connaissance, au développement de services autour de connaissances... Alors les licences ouvertes sont à explorer ! (car elles seront un bon outil).<br />
<b>Pourquoi dès lors rémunérer le savoir faire du plombier ?</b><br />
C&apos;est vrai ? Pourquoi payer le savoir-faire du plombier puisqu&apos;il tire celui-ci d&apos;un savoir ancestral ?<br />
Premièrement, quand on paie le plombier on paie surtout du temps !<br />
Mais il est vrai qu&apos;on paie aussi de la compétence.<br />
Le fait que le savoir faire du plombier soit disponible librement par chacun car "tiré" d&apos;un savoir ancestral ne le rend pas pour autant "accessible".<br />

<ul>
<li> Imaginons que votre plombier vous rédige une fiche explicative pour remplacer votre siphon sous l&apos;évier... Elle est bien rédigée et très complète.</li>
<li> Imaginons qu&apos;il vous livre cette fiche gratuitement (puisque tirée d&apos;un savoir ancestral) et qu&apos;il ne vous facture que le matériel.</li>
<li> Vous voilà au travail, vous suivez la fiche scrupuleusement mais un imprévu survient. Le robinet lâche et l&apos;inondation menace...</li>
<li>Imaginez la somme que vous êtes maintenant prêt à payer pour faire revenir en urgence ce même plombier ;-) </li>
</ul>

Ce dont on parle ici, c&apos;est la rémunération d&apos;un niveau de compétence que seul votre plombier possède (en tout cas dans le domaine de la plomberie).<br />
<br />
<u>Il existe plusieurs niveaux de compétences</u><br />

<ul>
<li> Niveau 1 : je sais que ça existe.</li>
<li> Niveau 2 : je suis capable de le faire aussi.</li>
<li> Niveau 3 : je peux aussi expliquer ce que je fais.</li>
<li> Niveau 4 : je suis même agile dans ce que je fais, je m&apos;adapte.</li>
<li> Niveau 5 : je suis critique sur ce que je fais et j&apos;invente à partir de ce que je sais.</li>
</ul>

La fiche de votre plombier vous amène au niveau 2.<br />
Votre plombier est quant à lui au niveau 4 ou 5.<br />
Ce qui lui permet de faire face aux imprévus et c&apos;est ce niveau de compétence que vous rémunérez, pas le savoir-faire ancestral de niveau 1.<br />
<br />
<i>Dessins : Creatives Commons et David John Goodger - CC-BY-NC-SA</i></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique tags_motscles" data-id="motscles">
<span class="BAZ_label">Mots clÃ©s :</span>
<div class="BAZ_texte"> <ul class="tagit ui-widget ui-widget-content ui-corner-all show">
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LesReseauxQuiDurentSontSousLicenceCcBy/listpages&tags=Produire et gérer du contenu" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Produire et gérer du contenu</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LesReseauxQuiDurentSontSousLicenceCcBy/listpages&tags=concept" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">concept</a>
                    </li>
</ul>

</div>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
</div><!-- fin div BAZ_cadre_fiche  -->
]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Oct 2013 10:45:54 GMT</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>Je suis devenue accro des tableurs en ligne !</title>
        <link><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=JeSuisDevenueAccroDesTableursEnLigne]]></link>
        <guid><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=JeSuisDevenueAccroDesTableursEnLigne]]></guid>
        <author>WikiAdmin</author>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche BAZ_cadre_fiche_ils_l_ont_fait">
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Je suis devenue accro des tableurs en ligne !</h1>
<div class="BAZ_rubrique" data-id="auteur_fiche">
<span class="BAZ_label">Auteur de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte"> Claire Herrgott - SupAgro Florac</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="listeListeLicencesCreativeCommons">
<span class="BAZ_label">Licence de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte">
Creative Commons BY-SA
</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="bf_description">
<span class="BAZ_label">TÃ©moignage :</span>
<span class="BAZ_texte"> Je suis coordinatrice pédagogique d&apos;une licence professionnelle. Qui dit coordination dit OR-GA-NI-SA-TION ! <br />
Pas facile de centraliser les informations, d&apos;éviter les redondances, de tenir au courant les étudiants, l&apos;équipe pédagogique et les professionnels partenaires !<br />
Suite à la formation COOPTIC, j&apos;ai compris l&apos;intérêt de la coopération et j&apos;essaye de plus en plus d&apos;être une "coordinatrice coopérative" !<br />
Petit exemple : on multiplie les tableaux pour chaque promo d&apos;étudiants (tableau avec leurs coordonnées, tableau avec leur thème de stage + les coordonnées de leur maître de stage etc.) <br />
<br />
<figure class="attached_file center big whiteborder lightshadow"><a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/JeSuisDevenueAccroDesTableursEnLigne_tableur_20140902151815_20140902131830.jpg"><img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/JeSuisDevenueAccroDesTableursEnLigne_tableur_vignette_544_544_20140902151815_20140902131830.jpg" alt="Tableur" width="524" height="388" /></a><figcaption>Eric Grelet - CC By Sa</figcaption></figure> <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=JeSuisDevenueAccroDesTableursEnLigne/upload&file=tableur.jpg" title=&apos;Mise à jour&apos;></a><br />
<br />
J&apos;ai créé un seul tableau en ligne qui est rempli en début d&apos;année dès le début de la recherche de stage. Les étudiants le remplissent au fur et à mesure (recherche d&apos;un stage) ; l&apos;assistante de formation et la coordinatrice (moi-même) le complétons pour indiquer si la convention a été rédigée, signée, puis envoyée ; l&apos;équipe pédagogique complète la colonne "nom du tuteur pédagogique". Une fois en stage les étudiants complètent également les infos concernant leurs maîtres de stage etc. Je m&apos;en sers ensuite pour organiser les soutenances. <br />
Finis les multiples tableaux à archiver sur le serveur, à envoyer par mail, à ne plus savoir quelle version utiliser etc ... j&apos;utilise désormais un seul tableau, accessible pour tous et depuis n&apos;importe quel poste ! <br />
<br />
Petite anecdote : lors d&apos;un audit qualité il y a eu une panne internet... Mon tableau n&apos;était plus accessible ! Depuis je fais régulièrement une importation au format .ods afin d&apos;éviter de me retrouver sans rien ! <br />
<br />
<i>Dessin : Eric Grelet</i></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="site_internet">
<span class="BAZ_label">Lien internet :</span>
<span class="BAZ_texte">
<a href="https://docs.google.com/spreadsheet/ccc?key=0AtlAzvEjLsq-dGcteTdJVW9FS2J5WVlyNzY3aHdjMFE#gid=2" class="BAZ_lien" target="_blank">https://docs.google.com/spreadsheet/ccc?key=0AtlAzvEjLsq-dGcteTdJVW9FS2J5WVlyNzY3aHdjMFE#gid=2</a></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique tags_motscles" data-id="motscles">
<span class="BAZ_label">Mots clÃ©s :</span>
<div class="BAZ_texte"> <ul class="tagit ui-widget ui-widget-content ui-corner-all show">
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=JeSuisDevenueAccroDesTableursEnLigne/listpages&tags=Organiser et planifier" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Organiser et planifier</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=JeSuisDevenueAccroDesTableursEnLigne/listpages&tags=Parcours animer un projet coopératif" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Parcours animer un projet coopératif</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=JeSuisDevenueAccroDesTableursEnLigne/listpages&tags=Parcours formateur 2.0" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Parcours formateur 2.0</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=JeSuisDevenueAccroDesTableursEnLigne/listpages&tags=ils l ont fait" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">ils l ont fait</a>
                    </li>
</ul>

</div>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
</div><!-- fin div BAZ_cadre_fiche  -->
]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Oct 2013 10:43:36 GMT</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>Infobésité : je m&apos;appelle Gatien, je suis infobèse mais je me soigne</title>
        <link><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=InfobesiteJeM039appelleGatienJeSuis]]></link>
        <guid><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=InfobesiteJeM039appelleGatienJeSuis]]></guid>
        <author>WikiAdmin</author>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche BAZ_cadre_fiche_ils_l_ont_fait">
<a class="img-responsive triggerimage right" rel="#overlay-link" href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/cache/image_bf_imagesurabondanceinformation_dylanroscover_Flickr_CCbySA.jpg">
<img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/cache/vignette_bf_imagesurabondanceinformation_dylanroscover_Flickr_CCbySA.jpg" alt="bf_imagesurabondanceinformation_dylanroscover_Flickr_CCbySA.jpg" />
</a>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Infobésité : je m&apos;appelle Gatien, je suis infobèse mais je me soigne</h1>
<div class="BAZ_rubrique" data-id="auteur_fiche">
<span class="BAZ_label">Auteur de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte"> Gatien Bataille</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="listeListeLicencesCreativeCommons">
<span class="BAZ_label">Licence de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte">
Creative Commons BY-SA
</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="bf_description">
<span class="BAZ_label">TÃ©moignage :</span>
<span class="BAZ_texte"> <figure class="attached_file center big whiteborder lightshadow"><a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/InfobesiteJeM039appelleGatienJeSuis_infobesite_20140902151547_20140902131602.jpg"><img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/InfobesiteJeM039appelleGatienJeSuis_infobesite_vignette_544_544_20140902151547_20140902131602.jpg" alt="Infobesité" width="524" height="388" /></a><figcaption>Eric Grelet - CC By Sa</figcaption></figure> <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=InfobesiteJeM039appelleGatienJeSuis/upload&file=infobesite.jpg" title=&apos;Mise à jour&apos;></a><br />
<br />
Hier soir, dans le local à l&apos;arrière du centre culturel<br />
<i><br />
</i>
<ul>
<li><i> Moi : Bonjour à tous, je m&apos;appelle Gatien et je suis infobèse</i></li>
<li><i> En coeur : Bonjour Gatien !</i></li>
<li><i> L&apos;animateur : Gatien peux-tu nous raconter ton parcours ?</i></li>
<li><i> Moi, reprenant une respiration profonde : Je suis un passionné inconscient... Je suis terriblement frustré de ne pouvoir suivre le flux d&apos;informations qui émanent du monde chaque jour, chaque heure, chaque seconde. Impliqué dans de nombreux réseaux et curieux de nature, je lisais les revues, les derniers ouvrages, j&apos;écoutais la radio... Jusqu&apos;à il y a peu, je gérais... puis est arrivé internet, Twitter, les </i>podcast<i>, les </i>webzines<i>, les </i>newsletters<i>, les alertes Google, les flux RSS... la palette des possibles s&apos;est élargie et les sujets passionnants se sont multipliés. C&apos;était euphorique au début mais rapidement la frustration a gagné du terrain... Trop d&apos;informations intéressantes m&apos;échappaient, je papillonnais sans jamais approfondir. La joie d&apos;être baigné en permanence dans le flux culturel s&apos;est transformé en noyade :</i></li>
<li><i> L&apos;animateur : Gatien quel était ton sentiment à ce moment ?</i></li>
<li><i> D&apos;une voix tremblotante : J&apos;étais très frustré... En colère aussi contre moi-même de ne pas pouvoir suivre le rythme.</i></li>
<li><i> L&apos;animateur : Tu penses vraiment que c&apos;eut été possible ?</i></li>
<li><i> Me reprenant : Non, rapidement j&apos;ai compris que même en sollicitant tous mes neurones, il me serait impossible de faire face à cette vague tous les jours un peu plus grande. C&apos;est un sentiment désagréable... J&apos;avais secrètement espéré en être capable.</i></li>
<li><i> L&apos;animateur : Qu&apos;est-ce que tu as fait à ce moment là ?</i></li>
<li><i> Moi : Dans un premier temps, j&apos;ai cherché à m&apos;organiser. J&apos;étais certain que ce petit passage à vide pouvait être résolu par une meilleure organisation. J&apos;ai automatisé le tri des </i>mails<i> dans ma boîte </i>mail<i>. Je me suis désabonné à diverses </i>newsletters<i>, j&apos;ai organisé mes flux RSS et me suis astreint à n&apos;ouvrir que les articles qui paraissaient vraiment pertinents, j&apos;ai réduit mon utilisation de Twitter...</i></li>
<li><i> L&apos;animateur : Et ?</i></li>
<li><i> Moi : Bon comment dire, oui il y a eu quelques effets positifs à cette organisation. C&apos;est redevenu, disons, gérable.</i></li>
<li><i> L&apos;animateur : Tu n&apos;as pas l&apos;air plus satisfait que ça ?</i></li>
<li><i> Moi : Je finis par me demander si l&apos;infobésité n&apos;est pas en fait un trait de caractère... </i></li>
<li><i> L&apos;animateur : Ah bon ? tu nous expliques ça ?</i></li>
<li><i> Moi : Plus j&apos;y réfléchis, plus je me dis que j&apos;étais déjà infobèse et ce même avant internet. Vous savez les livres qui s&apos;accumulent à côté de votre lit plus vite qu&apos;il ne vous est possible de les lire... Ça c&apos;était déjà avant internet. Je crois que la curiosité, l&apos;envie d&apos;apprendre rend infobèse. Après on essaie juste de limiter cette infobésité pour que le niveau de frustration reste raisonnable. Et là internet ne rend franchement pas les choses faciles. Bien sûr, l&apos;information y est abondante mais l&apos;information est aussi abondante dans les bibliothèques... Ce qui pour moi fait la différence, c&apos;est la sérendipité...</i></li>
<li><i> L&apos;animateur : La sérendipité, là, je vois pas...</i></li>
<li><i> Moi : Quand je suis sur internet à la recherche d&apos;une info sur un sujet précis qui m&apos;intéresse, il est trop facile, beaucoup trop facile de tomber par hasard sur un nouveau sujet peu connu, voire inconnu, et qui, nom de dieu, mérite votre attention... Et voilà... Le piège se referme, d&apos;un sujet intéressant, je passe à deux... D&apos;une personne à suivre sur Twitter, je passe à deux, d&apos;un flux RSS à suivre je passe à deux... J&apos;ai beau trier et trier encore en aval, c&apos;est en amont que doit se faire le travail.... Et là c&apos;est terriblement compliqué. Surtout quand on est curieux de nature.</i></li>
<li><i> L&apos;animateur : Et donc ?</i></li>
<li><i> Moi, de nouveau la voix tremblante : Et bien je suis toujours infobèse... Je crois que j&apos;ai pu limiter les dégâts mais mon niveau de frustration reste élevé. J&apos;ai quand même appris à relativiser, à "fermer la boutique" de temps à autre, à me dire que si l&apos;info est vraiment importante elle repassera, à me placer dans le flux plutôt que de chercher à le capter... Je crois que c&apos;est un bon début. J&apos;ai encore des progrès à faire mais vous allez m&apos;aider ? N&apos;est ce pas ?</i></li>
<li><i> En coeur : Bravo Gatien, tu peux compter sur nous.</i></li>
</ul>
<i>
</i><br />
<br />
<!-- SLIDER -->
<div class="row-fluid">
<div class="well" style="text-align:justify"> <h4>Quelques trucs pour gérer l&apos;infobésité</h4>
<ul>
<li> Faire un tri dans ses abonnements <i>newsletters</i>... Celles que vous ne lisez pas vraiment = au bac.</li>
<li> Organiser sa boîte <i>mail</i> et mettre en place un tri automatique pour ne garder "visible" que les <i>mails</i> importants ou urgents</li>
<li> Limiter ses abonnements flux RSS aux sujets qui vous intéressent vraiment</li>
<li> Ne pas chercher à être à tout prix à jour dans la gestion de ses flux RSS, ce qui est vieux de plus de 5 jours n&apos;est plus "important" (en tout cas dans de nombreux sujets... Á vous de voir lesquels)</li>
<li> Prévoyez un moment précis dans la journée pour gérer votre infobésité... Le reste de la journée, organisez-vous pour ne plus être "dérangé" par l&apos;afflux d&apos;infos.</li>
<li> Ne créez pas vous même d&apos;infobésité chez les autres. Ne re-scoopez, re-twittez, relayez que ce qui est vraiment opportun</li>
<li> Partagez votre infobésité et appuyez-vous sur des amis-collègues pour diminuer votre infobésité personnelle. Si chacun veille sur un sujet et fait le tri dans le bruit, et que ce travail est partagé, c&apos;est tous les membres du groupe qui voient leur infobésité diminuer.</li>
</ul>

</div>
</div><!-- /.row-fluid --><br />
<br />
<i>Crédits photo : Dylan Roscover on Flickr - CC-BY-SA</i><br />
<i>Dessin : Éric Grelet - CC-BY-SA</i></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="site_internet">
<span class="BAZ_label">Lien internet :</span>
<span class="BAZ_texte">
<a href="http://www.doyoubuzz.com/gatien-bataille" class="BAZ_lien" target="_blank">http://www.doyoubuzz.com/gatien-bataille</a></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique tags_motscles" data-id="motscles">
<span class="BAZ_label">Mots clÃ©s :</span>
<div class="BAZ_texte"> <ul class="tagit ui-widget ui-widget-content ui-corner-all show">
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=InfobesiteJeM039appelleGatienJeSuis/listpages&tags=Organiser et planifier" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Organiser et planifier</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=InfobesiteJeM039appelleGatienJeSuis/listpages&tags=Veiller" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Veiller</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=InfobesiteJeM039appelleGatienJeSuis/listpages&tags=ils l ont fait" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">ils l ont fait</a>
                    </li>
</ul>

</div>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
</div><!-- fin div BAZ_cadre_fiche  -->
]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Oct 2013 10:43:36 GMT</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>Introduction aux biens communs</title>
        <link><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=IntroductionAuxBiensCommuns]]></link>
        <guid><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=IntroductionAuxBiensCommuns]]></guid>
        <author>WikiAdmin</author>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche BAZ_cadre_fiche_concept">
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Introduction aux biens communs</h1>
<div class="BAZ_rubrique" data-id="auteur_fiche">
<span class="BAZ_label">Auteur de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte"> Gatien Bataille</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="listeListeLicencesCreativeCommons">
<span class="BAZ_label">Licence de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte">
Creative Commons BY-SA
</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="bf_description">
<span class="BAZ_label">Description :</span>
<span class="BAZ_texte"> <h2>Biens communs ?</h2> 
Appelés traditionnellement "ressources communes" (les choses qui nous appartiennent en commun), les biens communs ont été quelque peu oubliés.<br />
Ils ont été supplantés par :<br />

<ul>
<li> Les biens privés organisés par le marché.</li>
<li> Les biens publics mis à disposition par l&apos;état.</li>
</ul>

<br />
Dès lors les biens communs sont devenus les "choses de personne"... dont personne ne s&apos;occupe<br />
Pourtant les biens communs (<i>commons</i> en anglais) ne sont pas des biens "sans maîtres".<br />
Chacun de nous peut légitimement faire état de droits sur eux.<br />
Ils sont les choses qui nous nourrissent, qui nous permettent de communiquer ainsi que nous déplacer, qui nous inspirent... voire nous permettent de rejeter nos déchets (dans l&apos;air ou l&apos;eau).<br />
<h2>Un bien commun se caractérise par le fait</h2>
<ul>
<li> Qu&apos;une ressource, par exemple l&apos;eau ou le savoir, soit durablement utilisée en commun, plutôt que consommée individuellement ou en excluant d&apos;autres personnes.</li>
<li> Qu&apos;un groupe spécifique s&apos;occupe de la ressource et en prenne soin, plutôt que de la laisser à la merci de profiteurs.</li>
<li> Que ce groupe se soit mis d&apos;accord sur des règles appropriées et transparentes, plutôt que d&apos;accepter l&apos;absence de régulation.</li>
<li> Que l&apos;accès aux ressources soit largement auto-organisé, plutôt que déterminé de l&apos;extérieur.</li>
<li> Que tous les utilisateurs aient droit de cité et voix au chapitre, plutôt que d&apos;être systématiquement représentés par d&apos;autres.</li>
<li> Que les avantages soit partagés, plutôt que concentrés.</li>
</ul>

<br />
Cette conception interroge fortement la notion de propriété privée sur des biens que l&apos;on pourraient qualifier de communs... Pourtant c&apos;est peu débattu actuellement.<br />
<br />
<figure class="attached_file center big whiteborder lightshadow"><a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/IntroductionAuxBiensCommuns_IntroductionBiensCommuns_20140902151218_20140902131244.jpg"><img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/IntroductionAuxBiensCommuns_IntroductionBiensCommuns_vignette_544_544_20140902151218_20140902131244.jpg" alt="Biens communs" width="524" height="388" /></a><figcaption>Eric Grelet - CC By Sa</figcaption></figure> <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=IntroductionAuxBiensCommuns/upload&file=IntroductionBiensCommuns.jpg" title=&apos;Mise à jour&apos;></a><br />
<br />
<b>Quelles seraient les conséquences d&apos;une redéfinition des terres comme biens communs ?</b><br />
Il faut renforcer les biens communs, au-delà et de manière complémentaire au marché et à l&apos;état. Chacun est appelé à assumer ses responsabilités en tant que copossesseur des "choses qui nous sont communes", afin d&apos;en tirer davantage de liberté et de communauté. Les biens communs ont besoin d&apos;hommes et de femmes, non seulement de marchés, d&apos;aides gouvernementales ou de régulation étatique. La richesse qui se dispense à travers les biens communs doit être partagée de manière nouvelle et équitable dans toutes les sphères de notre vie. <br />
<br />
Car les biens communs sont le secret bien gardé de notre prospérité.<br />
Chacun les rencontre quotidiennement, en tous lieux. Chacun y a constamment recours dans ses activités économiques, en famille, en politique ou au cours de son temps libre. Ils font partie des présupposés tenus pour évidents de la vie sociale et économique, et demeurent pourtant largement invisibles.<br />
<br />
Les choses qui sont utilisées en commun constituent la charpente interne d&apos;une société florissante.<br />
Au sein de la nature, les hommes et les femmes dépendent tous de l&apos;eau, des forêts, de la terre, des pêcheries, de la biodiversité, du paysage, de l&apos;air, de l&apos;atmosphère, ainsi que de tous les processus vitaux qui y sont liés. Chaque individu est en droit d&apos;avoir part aux ressources naturelles, indépendamment de la propriété privée de ces ressources.<br />
Dans le domaine social, parmi les conditions pour que s&apos;épanouissent les relations sociales figurent les places, parcs et jardins publics, les soirées, les dimanches et jours fériés, ainsi que les transports en commun, les réseaux numériques, les moments de sport et de loisir. Ces biens communs sociaux peuvent être directement pris en charge et cultivés, de manières très diverses, par les communautés concernées et à l&apos;initiative des citoyens. Ils peuvent également relever pour partie du domaine public, où les services publics jouent un rôle important.<br />
Il va sans dire, en ce qui concerne la culture, que la langue, la mémoire, les usages et la connaissance sont indispensables à toute production matérielle ou immatérielle. Autant les biens communs de la nature sont nécessaires à notre survie, autant les biens communs culturels le sont à notre activité créative. De la même manière, les acquis d&apos;aujourd&apos;hui doivent continuer à servir librement les générations futures.<br />
Dans la sphère numérique, les productions et les échanges fonctionnent d&apos;autant mieux que l&apos;accès aux objets et aux données est moins entravé. Il est indispensable que les codes sources des logiciels, de même que toute la richesse des textes, sons, images et films disponibles en ligne, ne soient pas clôturés par des droits de propriété intellectuelle restrictifs.<br />
<h2>Bon à savoir</h2>
<b>Bien commun n&apos;est pas égal à bien public</b><br />
Une différence essentielle avec la typologie classique des biens publics tient à ce que les biens communs sont hérités : soit ils représentent des dons de la nature et sont entretenus en tant que tels, soit ils ont été produits par des personnes ou des groupes (pas forcément toujours clairement identifiés), et ensuite transmis. Cette transmission peut être un processus de longue durée (paysages culturels, langue) ou très court (Wikipédia, logiciels libres). Des biens communs peuvent également se former lorsqu&apos;ils ont été produits par une personne et destinés par elle à une utilisation en commun (par exemple le langage html).<br />
Aucun politicien, aucun état n&apos;en a décidé ainsi.<br />
Bien entendu, les biens communs ou les droits humains qui leur sont associés sont souvent dépendants de la protection de l&apos;État. Ainsi, la préservation et la revendication des biens communs planétaires pourraient difficilement être atteints sans accord entre les différents états.<br />
Les biens communs sont gérés équitablement et durablement lorsque les choses dont la disponibilité est limitée pour tous sont partagées, et lorsque tout le monde a accès aux choses qui sont abondantes.<br />
<br />
<b>Bien commun n&apos;est pas égal à propriété commune</b><br />
La propriété commune est une forme de propriété collective. Il peut s&apos;agir de coopératives, de communautés d&apos;héritiers ou encore de sociétés anonymes par actions. Comme la propriété privée, la propriété commune implique l&apos;exclusion de certaines personnes (les non-propriétaires) de l&apos;accès et de l&apos;utilisation du bien. En cela, elle se différencie des biens communs.<br />
<br />
<b>Tout n&apos;est pas un bien commun, mais beaucoup de choses peuvent le devenir.</b><br />
<h2>Architecture des biens communs</h2>
Les biens communs sont constitués de trois briques fondamentales : les ressources, les gens, et enfin les règles et normes qui permettent de lier entre elles toutes ces composantes.<br />
<br />
La première brique est matérielle. Elle se réfère aux ressources proprement dites : l&apos;eau, la terre, le code génétique, celui des logiciels, les connaissances, les algorithmes et les techniques culturelles; elle se réfère aussi au temps dont nous disposons, et naturellement à l&apos;atmosphère. Tout cela constitue les "ressources communes" (<i>common pool resources</i> en anglais). Chacun dispose d&apos;un droit équivalent à les utiliser.<br />
<br />
La deuxième brique est sociale. Elle renvoie aux êtres humains qui usent de ces ressources. Le concept de biens communs est impensable s&apos;il n&apos;est pas rapporté à des individus concrets agissant dans un espace social défini. Les connaissances sont utilisées, par exemple, pour émettre un diagnostic ou pour soigner. Les techniques culturelles sont utilisées afin de produire des innovations. La communauté, c&apos;est-à-dire tous ceux qui collectivement utilisent les ressources, transforment ces ressources en biens communs.<br />
<br />
La troisième brique est régulatrice. Elle englobe les règles et les normes qui régissent le rapport aux biens communs. À l&apos;évidence, ce n&apos;est pas la même chose de réguler les <i>bytes</i> et l&apos;information et de réguler des ressources naturelles telles que l&apos;eau ou les forêts. Les rapports avec ces choses prennent des formes différentes. Ce que ces rapports ont néanmoins tous en commun est qu&apos;ils doivent être déterminés par chaque communauté étendue d&apos;utilisateurs. Ce qui n&apos;est possible à son tour que lorsqu&apos;un groupe humain développe une compréhension commune de ses rapports aux ressources.<br />
<br />
<b>Ressources + Communautés + Règles et normes = Biens communs</b><br />
<h2>Les biens communs font la qualité de vie</h2>
Les biens communs sont sources de valeur et ceci en dehors ou en complément du marché. Pour tout un chacun, la possibilité de recourir aux biens communs, en plus des services offerts par le marché et l&apos;état, a de multiples avantages.<br />
<br />
La chose est manifeste partout où les ressources naturelles utilisées en commun, comme les pâturages, l&apos;eau, les mers, les forêts, les champs et les semences, forment la base de la subsistance. Les droits communautaires assurent un accès gratuit à ces ressources indispensables à la vie, payé en monnaie de coopération et de solidarité. Dès que les services assurés par ces ressources - alimentation humaine et animale, matériaux de construction, médicaments, chauffage et matières premières - doivent être achetés avec de l&apos;argent, les hommes sont réduits à la misère, car ils sont dépourvus de pouvoir d&apos;achat.<br />
La véritable tragédie des biens communs est que les gens ne prennent conscience de leur valeur (non monétaire) qu&apos;au moment où ils sont sur le point de disparaître.<br />
Ainsi, la densité urbaine est une forme de richesse qui ne devient apparente que lorsqu&apos;elle est perdue. Les courtes distances :<br />

<ul>
<li> Permettent les économies de temps nécessaires pour effectuer ses courses à pied,</li>
<li> ou pour que les enfants puissent se rendre à l&apos;école sans emprunter les transports.</li>
<li> Encourage les réseaux de socialisation et le travail en commun, et par là l&apos;organisation de crèches autonomes, l&apos;entraide entre voisins ou le jardinage collectif.</li>
</ul>

<br />
<b>Ressources communes + Communautés + Coopération = Création de valeurs non monétaire</b><br />
<h2>Les biens communs : outils de créativité et de coopération</h2>
Que la coopération soit un puissant facteur de productivité est une vérité admise depuis longtemps. La sphère numérique a permis le développement de formes de coopération tout à fait innovantes.<br />
<br />
Dans le monde des sciences, les modes de travail collaboratifs, globalement partagés et auto-organisés sont devenus une évidence.<br />
La créativité revêt à l&apos;âge numérique une nouvelle signification, au-delà de l&apos;individu.<br />
Il s&apos;avère souvent que l&apos;enthousiasme et la compétence cumulés des amateurs n&apos;a rien à envier aux professionnels, bien au contraire. Grâce aux applications toujours plus nombreuses du Web 2.0, comme Twitter, les <i>wikis</i> ou les <i>blogs</i>, de nouvelles formes de travail en commun et de partage des connaissances sont expérimentées. L&apos;Internet a le potentiel de développer des plate-formes pour l&apos;intelligence collaborative et l&apos;ingéniosité décentralisée, et de les mettre à disposition de tous.<br />
Les "communautés en ligne" sont en mesure, grâce à une large participation, de proposer des produits et des services de haute qualité, qui peuvent aussi avoir une valeur monétaire.<br />
<br />
Presque toutes les sociétés humaines sont fondées sur un mélange de concurrence, de planification et de solidarité. Cependant, leurs rapports respectifs se modifient au cours de l&apos;histoire. L&apos;échange de marchandises sur le marché - aussi évident qu&apos;il soit devenu pour nous - ne représente qu&apos;une manière parmi d&apos;autres de s&apos;approvisionner en biens.<br />
Les voies pour s&apos;approvisionner en biens sont :<br />

<ul>
<li> La production organisée par le marché (principe de concurrence).</li>
<li> La production organisée par l&apos;État (principe de planification).</li>
<li> La production et la distribution au sein de communautés (principe de réciprocité).</li>
</ul>

Le sentiment de communauté et de coopération libre semblent acquérir une nouvelle signification et une nouvelle importance en se conjuguant au désir d&apos;indépendance. Le renforcement des biens communs répond à ce besoin.<br />
<br />
<b>La solution aux problèmes d&apos;aujourd&apos;hui ne réside pas dans un repli de l&apos;État visant à faire de la place au marché, mais plutôt en ce que l&apos;État s&apos;efforce de sécuriser les droits des communautés sur leurs biens communs.</b><br />
<h2>Les atouts des biens communs</h2>
Ce qui apparaît aujourd&apos;hui encore comme une faiblesse des biens communs pourrait bien dans un avenir proche se révéler une force : l&apos;argent y joue un rôle secondaire. Ce qui distingue les biens communs, c&apos;est la coopération en vue de la possession partagée plutôt que la concurrence dans la recherche de l&apos;enrichissement personnel. Généralement, les incitations monétaires y jouent un rôle très marginal.<br />
Les motifs qui comptent réellement sont plutôt :<br />

<ul>
<li> L&apos;utilité commune,</li>
<li> le développement des compétences,</li>
<li> la sociabilité ou la réputation. </li>
</ul>

En ce sens, la sphère des bien communs est un espace démarchandisé. Il s&apos;agit d&apos;une économie du partage et de la participation, et non de l&apos;accumulation et de l&apos;exclusion.<br />
Sans une telle économie du partage, une économie libérée de la pression de la croissance est inconcevable. En effet, tout ce qui est réalisé par sens de l&apos;intérêt général, par passion pour le sujet ou par solidarité permet de satisfaire les besoins avec un investissement monétaire moindre. Ainsi, la réalisation de Wikipédia aurait représenté un coût inabordable si chaque collaborateur avait dû être rémunéré.<br />
<br />
En d&apos;autres termes, ce qui est produit dans la sphère des biens communs - souvent caractérisé comme du capital social - pourrait être qualifié de manière plus pertinente encore de "monétairement efficient". Un moindre investissement de capital monétaire est requis pour un même niveau de performance.<br />
C&apos;est précisément là le défi central d&apos;un système économique qui devra se passer de croissance économique, mais qui devra aussi continuer à fonctionner. Parce que l&apos;efficience monétaire ainsi comprise peut représenter le pilier d&apos;une économie post-croissante, la redécouverte des biens communs est la condition d&apos;émergence d&apos;un ordre économique capable d&apos;avenir pour le XXIe siècle.<br />
<h5>Un nouveau modèle à créer : la production par les pairs basée sur les communs</h5>
Contrairement à la production pour le marché, la production par les pairs basée sur les communs n&apos;a pas lieu en vue de la vente, mais en vue de l&apos;utilisation directe. Les projets de pairs ont un but commun - créer des logiciels, faire de la musique, s&apos;occuper d&apos;un jardin - et tous les participants et participantes contribuent d&apos;une manière ou d&apos;une autre à cette fin. La plupart ne le font pas pour gagner de l&apos;argent, mais parce qu&apos;ils partagent l&apos;objectif du projet et souhaitent qu&apos;il réussisse - ou simplement parce qu&apos;ils aiment faire ce qu&apos;ils font. Une telle production par les pairs basée sur les communs produit de nouveaux biens communs, ou bien prend soin de ceux qui existent déjà et les améliore. Les structures hiérarchiques y sont largement inconnues. Cela ne signifie en aucun cas qu&apos;ils soient non structurés mais personne ne peut ordonner à un autre ce qu&apos;il a à faire. Les relations qui se nouent autour de ces biens communs ne sont pas dépourvues de règles. Les règles sont le fruit du consensus des "pairs". Dans l&apos;économie égalitaire des biens communs, il n&apos;y a ni contrainte ni commandements. Il en résulte une coopération libre entre contributeurs égaux en droits.<br />
<br />
Une production par les pairs basée sur les communs a toujours lieu au sein de "communautés" (<i>communities</i>), là où se retrouvent des personnes partageant des intérêts communs ou ayant simplement une relation de voisinage. Les mondes virtuels rendent également possible l&apos;émergence des formes nouvelles de communauté, sans attache territoriale. <br />
Il est vrai que la production par les pairs basée sur les communs s&apos;est développée surtout dans la production de savoir et de logiciels, mais ses principes peuvent être transposés à la production de biens matériels. Cela signifie que :<br />

<ul>
<li> Le savoir et les ressources naturelles sont des biens communs qui fondamentalement appartiennent à tous. Pour leur utilisation, il existe des règles qui garantissent l&apos;équité.</li>
<li> La production de biens physiques est basée sur des designs (plans de construction) libres, que chacun peut continuer à développer ou adapter à ses propres besoins.</li>
<li> L&apos;organisation de la production physique est décentralisée. Pour l&apos;essentiel, elle a lieu localement.</li>
<li> La production est orientée vers l&apos;utilisation et l&apos;utilisateur : on produit pour la vie !</li>
<li> L&apos;engagement de chaque participant découle de son "libre choix" : chacun choisit par lui-même où et comment il souhaite prendre part. Cela exige un important effort de mise en harmonie, mais cela apporte aussi davantage de satisfaction.</li>
<li> La production parles pairs est basée sur l&apos;intégration et non sur l&apos;exclusion. Il y a bien sûr des règles, dont les communautés se dotent elles-mêmes et auxquelles chacun doit se tenir, mais les barrières à l&apos;entrée sont faibles. La participation est facilitée.</li>
</ul>

<br />
Alors que dans l&apos;économie de marché, les biens communs - bien que d&apos;importance vitale - sont devenus quasiment invisibles, dans une économie des biens communs les rapports devraient être inversés : les marchés, tels qu&apos;ils sont organisés dans l&apos;économie marchande d&apos;aujourd&apos;hui, joueront à l&apos;avenir un rôle minime, alors que les biens communs, les <i>commons</i> et les communautés de <i>commoners</i> seront au centre de la vie.<br />
<h2>Les pistes pour agir</h2>
<ul>
<li> Nous pouvons directement vouer notre énergie, nos institutions et nos talents aux biens communs et à ce qui constitue leur essence : la diversité de la vie.</li>
<li> Nous pouvons nous demander systématiquement, à propos de tout projet, de toute idée ou de toute activité économique, s&apos;il apporte plus aux communautés, à la société et à l&apos;environnement qu&apos;il ne leur retire.</li>
<li> Nous pouvons inverser la tendance actuelle : en nous fixant des limites et en utilisant de manière durable les ressources naturelles, mais en étant prodigues en matière de circulation des idées. Ainsi nous bénéficierons au mieux des deux.</li>
<li> Nous pouvons trouver des moyens intelligents de promouvoir la progression de tous, au lieu de nous concentrer exclusivement sur l&apos;avancement individuel.</li>
<li> Nous pouvons reconnaître et soutenir matériellement en priorité les activités qui génèrent, entretiennent ou multiplient des biens à la libre disposition de tous.</li>
<li> Nous pouvons faire en sorte que la participation collective et équitable aux dons de notre terre ainsi qu&apos;aux réalisations collectives du passé et du présent soit institutionnalisée et devienne la norme.</li>
<li> Nous pouvons recourir à des processus décisionnels, des moyens de communication et des technologies transparents, participatifs et libres, ainsi que les améliorer.</li>
</ul>

<br />
<br />
<i>Dessins : Éric Grelet - CC-BY-SA</i></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique tags_motscles" data-id="motscles">
<span class="BAZ_label">Mots clÃ©s :</span>
<div class="BAZ_texte"> <ul class="tagit ui-widget ui-widget-content ui-corner-all show">
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=IntroductionAuxBiensCommuns/listpages&tags=Partager et construire collectivement des ressources" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Partager et construire collectivement des ressources</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=IntroductionAuxBiensCommuns/listpages&tags=Produire et gérer du contenu" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Produire et gérer du contenu</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=IntroductionAuxBiensCommuns/listpages&tags=concept" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">concept</a>
                    </li>
</ul>

</div>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
</div><!-- fin div BAZ_cadre_fiche  -->
]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Oct 2013 10:45:53 GMT</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>Animation des dispositifs coopératifs : freins et facilitateurs</title>
        <link><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=AnimationDesDispositifsCooperatifsFreins]]></link>
        <guid><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=AnimationDesDispositifsCooperatifsFreins]]></guid>
        <author>WikiAdmin</author>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche BAZ_cadre_fiche_methodes">
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Animation des dispositifs coopératifs : freins et facilitateurs</h1>
<div class="BAZ_rubrique" data-id="auteur_fiche">
<span class="BAZ_label">Auteur de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte"> Outils-réseaux</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="listeListeLicencesCreativeCommons">
<span class="BAZ_label">Licence de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte">
Creative Commons BY-SA
</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="bf_description">
<span class="BAZ_label">Description :</span>
<span class="BAZ_texte"> <img src="http://outils-reseaux.org/files/ContenuAnimation_animation_20100407152847_20100407152858.jpg" alt="animer"/><br />
<h4>Ce qui freine</h4>
<ul>
<li> Manque de participation.</li>
<li> Au niveau des outils.</li>
<li> Au niveau de l&apos;animateur.</li>
<li> Au niveau du projet.</li>
<li> Manque de temps.</li>
</ul>

<h4>Ce qui facilite</h4>
<ul>
<li> Au niveau des personnes.</li>
<li> Au niveau des outils.</li>
<li> Au niveau de l&apos;animation.</li>
<li> Au niveau des projets.</li>
<li> Les neuf lois de la coopération.</li>
</ul>

<h2> 1. Ce qui freine </h2>
<br />
<figure class="attached_file center big whiteborder lightshadow"><a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/AnimationDesDispositifsCooperatifsFreins_Freins_20140902145533_20140902125550.jpg"><img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/AnimationDesDispositifsCooperatifsFreins_Freins_vignette_544_544_20140902145533_20140902125550.jpg" alt="Freins" width="523" height="330" /></a><figcaption>Eric Grelet - CC By Sa</figcaption></figure> <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=AnimationDesDispositifsCooperatifsFreins/upload&file=Freins.jpg" title=&apos;Mise à jour&apos;></a><br />
<br />
Principal écueil :  manque de participation (situation de non-collaboration).<br />
<h3> Au niveau des personnes</h3>
<ul>
<li> Manque de temps : pour s&apos;approprier ces outils, pour s&apos;en servir.</li>
<li> Peur du regard des autres, du jugement (des pairs), d&apos;être ridicule.</li>
<li> Problème d&apos;écrit, de langue.</li>
<li> Déconnexion au réel (trop virtuel, quelles personnes et quel(s) projet(s) sont derrière l&apos;outil ?).</li>
<li> Difficulté à changer ses pratiques pour s&apos;adapter à celles du groupe (résistance au changement).</li>
<li> Problèmes de droits d&apos;auteur, propriété intellectuelle, peur de se faire piller les infos, la perte de pouvoir réelle ou ressentie liée au partage de l&apos;information.</li>
<li> Difficulté d&apos;appropriation des outils, peur de la technique :
<ul>
<li> Peur de la difficulté.</li>
<li> Peur des outils internet.</li>
<li> Ordinateur = compliqué.</li>
<li> Hétérogénéité par rapport à l&apos;appropriation des outils.</li>
</ul>
</li>
<li> Accès difficile à internet :
<ul>
<li> Débit lent.</li>
<li> Logiciels obsolètes.</li>
</ul>
</li>
<li> Difficulté à se <i>loguer</i> : 
<ul>
<li> Perte du mot de passe.</li>
<li> Perte de l&apos;adresse du site.</li>
</ul>
</li>
<li> Manque de motivation par rapport au projet, ne voient pas dans le projet le lien avec leurs intérêts personnels :
<ul>
<li> Peur que les messages soient mal interprétés.</li>
<li> Habitude d&apos;un fonctionnement centralisé. </li>
<li> Contexte institutionnel.</li>
</ul>
</li>
</ul>

<h3> Au niveau des outils </h3>
<ul>
<li> Peur des outils, de la difficulté, interface pas assez ergonomique : l&apos;ordinateur pose problème.</li>
<li> Matériel, connexion vétuste.</li>
<li> Protection, identification.</li>
<li> Pas adaptés aux besoins.</li>
<li> Mise en place pas assez progressive, ne prenant pas assez en compte les différentes étapes de la vie du groupe.</li>
<li> Difficulté à faire passer par l&apos;écrit tout ce qui relève de l&apos;émotionnel, second degrés.</li>
<li> Plusieurs outils pour le même usage.</li>
<li> Besoin du support papier, de concret.</li>
<li> Des outils trop compliqués.</li>
<li> On ne voit pas comment participer.</li>
<li> Évolution trop rapide des outils (visuels, fonctionnalités).</li>
</ul>

<h3>Au niveau de l&apos;animateur</h3>
<ul>
<li> Trop de sollicitation  (Urgent ! à valider, question mal dirigée).</li>
<li> Omniprésence ou absence de l&apos;animateur.</li>
<li> Messages trop longs, trop d&apos;information, pas clairs.</li>
<li> Fondateur = fossoyeur.</li>
<li> Salarié : le financement du poste prend le pas sur les objectifs du réseau.</li>
<li> Pas assez à l&apos;écoute des besoins du groupe.</li>
<li> L&apos;animateur fait au lieu de faire faire.</li>
<li> Confusion dans les rôles : animation, <i>leadership</i>, facilitateur.</li>
</ul>

<h3>Au niveau du projet</h3>
<ul>
<li> Dérive éthique, risque de rupture.</li>
<li> Représentation institutionnelle (perte de pouvoir réelle ou ressentie liée au partage de l&apos;information).</li>
<li> Démobilisation : mauvaise appréhension de l&apos;implication.</li>
<li> Difficulté à percevoir concrètement le projet, ses résultats.</li>
<li> Pertinence du projet.</li>
<li> Vocabulaire : niveau de jargon partagé ?</li>
<li> Complexification : les participants ne voient plus la globalité.</li>
<li> Réseau qui s&apos;institutionnalise.</li>
<li> Niveau d&apos;engagement trop élevé.</li>
<li> Manque de visibilité : du temps nécessaire, de l&apos;intérêt du projet, de la finalité du projet.</li>
<li> Pas de <i>leader</i>.</li>
<li> Pas de traces de l&apos;histoire du projet.</li>
</ul>

<h3>Le temps</h3>
<ul>
<li> Manque de temps :
<ul>
<li> pour l&apos;appropriation des outils</li>
<li> pour participer au projet.</li>
</ul>
</li>
<li> Différences de rythme : salariés / bénévoles.</li>
</ul>

<h2> 2. Ce qui facilite </h2>
<h3> Au niveau des personnes</h3>
<ul>
<li> Rencontres physiques, convivialité.</li>
<li> Évaluation par l&apos;estime, citer tous les contributeurs</li>
<li> Mixer les publics (cf. <i>forum</i>).</li>
<li> Réduire les risques à participer, permettre la sortie et la multi-appartenance : procédure d&apos;adhésion simplifiée, possibilité de désengagement !</li>
<li>  Cercle vertueux de la motivation :
<ul>
<li> Projet / action qui a du sens</li>
<li> se sentir capable</li>
</ul>
</li>
<li> Contrôlabilité : 
<ul>
<li> Engagement cognitif.</li>
<li> Persévérance.</li>
<li> Réussite.</li>
</ul>
</li>
<li> Réconcilier intérêt individuel et intérêt collectif.</li>
<li> Rendre visible les mécanismes.</li>
<li> Stratégie gagnant/gagnant.</li>
<li> Questionner les personnes sur leurs objectifs.</li>
<li> Accueil des nouveaux, parrainage.</li>
<li> Des supports techniques : savoir où se trouve le référent technique, avoir des modes d&apos;emploi, des rubriques d&apos;aides.</li>
</ul>

<h3> Au niveau des outils </h3>
<ul>
<li> Des règles de conduite.</li>
<li> Nétiquette.</li>
<li> Mise en place progressive.</li>
<li> Simplifier !!! Masquer des fonctionnalités.</li>
<li> Mode d&apos;emploi, rubrique d&apos;aide, formations...</li>
</ul>

<h3>Au niveau de l&apos;animation</h3>
<figure class="attached_file center"><img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/AnimationDesDispositifsCooperatifsFreins_Cea_20131107155203_20131219162815.jpg" alt="visibilite" width="640" height="469" /></figure> <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=AnimationDesDispositifsCooperatifsFreins/upload&file=Cea.jpg" title=&apos;Mise à jour&apos;></a><br />

<ul style="list-style: none; ">
<li></li>
<li> Rendre visible l&apos;activité du groupe : synthèse, reformulation, historique, rendre visible ce qui se passe dans les sous-groupes, actus régulières : résumés (TST)</li>
<li> Incitation forte pour faire évoluer les habitudes : mettre uniquement les CR sur <i>wiki</i>, faire des fautes volontaires dans le nom des gens</li>
<li> Des animateurs "professionnels" :
<ul>
<li> Métiers émergents.</li>
<li> Séparer les fonctions d&apos;animation et de facilitation.</li>
<li> Savoir-être plus que savoir-faire.</li>
<li> En éveil permanent.</li>
</ul>
</li>
<li> Synthétiser, reformuler, jardiner.</li>
</ul>

<h3>Au niveau du projet</h3>
<ul>
<li> Proposer un historique, un carnet des événements.</li>
<li> Minimiser les besoins de départ : mettre en ligne des productions inachevées.</li>
<li> Maîtrise des tâches critiques : compromis entre souplesse et pérennité du système, le projet doit se suffire d&apos;un minimum de contributions.</li>
<li> Fonctionner en attention plutôt qu&apos;en intention : laisser émerger des thèmes, des projets, en étant à l&apos;écoute du groupe, définir des objectifs et non les résultats attendus.</li>
<li> Analyse du risque : volonté de réussite ou peur d&apos;échouer ?</li>
<li> Définition des finalités et du pilotage (Matrice Sagace).</li>
<li> Objectifs clairs, charte.</li>
<li> Productions : Licences libres pour en faire des biens communs.</li>
</ul>

<h3>Les 9 lois de la coopération</h3>
<ul>
<li> Réduire les risques à participer.</li>
<li> Abaisser le seuil de passage à l&apos;acte.</li>
<li> Biens non consommables et environnement d&apos;abondance.</li>
<li> Les communautés qui durent convergent vers la coopération. </li>
<li> L&apos;évaluation par l&apos;estime.</li>
<li> Minimiser les besoins de départ .</li>
<li> Minimiser les risques d&apos;échec par la maîtrise des tâches critiques.  </li>
<li> Le temps des opportunités.</li>
<li> N&apos;oublier aucune des règles !</li>
</ul>

<h3> Abaisser le seuil de passage à l&apos;acte </h3>
<b> Le passage à l&apos;acte chez l&apos;être humain correspond à un basculement brutal </b><br />
<br />

<ul>
<li> Logiciel libre :
<ul>
<li> <i>Donner l&apos;autorisation d&apos;utilisation et de modification a priori grâce à une licence plutôt que d&apos;imposer une demande d&apos;autorisation avant toute action est un autre exemple d&apos;éléments qui facilitent le passage à l&apos;acte.</i> (Jean-Michel Cornu)</li>
</ul>
</li>
<li> <i>Tela Botanica </i>:
<ul>
<li> L&apos;inscription est libre, gratuite et facile.</li>
<li> Utilisation <i>Forum</i> et <i>Wiki</i>.</li>
</ul>
</li>
<li> Incitation à la participation par des exercices simples :
<ul>
<li> Faire une faute volontaire sur un nom de personne pour la faire réagir et l&apos;inciter à corriger par elle-même.</li>
</ul>
</li>
</ul>

<h3> Biens non consommables et environnement d&apos;abondance </h3>
<ul>
<li> Tela Botanica : projet Flore de France Métropolitaine.
<ul>
<li> Issu du travail d&apos;une personne : travail de nomenclature et taxonomie sur 75 000 noms.</li>
<li> 55 599 fiches modifiées par les membres du réseau. </li>
<li> Ajout de 46 794 noms vernaculaires (plusieurs langues).</li>
</ul>
</li>
</ul>

<h3> Les communautés qui durent convergent vers la coopération  </h3>
<figure class="attached_file center"><img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/AnimationDesDispositifsCooperatifsFreins_Marc-Smith_20140902145533_20140902130407.jpg" alt="convergence" width="640" height="480" /></figure> <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=AnimationDesDispositifsCooperatifsFreins/upload&file=Marc-Smith.jpg" title=&apos;Mise à jour&apos;></a><br />

<ul style="list-style: none; ">
<li></li>
<li> S&apos;associer très en amont pour éviter la concurrence en aval. 
<ul>
<li> GNU/Linux. 
<ul>
<li> GNU et Free Software Foundation : 1985 .</li>
<li> Linux : 1991.</li>
</ul>
</li>
<li> projet Flore de France Métropolitaine : 2001. </li>
</ul>
</li>
<li></li>
</ul>

<h3>  L&apos;évaluation par l&apos;estime </h3> 
<ul>
<li> Tela : Projet compilation d&apos;articles botaniques (25674 articles).</li>
</ul>

<tt><br />
</tt>
<ul style="list-style: none; ">
<li><tt>De Boissieu Henri - Un acer hybride nouveau pour la flore française.  - 1912 - dendrologie, plante hybride, acer x bormulleri, localité, p. 77-78 - Société Botanique de France, Bulletin de la Société Botanique de France, Bull. Soc. Bot. Fr. (1904), Tome 59 - Fascicule 1 - Saisie : Jean TIMBAL -Art. n°13807.</tt></li>
</ul>
<tt>
<br />
</tt>
<ul style="list-style: none; ">
<li><tt>Delahaye Thierry, Henze Gaston, Lequay Arthur - Les orchidées de Monthoux - 1996 - Savoie, Avant-pays, Acéracées, acer monspessulanum, Fabacées, Argyrolobium zanonii, p. 15-19 - Départ./Région : 73 - Société Mycologique et Botanique de Chambéry, Bull. de la sté Myco et Bota de la Région Chambérienne, N°1 - Saisie : Sylvie SERVE - Art. n°479.</tt></li>
</ul>
<tt>
<br />
</tt>
<ul style="list-style: none; ">
<li><tt>Delahaye Thierry, Lequay Arthur, Prunier Patrice - Les découvertes botaniques de nos sociétaires en 1996 - 1997 - Savoie, violacées, Viola collina, loranthacées, Viscum album, acéracées, acer monspessulanum, joncacées, Juncus arcticus, liliacées, Erythronium dens-canis, p. 31-32 - Départ./Région : 73 - Société Mycologique et Botanique de Chambéry, Bull. de la sté Myco et Bota de la Région Chambérienne, N°2 - Saisie : Sylvie SERVE - Art. n°495. </tt></li>
</ul>
<tt>
</tt>       <br />
<h3>  Minimiser les besoins de départ </h3>
<ul>
<li> Linux a commencé par réutiliser le code et les idées de Minix (la totalité du code de Minix a été abandonnée ou réécrite complètement depuis).</li>
<li> Exemple "Cathédrale et Bazar" : Fetchmail  basé sur popclient et Fetchpop.</li>
<li> Tela :
<ul>
<li> Récupération d&apos;un travail de synonymie de M. Kerguelen sur 75 000 noms. </li>
<li> Récupération de nombreuses base de données constituées par des amateurs.</li>
</ul>
</li>
<li> Mettre en ligne des documents inachevés car ils peuvent être améliorés par des contributeurs. Si on attend l&apos;achèvement du document pour le mettre en ligne, la dynamique de réseau ne va pas s&apos;enclencher.</li>
</ul>

<h3> Minimiser les risques d&apos;échec par la maîtrise des tâches critiques  </h3> 
<ul>
<li> Loi de Brooks  : "Le fait d&apos;ajouter des gens à un projet logiciel en retard, le retarde encore d&apos;avantage" :  la complexité augmente, quant à elle, comme le nombre d&apos;échanges et donc comme le carré du nombre de personnes.</li>
<li> Tela Botanica :
<ul>
<li> L&apos;association contractualise des partenariats et assume les responsabilités.</li>
<li> Les salariés fournissent des outils et des services et assurent la permanence.</li>
<li> Les membres du réseau montent des projets et donnent du sens au réseau.</li>
<li> Le comité de pilotage assure la coordination et valide les décisions.</li>
</ul>
</li>
</ul>

<h3> L&apos;analyse du risque </h3>
<ul>
<li> La peur d&apos;échouer fait prendre un minimum de risque. On est alors tenté de tout blinder, c&apos;est d&apos;ailleurs une des caractéristiques actuelles : tout est balisé, verrouillé (notamment juridiquement). Au sein de certaines administrations par exemple, il existe un manque d&apos;ouverture qui est le reflet d&apos;un fonctionnement mental rigide.</li>
<li> A l&apos;inverse, vouloir réussir suppose de mettre en oeuvre des moyens pour atteindre le but qu&apos;on s&apos;est fixé. Cette démarche renvoie à un schéma mental beaucoup plus ouvert et dynamique.</li>
</ul>

<hr />

<i>Auteurs : Association Outils-Réseaux et tous ses stagiaires<br />
Crédits illustrations sous licence Creative Commons : CC-By Outils-Réseaux - CC-By Éric Grelet - CC-By Ell Brown - CC-By Cea - CC-By Marc Smith</i></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique tags_motscles" data-id="motscles">
<span class="BAZ_label">Mots clÃ©s :</span>
<div class="BAZ_texte"> <ul class="tagit ui-widget ui-widget-content ui-corner-all show">
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=AnimationDesDispositifsCooperatifsFreins/listpages&tags=Concevoir et animer un projet" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Concevoir et animer un projet</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=AnimationDesDispositifsCooperatifsFreins/listpages&tags=méthode" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">méthode</a>
                    </li>
</ul>

</div>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
</div><!-- fin div BAZ_cadre_fiche  -->
]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Oct 2013 10:42:54 GMT</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>Et si nous n&apos;étions pas si individualistes ?</title>
        <link><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=EtSiNousN039etionsPasSiIndividualistes]]></link>
        <guid><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=EtSiNousN039etionsPasSiIndividualistes]]></guid>
        <author>WikiAdmin</author>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche BAZ_cadre_fiche_concept">
<a class="img-responsive triggerimage right" rel="#overlay-link" href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/cache/image_bf_imageindividualisme_jmt-29.jpg">
<img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/cache/vignette_bf_imageindividualisme_jmt-29.jpg" alt="bf_imageindividualisme_jmt-29.jpg" />
</a>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Et si nous n&apos;étions pas si individualistes ?</h1>
<div class="BAZ_rubrique" data-id="auteur_fiche">
<span class="BAZ_label">Auteur de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte"> Jean Michel Cornu</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="listeListeLicencesCreativeCommons">
<span class="BAZ_label">Licence de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte">
Creative Commons BY-SA
</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="bf_description">
<span class="BAZ_label">Description :</span>
<span class="BAZ_texte"> <h2>Quand les hommes se choisissent entre eux pour s&apos;allier</h2>
Beaucoup de stratégies prennent en compte l&apos;égoïsme de l&apos;homme : par exemple les systèmes qui le contraignent à oeuvrer pour une cause commune ou bien l&apos;économie qui permet de négocier un prix d&apos;échange en fonction de l&apos;offre et de la demande avec des "agents" individualistes et rationnels.<br />
Pour ma part, je me suis intéressé aux stratégies de coopération en partant du même présupposé : si l&apos;homme a un côté égoïste et un coté altruiste, il faut avant tout chercher à faire converger son intérêt et l&apos;intérêt collectif. Pire : quelqu&apos;un qui serait altruiste, en cas de conflit d&apos;intérêt, agirait pour l&apos;intérêt des autres, au détriment de son propre intérêt. Il aurait donc un désavantage au sens darwinien...<br />
<br />
<figure class="attached_file center big whiteborder lightshadow"><a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/EtSiNousN039etionsPasSiIndividualistes_Individulaiste_20140902144413_20140902124426.jpg"><img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/EtSiNousN039etionsPasSiIndividualistes_Individulaiste_vignette_544_544_20140902144413_20140902124426.jpg" alt="Altruisme" width="524" height="388" /></a><figcaption>Eric Grelet - CC By Sa</figcaption></figure> <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=EtSiNousN039etionsPasSiIndividualistes/upload&file=Individulaiste.jpg" title=&apos;Mise à jour&apos;></a><br />
<br />
Pourtant trois informations dont j&apos;ai eu récemment connaissance montrent que l&apos;homme (tout comme certains animaux) peut faire des choses qui vont apparemment à l&apos;encontre de ses intérêts pour obtenir quelque chose de vital : pouvoir s&apos;allier avec d&apos;autres.<br />
<h2>Même les animaux sont parfois altruistes</h2>
Les cratéropes sont des oiseaux qui nourrissent les nichées des autres membres du groupe, se protègent mutuellement. Beaucoup d&apos;autres espèces ont des membres qui acceptent d&apos;être des sentinelles pour les autres. Ils montrent ainsi aux autres leur utilité à être intégrés dans une coalition.<br />
<h2>L&apos;homme-qui-dit-tout-ce-qu&apos;il-sait face aux profiteurs</h2>
L&apos;homme aussi fait des choses qui semblent aller à l&apos;encontre de son intérêt. Jean-Louis Dessalles de Telecom Paris, dans une très intéressante conférence appelée "le langage humain, un paradoxe de l&apos;évolution", montre que le langage devrait normalement désavantager celui qui l&apos;utilise : celui qui parle partage ses infos alors que celui qui écoute dispose à la fois de ses propres information et de celles des autres.<br />
Pourtant nous descendons d&apos;un homme qui parle. Cette invention fondamentale qui a eu lieu il y a 100 ou 200 000 ans est même pour Jacques Monod dans "le hasard et la nécessité" la cause de notre intelligence. Quel avantage darwinien la nature peut-elle bien donner à celui qui parle et donne ses informations aux autres ?<br />
<h2>Deux tentatives d&apos;explication</h2>
On ne peut pas invoquer simplement l&apos;avantage collectif pour l&apos;espèce car cet argument ne fait pas le poids face à l&apos;inconvénient pour l&apos;individu de donner sans attendre de retour.<br />
Autre tentative d&apos;explication : dans l&apos;approche de l&apos;évolution par la théorie du jeu, développée par John Miller Smith, il est possible de faire quelque chose (par exemple donner une information) pour obtenir quelque chose de l&apos;autre (approche "donnant/donnant"). Cela nécessite de s&apos;adresser de préférence à ceux que l&apos;on pense capable de "jouer le jeu", mais aussi d&apos;avoir un système de détection des tricheurs (une approche développée par W.D. Halmilton).<br />
Mais la théorie des "barbes vertes" met en image la difficulté des altruistes de se reconnaître entre eux :<br />
<i>"supposons que les altruistes portent, pourquoi pas, une barbe verte pour s&apos;identifier les uns les autres. Les quelques égoïstes de la même espèce qui portent également des barbes vertes auront la possibilité de tricher... Et réussiront encore une fois aux dépens des altruistes !".</i><br />
Pourtant, des chercheurs du laboratoire d&apos;écologie de l&apos;Université Pierre et Marie Curie (ENS-CNRS) et du Royal Holloway College (Londres, Royaume-Uni) ont pu démontrer récemment que les altruistes pouvaient garder une longueur d&apos;avance sur les "tricheurs" en "modifiant régulièrement la couleur de leur barbe". Les simulations montrent que dans ce cas, les altruistes peuvent gagner un avantage concurrentiel non seulement face aux égoïstes mais même face aux égoïstes tricheurs...<br />
Malgré tout : l&apos;approche donnant/donnant, si elle permet de comprendre certains comportement altruistes, ne fonctionne pas cependant avec le langage car on s&apos;adresse très souvent à un ensemble de personnes.<br />
<h2>Le sage montre la Lune et le fou regarde le doigt</h2>
Jean-Louis Dessalles propose une troisième hypothèse très séduisante. Il constate que le petit d&apos;homme, même avant qu&apos;il ne sache parler, à tendance à montrer du doigt, c&apos;est-à-dire à partager ses informations. Ce n&apos;est pas le cas des animaux en général.<br />
Une expérience illustre cela :<br />
<i>Lorsque l&apos;on met de la nourriture sous un bol retourné et rien sous un autre : montrer le bon bol ne provoque rien chez un chimpanzé alors que le mouvement d&apos;aller prendre le bon bol provoque la réaction de l&apos;animal pour aller chercher la nourriture. L&apos;enfant au contraire comprendra l&apos;information simplement en montrant un bol du doigt.</i><br />
La différence est que l&apos;animal n&apos;intègre pas en général dans sa communication l&apos;information donnée sans attente de retour. La communication sert à montrer sa force physique, son attrait sexuel mais pas des choses qui ne vont pas être utiles à celui qui communique.<br />
L&apos;homme communique également comme cela, mais il va également y ajouter des informations qu&apos;il donnera sans attendre d&apos;autres informations en retour. En faisant cela, il va montrer aux autres des qualités qui le rendent à même d&apos;être intégré dans le groupe (abnégation, altruisme, sincérité...).<br />
<h2>L&apos;avantage en terme de survie</h2>
Si l&apos;homme passe environ 20% de son temps éveillé à communiquer avec les autres en leur donnant des informations "à fond perdu", c&apos;est sans doute parce qu&apos;il en tire un avantage crucial. Celui-ci doit compenser l&apos;inconvénient qu&apos;il y a de se retrouver parfois à faire des actions pour l&apos;intérêt du groupe mais à son propre détriment.<br />
L&apos;être humain a peu de chances de survivre seul. Mais contrairement à d&apos;autres animaux, il s&apos;unit moins naturellement aux autres (en dehors des membres de sa famille). Il pourrait alors avoir développé une capacité de langage élaboré afin de pouvoir donner des informations et ainsi montrer qu&apos;il peut être accepté dans le groupe.<br />
Les chimpanzés ne savent monter des coalitions qu&apos;à deux ou trois (à ne pas confondre avec la meute ou le troupeau : dans une coalition, les individus se sont choisis entre eux). L&apos;homme, probablement grâce au langage, est capable de faire des alliances avec plus de personnes. Dans un petit groupe, c&apos;est le choix force individuelle qui apporte le plus à l&apos;ensemble ; dans un grand groupe c&apos;est le nombre qui donne la force et donc la capacité des membres à coopérer ensemble.<br />
<h2>Le conflit d&apos;intérêt et la présomption d&apos;altruisme</h2>
Cette approche pourrait expliquer une particularité des groupes : en cas de conflit d&apos;intérêt, il y a une croyance inconsciente que la personne va défendre l&apos;intérêt du groupe à son détriment. Bien sûr, lorsque l&apos;on en discute en pleine consciente on se rend compte que ce n&apos;est pas forcément le cas.<br />
Cela a une conséquence fâcheuse : lorsque quelqu&apos;un se retrouve en conflit d&apos;intérêt, il ne peut pas dire aux autres "j&apos;ai un problème, je ne peux pas agir dans l&apos;intérêt du groupe". Pourtant, en parler permettrait dans la plupart des cas de trouver une troisième voie qui permettrait de réconcilier les intérêts individuels et collectifs ; mais cela signifierait que l&apos;on n&apos;a pas uniquement une position altruiste, contrairement à ce que nous avons montré inconsciemment par notre communication pour être accueilli dans le groupe.<br />
Ainsi, un des problèmes qui rend le plus difficile la cohabitation des hommes entre eux est qu&apos;en cas de conflit d&apos;intérêt, il n&apos;est pas possible d&apos;en parler. Nous restons dans le non-dit et même parfois dans l&apos;inconscience (par exemple avec des réactions de colère que nous cherchons à justifier par des causes objectives alors qu&apos;elles sont le résultat d&apos;autres causes dont nous ne sommes pas pleinement conscient...). Ce non-dit nous rend difficile la résolution des inévitables problèmes de la vie en groupe. Il semble venir de ce qui nous permet justement de nous réunir : notre faculté à donner des informations gratuitement pour montrer notre capacité à être choisi pour participer à une coalition !<br />
<h2>Hume et la partialité de l&apos;homme</h2>
Dans une présentation audio sur "artifice et société dans l&apos;oeuvre de Hume" (anthologie sonore de la pensée française), Gilles Deleuze montre que pour David Hume, l&apos;homme n&apos;est pas égoïste mais partial. Cela veut dire qu&apos;il a une sphère de sympathie privilégiée.<br />
Pour Hume, il existe trois types de sympathie : avec nos proches, avec nos parents et avec nos semblables. Ils correspondent aux trois principes d&apos;association qu&apos;il a identifié dans ses travaux (en particulier sur l&apos;association des idées) : la ressemblance, la continuité et la causalité commune.<br />
Le problème moral devient alors non pas de gérer l&apos;égoïsme (ce qui est le point de départ du contrat qui est souvent considéré comme la base de la société et de ses institutions, en particulier chez ses contemporains du XVIIIe siècle), mais plutôt de dépasser</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique tags_motscles" data-id="motscles">
<span class="BAZ_label">Mots clÃ©s :</span>
<div class="BAZ_texte"> <ul class="tagit ui-widget ui-widget-content ui-corner-all show">
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=EtSiNousN039etionsPasSiIndividualistes/listpages&tags=Concevoir et animer un projet" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Concevoir et animer un projet</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=EtSiNousN039etionsPasSiIndividualistes/listpages&tags=Créer/fonctionner en réseau" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Créer/fonctionner en réseau</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=EtSiNousN039etionsPasSiIndividualistes/listpages&tags=concept" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">concept</a>
                    </li>
</ul>

</div>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
</div><!-- fin div BAZ_cadre_fiche  -->
]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Oct 2013 10:45:54 GMT</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>Coopération ou collaboration : quelles différences ?</title>
        <link><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=CooperationOuCollaborationQuellesDifferen]]></link>
        <guid><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=CooperationOuCollaborationQuellesDifferen]]></guid>
        <author>WikiAdmin</author>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche BAZ_cadre_fiche_methodes">
<a class="img-responsive triggerimage right" rel="#overlay-link" href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/cache/image_bf_imageCooperationOuCollaborationQuellesDiff.jpg">
<img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/cache/vignette_bf_imageCooperationOuCollaborationQuellesDiff.jpg" alt="bf_imageCooperationOuCollaborationQuellesDiff.jpg" />
</a>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Coopération ou collaboration : quelles différences ?</h1>
<div class="BAZ_rubrique" data-id="auteur_fiche">
<span class="BAZ_label">Auteur de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte"> Outils-réseaux</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="listeListeLicencesCreativeCommons">
<span class="BAZ_label">Licence de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte">
Creative Commons BY-SA
</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="bf_description">
<span class="BAZ_label">Description :</span>
<span class="BAZ_texte"> Entre la coopération et la collaboration, la différence est nuancée. <br />
F. Henri et K. Lundgren-Cayrol analysent de manière très éclairante la différence entre ces deux notions. <br />
La présentation qui suit reprend largement cette analyse.  <br />
<h2>La première différence : comment partage-t-on le travail ? </h2>
De manière générale, les groupes collaboratifs et coopératifs travaillent ensemble sur un but commun ou partagé.<br />
C&apos;est dans la manière de partager le travail que la différence est la plus visible :<br />
<h3>En coopérant</h3>
<figure class="attached_file center big whiteborder lightshadow"><a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/CooperationOuCollaborationQuellesDifferen_cooperatio_20140113162624_20140113162637.png"><img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/CooperationOuCollaborationQuellesDifferen_cooperatio_vignette_544_544_20140113162624_20140113162637.png" alt="cooperatio" width="522" height="282" /></a></figure> <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CooperationOuCollaborationQuellesDifferen/upload&file=cooperatio.png" title=&apos;Mise à jour&apos;></a><br />
<br />
<br />
<br />
Le groupe est divisé en équipes spécialisées qui réalisent une partie de tâche. Les membres de chaque équipe ont des responsabilités spécifiques. L&apos;ensemble est réalisé seulement quand tous les membres ont fait leur part de travail.<br />
<h2>La première différence : comment partage-t-on le travail ? </h2>
<h3>En collaborant </h3>
<br />
<figure class="attached_file center big whiteborder lightshadow"><a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/CooperationOuCollaborationQuellesDifferen_cooperatio2_20140113162624_20140113162651.png"><img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/CooperationOuCollaborationQuellesDifferen_cooperatio2_vignette_544_544_20140113162624_20140113162651.png" alt="cooperatio" width="522" height="294" /></a></figure> <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CooperationOuCollaborationQuellesDifferen/upload&file=cooperatio2.png" title=&apos;Mise à jour&apos;></a><br />
<br />
<br />
Les membres du groupe travaillent pour un but commun. Mais chacun, individuellement, cherche à atteindre par lui-même le but consensuel. Deux productions se font en parallèle : une production collective et les productions individuelles de chaque participant. <br />
<h2> Autres différences </h2>
De cette manière de réaliser la tâche commune, découlent d&apos;autres différences : <br />

<ul>
<li> La maturité des groupes</li>
<li> Les interactions entre les personnes</li>
<li> La manière de considérer le but </li>
</ul>

<h2>La maturité des groupes</h2>
<ul>
<li>  La démarche coopérative est plus structurée et encadrante. L&apos;animateur organise et "contrôle" le travail.  Ce type de travail convient davantage au "groupe-enfant"; </li>
<li>  La démarche collaborative est plus souple et les membres du groupe disposent de plus de liberté, Elle convient davantage au "groupe-adulte".</li>
</ul>

<br />
<figure class="attached_file center big whiteborder lightshadow"><a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/CooperationOuCollaborationQuellesDifferen_maturite_groupe1_20140114105820_20140114110147.png"><img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/CooperationOuCollaborationQuellesDifferen_maturite_groupe1_vignette_544_544_20140114105820_20140114110147.png" alt="maturité groupe" width="523" height="314" /></a></figure> <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CooperationOuCollaborationQuellesDifferen/upload&file=maturite_groupe1.png" title=&apos;Mise à jour&apos;></a><br />
On peut voir la démarche coopérative comme une méthode d&apos;initiation et de préparation à une réelle collaboration.<br />
<h2>Les interactions entre les personnes</h2>
Les interactions entre les membre des groupes jouent un rôle central :<br />

<ul>
<li> En coopérant  la complémentarité des tâches crée un sentiment de dépendance réciproque, les interactions sont de ce fait très fortes mais "hiérarchisées".</li>
<li> En collaborant c&apos;est la mise en commun des idées qui priment, les interactions ont plutôt un caractère "associatif", elles sont donc plus riches et plus intenses.</li>
</ul>

<h2>La manière de considérer le but</h2>
Pourquoi travaillons-nous ensemble ?   <br />
<br />
<figure class="attached_file center big whiteborder lightshadow"><a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/CooperationOuCollaborationQuellesDifferen_coop1_20140114105820_20140114110159.png"><img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/CooperationOuCollaborationQuellesDifferen_coop1_vignette_544_544_20140114105820_20140114110159.png" alt="coop" width="522" height="273" /></a></figure> <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CooperationOuCollaborationQuellesDifferen/upload&file=coop1.png" title=&apos;Mise à jour&apos;></a><br />
<br />
<br />
En coopérant, chaque membre est responsable d&apos;une action ou sous-tâche. Le but est une production collective, c&apos;est le groupe en tant qu&apos;entité qui atteint un but. <br />
<br />
<figure class="attached_file center big whiteborder lightshadow"><a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/CooperationOuCollaborationQuellesDifferen_coll1_20140114105820_20140114110210.png"><img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/CooperationOuCollaborationQuellesDifferen_coll1_vignette_544_544_20140114105820_20140114110210.png" alt="coll" width="522" height="276" /></a></figure> <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CooperationOuCollaborationQuellesDifferen/upload&file=coll1.png" title=&apos;Mise à jour&apos;></a><br />
<br />
<br />
Dans les démarches collaboratives chacun utilise l&apos;ensemble des ressources dans le groupe.<br />
<h2>En conclusion</h2>
<br />
<figure class="attached_file center big whiteborder lightshadow"><a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/CooperationOuCollaborationQuellesDifferen_Cooperation_Collaboration_20140902143944_20140902124001.jpg"><img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/CooperationOuCollaborationQuellesDifferen_Cooperation_Collaboration_vignette_544_544_20140902143944_20140902124001.jpg" alt="Coopération collaboration" width="524" height="388" /></a><figcaption>Eric Grelet - CC By Sa</figcaption></figure> <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CooperationOuCollaborationQuellesDifferen/upload&file=Cooperation_Collaboration.jpg" title=&apos;Mise à jour&apos;></a><br />
<br />
Ces deux notions ne sont pas encore "stabilisées" bien que on s&apos;accorde sur le fait que la collaboration implique un processus plus "démocratique" : les rapports sont plus égalitaires.<br />
<br />
Les filtres culturels sont forts et dans les deux cas peuvent avoir une connotation "négative" : <br />

<ul>
<li> "Collaborer" renvoie à l&apos;histoire sombre de la guerre 39-45. </li>
<li> "Coopération" s&apos;associe avec la politique abusive des pays riches en Afrique. </li>
</ul>

<br />
<br />
En réalité la différence entre ces deux manières de faire n&apos;est pas si tranchée : on passe facilement d&apos;une démarche à l&apos;autre.<br />
<br />
<i>Dessin : Éric Grelet - CC-BY-SA</i></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique tags_motscles" data-id="motscles">
<span class="BAZ_label">Mots clÃ©s :</span>
<div class="BAZ_texte"> <ul class="tagit ui-widget ui-widget-content ui-corner-all show">
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CooperationOuCollaborationQuellesDifferen/listpages&tags=Concevoir et animer un projet" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Concevoir et animer un projet</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CooperationOuCollaborationQuellesDifferen/listpages&tags=Créer/fonctionner en réseau" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Créer/fonctionner en réseau</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CooperationOuCollaborationQuellesDifferen/listpages&tags=Organiser et planifier" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Organiser et planifier</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CooperationOuCollaborationQuellesDifferen/listpages&tags=méthode" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">méthode</a>
                    </li>
</ul>

</div>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
</div><!-- fin div BAZ_cadre_fiche  -->
]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Oct 2013 10:42:54 GMT</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>La convergence</title>
        <link><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=LaConvergence]]></link>
        <guid><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=LaConvergence]]></guid>
        <author>WikiAdmin</author>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche BAZ_cadre_fiche_concept">
<a class="img-responsive triggerimage right" rel="#overlay-link" href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/cache/image_bf_imagegrafiti_StephanieHobson_flickr_CCBySa.jpg">
<img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/cache/vignette_bf_imagegrafiti_StephanieHobson_flickr_CCBySa.jpg" alt="bf_imagegrafiti_StephanieHobson_flickr_CCBySa.jpg" />
</a>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">La convergence</h1>
<div class="BAZ_rubrique" data-id="auteur_fiche">
<span class="BAZ_label">Auteur de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte"> Jean Michel Cornu</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="listeListeLicencesCreativeCommons">
<span class="BAZ_label">Licence de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte">
Creative Commons BY-SA
</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="bf_description">
<span class="BAZ_label">Description :</span>
<span class="BAZ_texte"> <h2>Faciliter la convergence par les biens communs et un environnement d&apos;abondance</h2>
<h3> Le paradoxe de la tragédie des biens communs</h3>
Dans un texte devenu célèbre " La tragédie des biens communs " <a href="#ancre1"><sup>1</sup></a>, Garret Hardin présente les trois seules solutions pour vivre ensemble avec un ensemble de biens à partager. Il y décrit un champ, propriété collective d&apos;un village. Des paysans y font paître leur bétail. Ce dernier consomme l&apos;herbe et dégrade ce bien commun en laissant derrière lui des portions boueuses. En l&apos;absence d&apos;une politique réellement appliquée, l&apos;intérêt de chaque paysan est de profiter le plus vite possible du champ en y envoyant le maximum de bêtes en retirer le maximum de valeur avant que l&apos;ensemble du champ ne se transforme en mer de boue.<br />
La tragédie des biens communs ne prévoit que trois issues possibles à cette situation :<br />

<ul>
<li> Le champ devient un immense champ de boue.</li>
<li> Une personne qui dispose d&apos;un pouvoir de contrainte alloue les ressources au nom du village.</li>
<li> Le champ est découpé en espaces gérés par chaque paysan disposant alors d&apos;un droit de propriété.</li>
</ul>

Eric Raymond <a href="#ancre2"><sup>2</sup></a> reprend cet exemple pour montrer combien la coopération n&apos;est <i>a priori</i> pas si simple.<br />
<br />
<figure class="attached_file center big whiteborder lightshadow"><a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/LaConvergence_Convergence_Tragedie_don_20140902143305_20140902123322.jpg"><img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/LaConvergence_Convergence_Tragedie_don_vignette_544_544_20140902143305_20140902123322.jpg" alt="Tragédie don" width="523" height="305" /></a><figcaption>Eric Grelet - CC By Sa</figcaption></figure> <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LaConvergence/upload&file=Convergence_Tragedie_don.jpg" title=&apos;Mise à jour&apos;></a><br />
<br />
<h3>Les limites de la tragédie</h3>
Réconcilier l&apos;intérêt individuel et l&apos;intérêt collectif ne semble pas évident dans le cas de figure décrit dans la tragédie des biens communs (sinon, nous vivrions mieux depuis longtemps !). Pourtant, si Hardin conclut dans son ouvrage que les seules solutions à l&apos;absence de responsabilités des hommes sont dans la privatisation des biens communs et/ou dans l&apos;interventionnisme de l&apos;état, il reconnaît plus tard que son postulat de départ n&apos;est pas toujours valide. Son collègue Gary Warner indique : "Hardin a reconnu plus tard que la caractérisation des aspects négatifs des bien communs... était basée sur une description... un régime ouvert, non régulé par une autorité externe ou un consensus social." <a href="#ancre3"><sup>3</sup></a> <br />
<h3>Sans destruction le territoire n&apos;est plus limité</h3>
Il existe d&apos;autres cas encore qui mènent à des conclusions différentes : Dans la tragédie des biens communs, le bétail consomme l&apos;herbe et détruit progressivement le champ. Dans le domaine des biens immatériels tels que les logiciels informatiques, les contenus, l&apos;art ou la connaissance, la règle du jeu est intrinsèquement différente : la lecture d&apos;un texte ne le détruit pas, donner une information à quelqu&apos;un ne veut pas dire que l&apos;on n&apos;en dispose plus.<br />
Cette simple différence est lourde de conséquence. Cela veut dire que l&apos;échange conduit à une multiplication de la valeur et que le territoire n&apos;est plus aussi limité qu&apos;avant. Comme le dit très joliment Jean-Claude Guédon, professeur au département de littérature comparée de l&apos;université de Montréal : " Un oiseau numérisé ne connaît pas de cage".<br />
<h3>Une nouvelle notion de la propriété</h3>
La notion de propriété ne disparaît pas pour autant. Par exemple dans le développement de logiciels libres, assez souvent, une personne détient le droit d&apos;intégrer les modifications proposées par tous. Raymond l&apos;appelle le "dictateur bienveillant." Mais tout le monde peut venir utiliser, copier ou redistribuer librement le logiciel produit collectivement. Tout le monde peut circuler librement sur le territoire du propriétaire et c&apos;est justement cela qui lui donne de la valeur.<br />
<h3>Une nouvelle notion de l&apos;économie</h3>
L&apos;économie elle-même a été basée sur les échanges entre deux protagonistes (la transaction), et la consommation <i>in fine</i> par celui que les experts appellent " le destructeur final " (le consommateur.) Si nous voulons comprendre au mieux les règles du domaine des biens immatériels, nous devrons étendre les analyses actuelles pour prendre en compte : les échanges collectifs (avec un équilibrage global et non plus élémentaire) et l&apos;utilisation sans consommation de biens.<br />
<h3>L&apos;économie du don</h3>
Un des exemples d&apos;économie qui ne soit pas basé sur la transaction, ressemble fort <i>a priori</i> à une utopie. Il s&apos;agit de l&apos;économie du don telle qu&apos;on la trouve dans quelques environnements très spécifiques.<br />
L&apos;expression " économie du don " ne doit pourtant pas être comprise comme une sorte d&apos;utopie qui pousserait chacun à devenir altruiste même si cela va à l&apos;encontre de son intérêt personnel. Il s&apos;agit plutôt d&apos;un mode d&apos;échange asymétrique. Lorsque monnayer un bien n&apos;a plus de sens car il est abondant et facile à trouver, et lorsque l&apos;on a satisfait ses besoins minimaux de survie, la seule chose que l&apos;on puisse encore rechercher est l&apos;estime de la communauté. Le fait que la contrepartie du don passe par l&apos;ensemble des autres personnes aide à faire converger les intérêts individuels et collectifs.<br />
<h3>L&apos;abondance source du don</h3>
L&apos;un des éléments clés qui favorise le basculement d&apos;une économie d&apos;échange vers une économie du don est le passage de la pénurie à l&apos;abondance. L&apos;abondance signifie que les acteurs ont résolu leurs besoins de sécurité et qu&apos;ils recherchent autre chose comme par exemple de la reconnaissance. L&apos;abondance peut exister, nous l&apos;avons vu, dans le domaine des biens immatériels et dans le domaine du savoir...<br />
<div class="row-fluid">
<div class="well"  style="text-align:justify"><h3>Quelques exemples d&apos;économie du don</h3>
Il existe différentes communautés qui bénéficient à la fois de la sécurité matérielle et de l&apos;abondance. Dans ces différents cas, ces communautés ont vu émerger naturellement une économie du don.<br />
Dans certaines îles tropicales, la nourriture est abondante. Marcel Mauss a étudié la mise en place du don et ses différentes caractéristiques<a href="#ancre4"><sup>4</sup></a>.<br />
Plus près de nous, la communauté scientifique a depuis très longtemps une habitude du partage de toutes ses découvertes. Les colloques sont l&apos;occasion de présenter à tous ses résultats et d&apos;en retirer considération et estime.<br />
La communauté des développeurs de logiciels libres a suivi un chemin similaire. Il s&apos;agissait au début de chercheurs travaillant dans divers laboratoires et universités (ils bénéficiaient donc d&apos;une relative sécurité matérielle.) Ils ont appliqué avec succès les mêmes méthodes que les scientifiques dans le domaine apparemment plus industriel du logiciel.<br />
Enfin, la petite communauté des personnes particulièrement riches passe beaucoup de temps à s&apos;investir dans de grandes causes humanitaires pour gagner l&apos;estime de ses contemporains.<br />
<br />
</div>
</div><!--/.row-fluid --><h3>L&apos;abondance est...abondante</h3>
Le champ touché est bien plus vaste qu&apos;on ne peut l&apos;imaginer. Si les biens matériels semblent limités pour une majorité de personnes, il peut en aller autrement avec les biens immatériels. Ainsi le proverbe de Kuan-Tseu " Si tu donnes un poisson à un homme, il se nourrira une fois; si tu lui apprends à pêcher, il se nourrira toute sa vie ". Le poisson est un bien de consommation qui peut être rare s&apos;il vient à manquer ou si peu de personnes pêchent. Apprendre à pêcher est au contraire un savoir qui devient de plus en plus abondant à chaque fois qu&apos;une personne apprend à pêcher à une autre.<br />
<h3>Les règles du don</h3>
Tout n&apos;est pourtant pas rose dans le monde de l&apos;abondance et du don. Le changement des règles du jeu ne fait pas de tout le monde un altruiste.<br />
Des dérives sont ainsi observées lorsqu&apos;une ou plusieurs des caractéristiques qui forment le don ne sont pas respectées. L&apos;économie du don est simplement régie par des règles propres différentes de celles de l&apos;économie basée sur la consommation.<br />
<h3>Première déviation : entretenir la pénurie</h3>
Une des premières déviations consiste à fabriquer artificiellement de la pénurie pour revenir aux règles mieux connues de l&apos;économie de la consommation. Cela est courant sur des biens matériels tels que le pétrole. Il est également possible de rendre "usables" ou plus précisément "obsolètes" des biens immatériels. L&apos;industrie du logiciel y a tellement bien réussit que l&apos;administration fiscale considère en France que la durée d&apos;amortissement d&apos;un logiciel est de 1 an, soit beaucoup moins que le matériel informatique !<br />
Si les brevets, les droits de propriété intellectuelle et la mode ont pour objectif de protéger la création, ils doivent cependant être étudiés avec beaucoup de soin pour ne pas devenir une arme contre l&apos;abondance et... la création.<br />
<h3>Première règle : l&apos;abondance préservée et bien répartie</h3>
Le projet doit porter sur un bien qui peut devenir abondant pour favoriser une économie du don. Cela devrait être le cas des biens immatériels non consommables (la connaissance, les logiciels, les contenus...). Dans ce cas, l&apos;échange conduit à une multiplication de la valeur. Souvent le passage à une économie d&apos;abondance ou de pénurie ne dépend pas seulement de l&apos;abondance du bien au départ mais également des mécanismes de répartition et de protection.<br />
<h3>Deuxième déviation : Donner pour écraser l&apos;autre</h3>
Malgré le sens altruiste que peut sembler avoir " l&apos;économie du don ", il s&apos;agit simplement d&apos;une économie avec des règles ni meilleures ni pires, simplement différentes. Ainsi Maurice Godelier, décrit les règles d&apos;un don particulier : le <i>potlatch</i>. Il s&apos;agit d&apos;un don ou d&apos;une destruction à caractère sacré, constituant un défi à l&apos;autre de faire un don équivalent. " Dans le <i>potlatch</i>, on donne pour écraser l&apos;autre par son don. Pour cela on lui donne plus qu&apos;il ne pourra rendre ou on lui donne beaucoup plus qu&apos;il n&apos;a donné "<a href="#ancre5"><sup>5</sup></a>.<br />
<h3>Deuxième règle : L&apos;évaluation est globale et décentralisée</h3>
L&apos;autre grand changement réside dans l&apos;évaluation. Elle se fait de façon décentralisée, par tous et sur l&apos;ensemble des dons réalisés. Cela est très différent de l&apos;économie d&apos;échange qui évalue chaque transaction de façon unitaire. Une des conséquences est que l&apos;évaluation est empirique et dépend de chacun. Elle n&apos;est pas mesurable car il n&apos;est pas possible de comparer de façon certaine la reconnaissance obtenue avec une unité donnée.<br />
<br />
<div class="well"  style="text-align:justify"> <h3>L&apos;exemple des <i>benchmarks</i></h3>
Dans l&apos;économie d&apos;échange, les "<i>benchmarks</i>" (critères communs de référence) sont de plus en plus communs et répandus dans les marchés mondiaux, chacun peut plus ou moins en appréhender l&apos;évolution. Dans l&apos;économie du don chacun a son propre "<i>benchmarking system</i>" en fonction de ses critères subjectifs propres. Mais le phénomène de groupe pourrait générer l&apos;apparition de <i>benchmarks</i> localement reconnus.<br />
</div><br />
<br />
Nous verrons plus loin les règles à respecter pour mettre en place un mécanisme d&apos;évaluation auto-régulé.<br />
<h3>Troisième déviation : réclamer son dû</h3>
Une autre déviation est de demander un retour pour son don à la personne qui en a bénéficié ou à sa famille, au lieu d&apos;attendre de le recevoir de l&apos;ensemble de ses pairs. Cette déviation est souvent observée dans les familles africaines qui ont par ailleurs une grande tradition de solidarité et de coopération.<br />
<h3>Troisième règle : Une contrepartie non demandée-le mécanisme à deux temps</h3>
Une troisième chose qui change dans l&apos;économie du don, est ce que gagne le donneur. Dans l&apos;économie basée sur la transaction individuelle, celui qui donne un bien demande en échange un autre bien équivalent ou une représentation de la valeur du bien (de l&apos;argent). Lors d&apos;un don, le donneur n&apos;attend pas de retour de celui qui reçoit et n&apos;attend pas même de retour immédiat. Il reçoit ultérieurement de la reconnaissance par l&apos;ensemble de la communauté qui évalue non pas chaque don mais l&apos;ensemble de ce qu&apos;il a apporté. Cette reconnaissance lui apporte dans un deuxième temps des avantages comme nous le verrons plus loin.<br />
<br />
Ainsi, il n&apos;est pas nécessaire d&apos;attendre de tous de l&apos;altruisme pour mettre en place des projets faisant appel à la coopération. Les donateurs retirent des avantages qui sont simplement plus subtiles à comprendre car ils s&apos;inscrivent dans une logique en deux temps qui apporte des bénéfices dans la durée.<br />
Unité donnée.<br />
<br />
<div class="row-fluid">
<div class="well"  style="text-align:justify"><h3>Résumé</h3>
Une économie du don émerge lorsque les biens communs sont abondants. Celle-ci implique de nouvelles notions de propriété et d&apos;économie.<br />
<br />
Les échanges de bien immatériels conduisent normalement à une multiplication de la valeur et à leur abondance. Il est souvent possible de faire des choix qui poussent vers la pénurie ou vers l&apos;abondance.<br />
<br />
Il existe des règles du don qui si elles ne sont pas respectées conduisent à des déviations :<br />
<br />

<ul>
<li> L&apos;abondance doit être préservée et bien répartie pour éviter le retour à une économie de la consommation.</li>
<li> L&apos;évaluation doit être globale et décentralisée pour ne pas qu&apos;un don particulier serve à écraser l&apos;autre.</li>
<li> La contrepartie ne doit pas être demandée à celui qui reçoit pour éviter les dettes...</li>
</ul>

<br />
</div>
</div><!--/.row-fluid --><h2>Faciliter la convergence en donnant une vision à long terme</h2>
<h3>Le dilemme du prisonnier</h3>
L&apos;exemple du " dilemme du prisonnier " présente un paradoxe où des personnes peuvent agir à l&apos;encontre de leur propre intérêt. Un malfaiteur et son complice sont pris par la police. Chacun a le choix de trahir ou de ne pas trahir l&apos;autre mais ne connaît pas à l&apos;avance la réaction de son complice. Dans cette situation si les deux s&apos;entendent, ils s&apos;en tireront globalement mieux. Mais l&apos;un peut être tenté de trahir son complice pour ne pas être le seul inculpé pour le cas où l&apos;autre le trahirait. Il peut également dans ce cas bénéficier par sa dénonciation d&apos;une peine allégée. Très souvent, dans le doute, les deux prisonniers se dénoncent l&apos;un l&apos;autre et se retrouvent tous les deux perdants <a href="#ancre6"><sup>6</sup></a>.<br />
<br />
Ce type de situation se rencontre assez fréquemment dans la vie. Ne sachant pas comment va réagir l&apos;autre nous envisageons le cas où il nous trahit (ou plus simplement le cas où il ne coopère pas). Dans ce cas où l&apos;autre ne joue pas le jeu, la situation la moins mauvaise pour nous est de ne pas jouer le jeu nous même. Pourtant, d&apos;un point de vue plus global, le gain est bien plus important pour chacun si les deux coopèrent.<br />
<h3>La méthode CRP</h3>
Le "dilemme du prisonnier" a été étudié dans le cadre de la théorie des jeux.. En l&apos;absence d&apos;information sur la réaction de l&apos;autre, la réponse individuelle la moins mauvaise va à l&apos;encontre de l&apos;intérêt collectif. Pourtant, les résultats changent lorsqu&apos;il ne s&apos;agit plus d&apos;un événement unique mais de plusieurs itérations. Dans ce cas, chacun peut obtenir au fur et à mesure des informations sur la façon dont l&apos;autre va réagir.<br />
<br />
Les simulations qui ont été faites montrent que la solution la plus efficace est de commencer par coopérer puis de calquer son attitude sur les réponses de l&apos;autre : S&apos;il coopère, on coopère également, s&apos;il trahit, on fait de même.<br />
<br />
Plus précisément, la stratégie la plus efficace a été découverte en 1974 par le philosophe et psychologue Anatol Rapaport cité par Bernard Werber <a href="#ancre7"><sup>7</sup></a> : il s&apos;agit de la méthode CRP (Coopération-Réciprocité-Pardon). Dans ce cas, on commence par coopérer, puis en fonction de ce que fait l&apos;autre personne on calque son attitude sur la sienne, et enfin on remet les compteurs à zéro en étant prêt à coopérer de nouveau. Cette façon de faire est la plus efficace pour qu&apos;une personne qui a trahi comprenne à la fois que vous ne vous laisserez pas faire, mais que vous êtes prêt à repartir sur une base de coopération.<br />
<h3>Permettre le maximum d&apos;occasions d&apos;interactions dans la durée</h3>
De ces deux exemples, nous pouvons constater que lorsque l&apos;expérience est unique, la tendance est à la trahison, alors qu&apos;après des essais répétés, il devient possible d&apos;avoir une stratégie qui converge vers la coopération.<br />
<br />
Pour permettre à ces différentes interactions de s&apos;opérer, il faut avoir passé suffisamment de temps ensemble. Mettre des personnes ensemble dans la durée et créer entre elles un lien de confiance est la définition même d&apos;une communauté.<br />
<h3>Une communauté pour une coopération dans la durée</h3>
Une des façons la plus efficace de faire coopérer des personnes est de créer un esprit de communauté. Cela implique un sentiment d&apos;appartenance et une confiance réciproque entre les membres.<br />
<br />
De nouveau, en proposant des nouvelles règles du jeu, cela ne veut pas dire que chacun est devenu altruiste. Il existe donc des risques pour les communautés qui peuvent produire un résultat inverse de celui attendu.<br />
<h3>Premier danger : La communauté meurt avant d&apos;avoir une histoire</h3>
Le démarrage de la communauté est le moment le plus sensible. Lorsque les interactions entre les membres de la communauté se développent, il y a naturellement des trahisons qui conduisent à des conflits.<br />
<br />
Le démarrage d&apos;une communauté est un passage obligé. Les avantages de la communauté ne sont pas encore là, et les étapes multiples qui pourraient permettre de sortir du dilemme du prisonnier n&apos;ont pas encore pu s&apos;opérer.<br />
<h3>Première règle : Donnez aux personnes une vision à long terme</h3>
Nous avons vu que la méthode optimum était de commencer à coopérer (quitte à agir ensuite à l&apos;inverse suivant les réactions de l&apos;autre). Il est donc possible de favoriser la coopération entre des personnes qui n&apos;ont pas de passé commun si ces personnes ont la perception qu&apos;il y aura d&apos;autres moments en commun dans le futur.<br />
<br />
Les sociologues appellent distance d&apos;horizon <a href="#ancre8"><sup>8</sup></a>, la durée pendant laquelle des personnes pensent qu&apos;ils seront ensemble. Cette notion, très subjective, est un facteur clé pour que les acteurs coopèrent ou non. Il y a ainsi nettement moins de vol dans les petits magasins de quartier même lorsque le magasin vient de s&apos;installer, que dans les grandes surfaces anonymes et indifférenciées. Les conséquences perçues d&apos;un acte sont différentes suivant l&apos;histoire que l&apos;on pense avoir par la suite avec les personnes concernées.<br />
<br />
Bien sûr, il ne s&apos;agit pas d&apos;une règle absolue. Tout le monde n&apos;agit pas au mieux de ses intérêts car la méthode CRP n&apos;est pas assimilée par tout le monde. Mais la vision d&apos;un futur commun favorise la coopération alors que le manque d&apos;horizon à long terme favorise les comportements inverses.<br />
<br />
Plus les personnes ont eu des expériences positives de coopération en voyant autour d&apos;elles d&apos;autres personnes commençant par coopérer, plus elles assimilent la méthode CRP et plus il est facile de mettre en place une communauté.<br />
<h3>Deuxième danger : Le passé perdu</h3>
Lorsque l&apos;on a passé un certain temps avec des personnes, de nombreuses épreuves basées sur le dilemme du prisonnier ont eu lieu. Si le groupe n&apos;est pas mort de ces tribulations, il se renforce au fur et à mesure. Mais l&apos;une des particularités de l&apos;être humain est sa capacité d&apos;oubli. Cette fonction est indispensable pour ne pas encombrer le cerveau de toutes les expériences non utilisées. Mais au fur et à mesure que la coopération s&apos;instaure, la notion de danger s&apos;éloigne et la mémoire considère les souvenirs des différentes épreuves passées comme moins prioritaires.<br />
<br />
Si les expériences passées sont oubliées, le groupe revient à la situation bien plus périlleuse du début de la communauté.<br />
<h3>Deuxième règle : L&apos;histoire est la base du futur</h3>
L&apos;héritage du groupe est un élément fondamental pour lui permettre de continuer de bâtir sa cohésion plutôt que de revenir au dangereux point de départ.<br />
<br />
Avec les échanges que nous avons étudiés au chapitre précédant, l&apos;héritage constitue le deuxième fondement d&apos;une société humaine selon Maurice Godelier <a href="#ancre9"><sup>9</sup></a> : "Nos analyses nous amènent à conclure qu&apos;il ne saurait y avoir de société humaine sans deux domaines, celui des échanges, quel que soit ce que l&apos;on échange et quelle que soit la forme de cet échange, du don au <i>potlatch</i>, du sacrifice à la vente, à l&apos;achat, au marché, et celui où les individus et les groupes conservent précieusement pour eux-mêmes, puis les transmettent à leurs descendants ou à ceux qui partagent la même foi, des choses, des récits, des noms, des formes de pensée. Car ce que l&apos;on garde constitue toujours des "réalités" qui ramènent les individus et les groupes vers un autre temps, qui les remettent face à leurs origines, à l&apos;origine.<br />
<br />
Nous verrons qu&apos;une des tâches fondamentale du coordinateur est de développer un historique qui capitalise l&apos;héritage commun<br />
<br />
Outre les relations de confiances qui s&apos;établissent progressivement au sein de la communauté, la communauté est également basée sur le sentiment d&apos;appartenance. La mise en place de "rites" et de références communes constituent également un socle sur lequel se bâtit l&apos;héritage collectif.<br />
<h3>Troisième danger : le cycle mimétique</h3>
Nous avons beaucoup de mal à admettre qu&apos;en plus de nos comportements individuels que nous avons l&apos;impression de contrôler, nous sommes soumis à des comportements collectifs. Les mouvements de foules et les réactions de panique nous sont familières pour ce que nous en avons vu dans les films ou parfois vécut dans nos vies. Mais il nous semble impossible que nous puissions faire nous même des choses qui nous semblent aussi insensées par simple mimétisme.<br />
René Girard <a href="#ancre10"><sup>10</sup></a> dépeint un comportement collectif ancré dans les comportements humains qui sauvegarde l&apos;intégrité de la communauté grâce au sacrifice d&apos;un "bouc émissaire". Le cycle mimétique qu&apos;il décrit se passe en plusieurs étapes.<br />
Un conflit commence souvent par un "désir mimétique" qui consiste à vouloir ce que l&apos;autre détient.<br />
Lorsqu&apos;un conflit arrive (et il en arrive bien sûr plus ou moins fréquemment), la personne qui se sent trahie a assez souvent une attitude agressive. Que nous le reconnaissions ou non nous avons une tendance naturelle au mimétisme et nos attitudes se calquent sur celle de l&apos;autre (même si vous ne le reconnaissez pas, les publicitaires l&apos;ont eux, bien compris). Par mimétisme, l&apos;autre personne adopte une attitude agressive et s&apos;engage alors dans ce que les psychologues appellent parfois du "ping-pong verbal" où l&apos;objectif est d&apos;abattre l&apos;entêtement de l&apos;autre avec obstination, chacun pompant l&apos;énergie de l&apos;autre.<br />
<br />
La troisième étape est l&apos;extension, toujours par mimétisme, à toute la communauté de l&apos;état d&apos;agressivité et les conflits se multiplient. Ce mécanisme est fort bien décrit et de façon amusante dans la bande dessinée "Astérix et la Zizanie". Au fur et à mesure que les réactions agressives se multiplient, le groupe influence les comportements et produit un effet auto-cumulatif.<br />
Lorsque la tension dans le groupe atteint un niveau dangereux qui met en péril son intégrité, soit il y a scission, chacun prenant parti dans un camp ou un autre, soit le groupe évacue l&apos;ensemble de l&apos;agressivité au travers d&apos;un "bouc émissaire". Celui-ci est choisi de préférence en dehors des multiples conflits qui n&apos;ont d&apos;autres liens entre eux que l&apos;effet mimétique. Il s&apos;agit souvent d&apos;une personne plus faible et surtout différente sur laquelle vont s&apos;acharner de façon irrationnelle toutes les agressivités.<br />
Une fois le trop plein d&apos;agressivité déversé, le bouc émissaire est "diabolisé" comme la source de tous les maux pour justifier la réunification du groupe autour de son anéantissement et oublier les circonstances du "sacrifice". Le groupe réconcilié a sauvegardé son intégrité en sacrifiant un bouc émissaire innocent. L&apos;oubli permet au groupe de reprendre son cours jusqu&apos;au prochain cycle.<br />
<h3>Troisième règle : Rendre visible le mécanisme du bouc émissaire</h3>
Une des difficultés pour comprendre le mécanisme du cycle mimétique est justement dû au fait qu&apos;il ne peut fonctionner que s&apos;il est inconscient. Les participants à ce cycle ne peuvent accepter ni le mimétisme de leur comportement, ni son paroxysme irrationnel jusqu&apos;au déversement de toute l&apos;agressivité sur un innocent et encore moins le mécanisme d&apos;oubli de cette atrocité.<br />
<br />
René Girard poursuit en montrant que le mécanisme de victimisation qui place les victimes au centre de notre attention est très ancré dans notre civilisation judéo-chrétienne. Nos informations se concentrent fortement sur les conséquences sur les victimes, ce qui n&apos;était pas le cas dans des temps plus reculés. Ce processus à un effet bénéfique car il rend plus difficile l&apos;aveuglement et l&apos;oubli nécessaire au fonctionnement du cycle mimétique.<br />
Rendre visible le mécanisme de "bouc émissaire" permet de casser le cycle mimétique. Il n&apos;empêche cependant pas la montée de la tension et il est nécessaire de trouver une nouvelle soupape de sécurité plus acceptable. Le chapitre sur la résolution des conflits présente quelques réflexions supplémentaires.<br />
Le mimétisme de l&apos;être humain n&apos;a pas que des effets négatifs. Il est aussi possible de le prendre en compte de façon positive, comme par exemple dans la possibilité de disséminer la méthode CRP dans la communauté "par l&apos;exemple".<br />
<h3>Quatrième danger : la communauté fermée</h3>
Le quatrième danger qui guette une communauté est de se refermer sur elle-même. Le groupe peut continuer sa progression mais en se coupant de l&apos;extérieur, il risque d&apos;adopter des comportements sectaires préjudiciables à ses membres.<br />
<br />
Cela ne veut pas dire qu&apos;il ne doit pas y avoir de frontière entre l&apos;intérieur et l&apos;extérieur de la communauté. Le sentiment d&apos;appartenance et l&apos;existence de particularités spécifiques au groupe sont indispensables pour qu&apos;une communauté existe. Mais elle ne peut s&apos;enrichir qu&apos;en restant ouverte sur l&apos;extérieur.<br />
<h3>Quatrième règle : Permettre la sortie et la multi-appartenance</h3>
Il n&apos;est pas toujours facile de trouver des critères objectifs pour qualifier un groupe d&apos;ouvert ou de fermé. Le rapport parlementaire français sur les sectes <a href="#ancre11"><sup>11</sup></a> propose de faire un contrôle fiscal sur les mouvements suspects car ils ont souvent pour but d&apos;apporter richesses et pouvoir à un présumé gourou.<br />
<br />
Il existe cependant deux critères qui favorisent l&apos;ouverture du groupe vers l&apos;extérieur :<br />

<ul>
<li> Chaque participant doit pouvoir en sortir à tout moment.</li>
<li> L&apos;appartenance à d&apos;autres groupes doit être autorisée et même encouragée pour enrichir le groupe au travers de ces liaisons informelles.</li>
</ul>

<br />
<div class="row-fluid">
<div class="well"  style="text-align:justify"> <h3>Résumé</h3>
Si la stratégie dominante dans le cas d&apos;une rencontre unique est souvent la trahison, c&apos;est la méthode CRP (Coopération, Réciprocité, Pardon) qui est la plus efficace lorsqu&apos;il y a de nombreuses expériences itératives communes.<br />
<br />
Une communauté permet de multiplier les occasions d&apos;expériences et donc de favoriser une convergence vers la coopération.<br />
<br />
Il existe des règles pour éviter que la communauté ne dévie:<br />

<ul>
<li> Donner à chacun une vision à long terme.</li>
<li> Pour permettre le développement de comportements du type CRP.</li>
<li> Développer un historique pour préserver l&apos;héritage commun.</li>
<li> Pour éviter les "retours à zéro".</li>
<li> Rendre visible le mécanisme du cycle mimétique et trouver une autre soupape.</li>
<li> Pour briser la focalisation sur un "bouc émissaire".</li>
<li> Permettre à tous de sortir à tout moment et encourager l&apos;appartenance à d&apos;autres groupes.</li>
<li> Pour éviter la sectarisation d&apos;un groupe fermé.</li>
</ul>

<br />
</div>
</div><!--/.row-fluid --><h2>Faciliter la convergence par la mise en place de mécanismes d&apos;estime</h2>
<h3>Le principe de Peter</h3>
Laurence J. Peter a étudié les paradoxes qui poussent une organisation à toujours aller de plus en plus mal. Son principe le plus connu indique que "Dans une hiérarchie, toute personne tend à s&apos;élever jusqu&apos;à atteindre son niveau d&apos;incompétence" <a href="#ancre12"><sup>12</sup></a><br />
<br />
En effet, lorsque quelqu&apos;un est nommé à un poste et qu&apos;il remplit correctement sa tâche, il est promu à un nouveau poste. Le processus se poursuit, lui permettant de mettre ses compétences au service de tâches toujours plus complexes jusqu&apos;à ce qu&apos;il arrive à un poste où il a atteint son "niveau d&apos;incompétence". Il n&apos;est alors plus capable de remplir aussi bien son rôle et n&apos;est donc plus promu. Il reste alors bloqué au poste où il est le moins compétent.<br />
<br />
<figure class="attached_file center big whiteborder lightshadow"><a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/LaConvergence_Principe_Peter_20140902143305_20140902123358.jpg"><img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/files/LaConvergence_Principe_Peter_vignette_544_544_20140902143305_20140902123358.jpg" alt="principe de Peter" width="522" height="259" /></a><figcaption>Eric Grelet - CC By Sa</figcaption></figure> <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LaConvergence/upload&file=Principe_Peter.jpg" title=&apos;Mise à jour&apos;></a><br />
<br />
Ce cas n&apos;est qu&apos;un des multiples paradoxes qui apparaissent lorsque l&apos;on souhaite évaluer le travail humain de façon aussi objective que les faits concrets et scientifiques. De ce point de vue, les travaux de Taylor qui ont rendu la planification plus scientifique sont plus adaptés aux machines qu&apos;aux hommes. A l&apos;époque ou ils ont été publiés, de nombreuses personnes faisaient le travail de machines. Aujourd&apos;hui, les machines se sont perfectionnées suffisamment pour prendre en charge la plupart des travaux répétitifs et planifiables. En contrepartie, les tâches de création, ainsi que celles demandant une très grande adaptabilité et une estimation subjective se développent fortement.<br />
<br />
Il ne s&apos;agit absolument pas de refuser toute évaluation mais au contraire de trouver de nouvelles méthodes qui prennent mieux en compte les spécificités humaines : subjectivité, motivation ou démotivation, bonne ou mauvaise foi. Ces différents critères ont comme particularité de ne pas être mesurables même si on peut les estimer dans une certaine mesure. Il s&apos;agit donc d&apos;une véritable révolution des systèmes d&apos;évaluation dans un monde basé depuis le XVIIe siècle sur des mesures objectives. Nous verrons cependant que des évaluations mêmes subjectives peuvent produire des phénomènes de régulation et d&apos;autocorrection qui sont leur véritable raison d&apos;être.<br />
<h3>L&apos;évaluation dans les projets classiques</h3>
Le but de l&apos;évaluation dans une gestion classique de projet est triple :<br />

<ul>
<li> Savoir à l&apos;avance si un projet peut être confié à quelqu&apos;un ou à une équipe.</li>
<li> Faire en sorte de corriger le projet pendant son déroulement pour améliorer ses résultats.</li>
<li> Juger après le projet s&apos;il s&apos;est déroulé correctement.</li>
</ul>

Habituellement, dans les projets industriels soumis à un appel d&apos;offre par exemple, ce sont les premiers et derniers buts qui priment. L&apos;investissement d&apos;un mandataire étant lourd, il cherche à savoir à l&apos;avance si son argent est bien placé. Pendant le projet, il cherche à le corriger pour que la suite du projet se déroule bien. A la fin, il juge ensuite si le résultat peut servir pour des étapes ultérieures (diffusion des résultats ou apport de base à un autre projet suivant une chaîne "taylorisée").<br />
<h3>Première Déviation : l&apos;Évaluation <i>a priori</i></h3>
Souvent, pour attirer des contributeurs, on leur propose un "titre" au sein du projet. Celui-ci sert bien souvent à motiver la personne en lui apportant dès le départ des éléments de reconnaissance. Attention cependant, les titres présentent trois dangers :<br />

<ul>
<li> Il s&apos;agit d&apos;une reconnaissance <i>a priori</i> : qui nous replace dans le principe de Peter.</li>
<li> Ils donnent souvent un pouvoir hiérarchique coercitif.</li>
<li> Ils présentent un danger lorsqu&apos;ils sont opérationnels car ils bloquent un rôle qui ne peut être repris facilement par un autre si nécessaire.</li>
</ul>

L&apos;idéal est que le titre donné ne soit pas exclusif et ne donne pas de pouvoir spécial. Il vaut mieux un "agent de liaison avec le monde hispanophone" (ce qui n&apos;empêche pas d&apos;en avoir d&apos;autres) qu&apos;un "responsable des traductions en espagnol".<br />
<h3>Première règle : Évaluer <i>a posteriori</i></h3>
Faisons l&apos;hypothèse qu&apos;un projet s&apos;applique dans un milieu d&apos;abondance, que les besoins minimums nécessaires à sa survie soient remplis et qu&apos;il y ait suffisamment de temps pour permettre au groupe mis en place de mûrir à son rythme. Dans ce cas, l&apos;évaluation <i>a priori</i> prend beaucoup moins d&apos;importance (sauf peut être pour le porteur du projet qui doit décider ou non de le lancer). Il est dans ce cas plus utile d&apos;apporter des corrections par itérations successives.<br />
<br />
Même, dans le cas de l&apos;évaluation finale, il s&apos;agit souvent de juger la réalisation de ce qui a été prévu <i>a priori</i> plutôt que de juger de son utilité et de l&apos;utilisation qui en est faite <i>a posteriori</i>.<br />
<br />
L&apos;évaluation pendant le déroulement du projet peut au contraire permettre un mécanisme d&apos;autocorrection après coup pour maximiser l&apos;usage qui est fait des résultats déjà obtenus par le projet. Les contributeurs potentiels s&apos;impliqueront en fonction de leur évaluation personnelle du projet, du coordinateur et de ce qu&apos;ils peuvent en retirer.<br />
<h3>Deuxième déviation : L&apos;évaluation ponctuelle</h3>
L&apos;évaluation se fait habituellement à des moments précis, telle une photographie du projet, parfois même seulement avant et après le projet. Dans ce cas, elle prend mal en compte les évolutions humaines qui même petites au début peuvent enfler rapidement pour basculer ensuite brutalement vers la coopération ou la trahison. Elle ne permet pas non plus de saisir les opportunités suffisamment tôt à la source.<br />
<h3>Deuxième règle : l&apos;évaluation en continu</h3>
En permettant une évaluation en continu, il devient possible de "voir apparaître" les cercles vicieux ou vertueux" qui prendront de l&apos;ampleur jusqu&apos;au basculement brutal des changements de comportement. Suivant la perspicacité des observateurs (et nous verrons dans le point suivant que plusieurs personnes valent mieux qu&apos;une dans ce cas de figure), les divergences peuvent être détectées suffisamment tôt pour agir en conséquence.<br />
<h3>Troisième déviation : L&apos;évaluation par un nombre réduit de personnes</h3>
Souvent, le projet est évalué par des mandataires pour savoir si leur argent est bien placé. L&apos;évaluation se fait par une personne extérieure (un mandataire) qu&apos;il "suffit" de convaincre avec un rapport bien présenté sur ce qui sera fait ou bien à quoi serviront les résultats. Bien sûr en cours et à la fin du projet, les résultats concrets obtenus entrent également dans la balance mais de façon indirecte.<br />
<h3>Troisième règle : L&apos;évaluation par l&apos;ensemble de la communauté</h3>
L&apos;évaluation des projets coopératifs ne doit pas être faite par celui qui en facilite le démarrage, mais par l&apos;ensemble de la communauté qui va se focaliser tout naturellement vers les projets utiles, bien réalisés et présentés de façon compréhensible. Si le projet a été initié ou soutenu par un mandataire, il pourra connaître la valeur du projet en fonction de son utilisation de plus en plus grande par la communauté ciblée.<br />
<h3>Quatrième déviation : L&apos;évaluation objective</h3>
Un autre danger d&apos;une évaluation traditionnelle est de devoir définir des critères d&apos;évaluation objectifs qui par définition cherchent à s&apos;approcher de ce que l&apos;on désire sans jamais l&apos;atteindre. Seuls les éléments objectifs sont pris en compte correctement. Les éléments subjectifs non mesurables tels que la bonne foi ou bien la motivation pendant le cours du projet sont négligés, ou pire, ils sont soumis à une accumulation de règles objectives de plus en plus complexes qui favorisent l&apos;effet inverse.<br />
<br />
<div class="row-fluid">
<div class="well"  style="text-align:justify"> <h3>Exemple de l&apos;évaluation des pays : Les indicateurs de <i>rating</i></h3>
Beaucoup d&apos;évaluations sont faites pour les pays sur des moyennes financières (les indicateurs de <i>rating</i>) telles que le Produit Intérieur Brut. La tentation est grande pour les décideurs de tenter d&apos;agir directement sur les critères évalués plutôt que sur leurs causes. Le PIB ne montrera pas par exemple la différence entre un pays où la majorité des richesses est entre les mains d&apos;un petit groupe de dirigeants et un pays où les richesses sont mieux réparties. On cherche alors à rajouter toujours plus de critères financiers "correctifs", mais sans jamais pousser réellement les dirigeants évalués à agir sur les causes et non sur les critères évalués.<br />
<br />
Une approche très intéressante a été initiée par le Programme des Nations Unis pour le Développement avec un Indicateur de Développement Humain basé sur plusieurs critères qui se rapprochent au mieux de l&apos;objet que l&apos;on cherche à évaluer.<br />
<br />
Ces critères prennent en compte : L&apos;état de santé, l&apos;éducation et l&apos;économique.<br />
<br />
Il s&apos;agit probablement de ce que l&apos;on peut faire de mieux aujourd&apos;hui pour évaluer par un indicateur objectif le développement humain dans un pays, mais chaque taux est lui-même une moyenne et seuls les critères objectifs mesurables sont pris en compte. Il est alors possible de mieux scolariser une partie privilégiée de la population ou de scolariser sans recherche de résultats scolaires pour augmenter les indices. Multiplier encore les critères ne fait que rendre la tâche plus subtile pour ceux qui ne s&apos;attachent qu&apos;à adapter leurs résultats pour optimiser la valeurs de chaque critère. Mais cela donne moins de chance de remplir au mieux les critères spécifiques à l&apos;indicateur pour ceux qui s&apos;attachent avant tout aux causes en toute bonne foi.<br />
</div>
</div><br />
Les méthodes traditionnelles de mesures objectives issues de l&apos;avancée scientifique du XVIIe siècle nécessitent en elle-même des développements pour aller au delà des simples moyennes : parfois on ajoute aux taux moyens des écarts types (la moyenne des écarts par rapport à la moyenne). Si cela donne une idée de l&apos;ampleur des différences, certains points plus subtils ne sont pas pris en compte tels que par exemple la répartition homogène d&apos;une population ou la répartition en deux ou plusieurs groupes plus ou moins favorisés avec peu de chance de pouvoir passer d&apos;un groupe à l&apos;autre.<br />
<br />
Les effets de bord (aux limites extrêmes) peuvent également perturber les lois objectives simples (dans le cas, par exemple, des situations de monopole). Il faut avoir une idée de ce qui se passe loin de l&apos;équilibre et même aux limites et non pas seulement au point d&apos;équilibre.<br />
<h3>Quatrième règle : Réintroduire l&apos;évaluation subjective</h3>
Si les critères d&apos;évaluation sont indispensables, en particulier lorsque des personnes extérieures doivent analyser objectivement des résultats, ils sont cependant insuffisants. <i>A contrario</i>, l&apos;évaluation collective dans la durée permet de favoriser directement l&apos;expansion d&apos;un projet en attirant chaque jour de nouveaux utilisateurs contributeurs mais est mal adaptée à une évaluation objective.<br />
<br />
Le problème vient de l&apos;impossibilité de mesurer de façon objective la bonne foi. Il n&apos;est possible d&apos;obtenir une évaluation objective mesurable qu&apos;<i>a posteriori</i> et avec une marge plus ou moins grande entre le résultat mesuré et les critères d&apos;évaluation.<br />
<br />
Accepter de réintroduire une évaluation subjective, telle que celle apportée par l&apos;estime dont jouit un projet, est indispensable. Pour en atténuer les difficultés, il est important qu&apos;elle soit décentralisée et globale en l&apos;obtenant de l&apos;ensemble de la communauté et du monde extérieur.<br />
<h3>La fin du pouvoir de contrainte permet une évaluation auto-régulée</h3>
Bien sûr, la mise en place d&apos;une évaluation <i>a posteriori</i>, en continu, subjective par l&apos;ensemble de la communauté semble insoluble si on conserve une approche traditionnelle de l&apos;évaluation. Pour sortir des paradoxes apparemment insolubles de Peter, il nous faudra, comme dans les précédents chapitres, proposer un environnement différent qui n&apos;impose plus les mêmes limites.<br />
<br />
Dans un projet coopératif, nous cherchons à obtenir la coopération des membres et à coordonner leurs travaux pour obtenir un résultat. Le pouvoir de contrainte (pouvoir hiérarchique ou contractuel), n&apos;est plus au centre de la gestion du projet.<br />
La suppression pure et simple du pouvoir coercitif (du pouvoir de contrainte) peut sembler une hérésie poussant vers le "champ de boue" de la tragédie des biens communs. Nous allons voir au contraire que dans un environnement approprié, celui-ci permet de sortir des paradoxes habituels.<br />
Lorsqu&apos;on ne peut plus "imposer" à personne de "coopérer", chacun s&apos;implique ou utilise les résultats en fonction de l&apos;image qu&apos;il se fait du projet. Si, globalement, le projet jouit d&apos;une grande estime, il se développera de plus en plus. L&apos;évaluation est alors subjective, <i>a posteriori</i> et en continu par l&apos;ensemble de la communauté des contributeurs et celle des utilisateurs. L&apos;ensemble construit un cercle vertueux.<br />
<br />
Le pouvoir du coordinateur se limite à la possibilité d&apos;intégrer ou non les modifications proposées par les contributeurs et éventuellement d&apos;exclure une personne de la communauté qu&apos;il a mise en place. Pour le reste, il ne peut qu&apos;inciter les personnes à devenir utilisateur ou contributeur, sans pouvoir les y contraindre.<br />
<br />
Les projets coopératifs sont bien adaptés aux projets entre les structures ou les projets inter-services. Le fonctionnement des associations permet parfois de mettre en place des projets non hiérarchisés de ce type.<br />
<h3>D&apos;autres approches</h3>
Une des difficultés de l&apos;abandon du pouvoir de contrainte est qu&apos;il nécessite des projets demandant un très faible investissement de départ, un milieu d&apos;abondance et pas de délais contraints ni d&apos;attente d&apos;un résultat particulier. Il s&apos;agit là justement des critères qui permettent la mise en place d&apos;un projet coopératif, comme nous avons commencé à le voir.<br />
<br />
L&apos;abandon total du pouvoir coercitif donné par le titre hiérarchique ou le contrat d&apos;engagement est remplacé par l&apos;incitation à coopérer par les résultats et l&apos;estime obtenus. Il s&apos;agit d&apos;une différence majeure avec la gestion classique de projets. Il n&apos;est donc pas facile de suivre les deux approches en même temps. Nous verrons dans le chapitre sur le mixage des méthodes que des projets utilisant totalement ou partiellement le pouvoir coercitif peuvent simplement bénéficier de quelques avantages en favorisant le plus possible une évaluation <i>a posteriori</i>, en continue et subjective par la communauté.<br />
<br />
<div class="row-fluid">
<div class="well"  style="text-align:justify"> <h3>Résumé</h3>
L&apos;évaluation d&apos;un projet doit se faire :<br />
<br />

<ul>
<li> <i>A posteriori</i></li>
<li> En continu</li>
<li> En prenant en compte le subjectif</li>
<li> Par l&apos;ensemble de la communauté des contributeurs et des utilisateurs</li>
</ul>

<br />
Cela peut être obtenu en abandonnant le pourvoir coercitif pour laisser l&apos;estime envers le projet et ses membres faire son travail d&apos;autorégulation.<br />
</div>
</div><!--/.row-fluid --><br />
<br />
<hr />

<a name="ancre1">1</a> Hardin Garrett, « The Tragedy of the Commons », Science 162 (1968/3859), p. 1243‑1248.<br />
<a name="ancre2">2</a> Raymond Eric S., « Homesteading the noosphere » [en ligne], First Monday 3 (1998/10), disponible sur <<a href="http://firstmonday.org/ojs/index.php/fm/article/viewArticle/621">http://firstmonday.org/ojs/index.php/fm/article/viewArticle/621</a>>, (consulté le 30 janvier 2014).  Raymond Eric S., « A la conquête de la noosphère », Hors collection (2000), p. 279‑336., (consulté le 30 janvier 2014), également sur Raymond Eric S., « À la conquête de la noosphère » [en ligne], linux-france, disponible sur <<a href="http://www.linux-france.org/article/these/noosphere/homesteading-fr_monoblock.html">http://www.linux-france.org/article/these/noosphere/homesteading-fr_monoblock.html</a>>, (consulté le 30 janvier 2014).<br />
<a name="ancre3">3</a> Gary Warner : "Hardin later recognized that much of his characterization of the negative aspects of the commons, which according to his analysis &apos;remorselessly generates tragedy&apos;... was based on a description, not of a commons regime in which authority over use of the resources resides within the community, but of an open access regime, unregulated by any external authority or social consensus" dans : Warner Gary, « Participatory Management, Popular Knowledge, and Community Empowerment: The Case of Sea Urchin Harvesting in the Vieux-Fort Area of St. Lucia », Human Ecology 25 (1997/1), p. 29‑46., (consulté le 30 janvier 2014).<br />
<a name="ancre4">4</a> Mauss Marcel, Lévi-strauss Claude, Gurvitch Georges, Sociologie et anthropologie, Quadrige. Grands textes, ISSN 1764-0288, 1 vol., Paris, France, Presses universitaires de France, 2004.<br />
<a name="ancre5">5</a> Godelier Maurice, L’énigme du don, 1 vol., Paris, France, Fayard, impr. 1997, 1997. (p. 79, cité p.143 dans Blondeau-Coulet Olivier, Latrive Florent (éd.), Libres enfants du savoir numérique: une anthologie du « Libre », Premier secours. - Perreux : L’Eclat, 1 vol., Paris, France, Ed. de l’Eclat, impr. 2000, 2000.) Barbrook Richard, « L’économie du don High Tech » [en ligne], disponible sur <<a href="http://web.archive.org/web/20090917124333/http://www.freescape.eu.org/eclat/2partie/Barbrook/barbrook2.html">http://web.archive.org/web/20090917124333/http://www.freescape.eu.org/eclat/2partie/Barbrook/barbrook2.html</a>>, (consulté le 30 janvier 2014). Il s&apos;agit d&apos;une critique du texte de référence de Marcel Mauss "Essai sur le don" (1923) souvent cité par les situationnistes.<br />
<a name="ancre6">6</a> Voir la revue Pour la Science qui publie un article sur le dilemme du prisonnier tous les six mois : « Pour la Science - Le magazine de référence de l’actualité scientifique » [en ligne], disponible sur <<a href="http://www.pourlascience.fr/">http://www.pourlascience.fr/</a>>, (consulté le 30 janvier 2014).<br />
Voir aussi « Le dilemme du prisonnier » [en ligne], disponible sur <<a href="http://web.archive.org/web/20050302205551/http://www.apprendre-en-ligne.net/jeux/dilemme/home.html">http://web.archive.org/web/20050302205551/http://www.apprendre-en-ligne.net/jeux/dilemme/home.html</a>>, (consulté le 30 janvier 2014).<br />
<a name="ancre7">7</a>  Werber Bernard, L’encyclopédie du savoir relatif et absolu, 1 vol., Paris, France, Albin Michel, 2000.<br />
<a name="ancre8">8</a> Glance Natalie, Huberman Bernardo, « La dynamique des dilemmes sociaux », Pour la science (1994/199), p. 26‑31., (consulté le 30 janvier 2014).<br />
<a name="ancre9">9</a> Godelier Maurice, L’énigme du don, 1 vol., Paris, France, Fayard, impr. 1997, 1997. (p. 79, cité p.143 dans Blondeau-Coulet Olivier, Latrive Florent (éd.), Libres enfants du savoir numérique: une anthologie du « Libre », Premier secours. - Perreux : L’Eclat, 1 vol., Paris, France, Ed. de l’Eclat, impr. 2000, 2000.) Barbrook Richard, « L’économie du don High Tech » [en ligne], disponible sur <<a href="http://web.archive.org/web/20090917124333/http://www.freescape.eu.org/eclat/2partie/Barbrook/barbrook2.html">http://web.archive.org/web/20090917124333/http://www.freescape.eu.org/eclat/2partie/Barbrook/barbrook2.html</a>>, (consulté le 30 janvier 2014). Il s&apos;agit d&apos;une critique du texte de référence de Marcel Mauss "Essai sur le don" (1923) souvent cité par les situationnistes.<br />
<a name="ancre10">10</a> Girard René, Je vois Satan tomber comme l’éclair, 1 vol., Paris, France, B. Grasset, 1999.<br />
<a name="ancre11">11</a>  Guyard Jacques, Brard Jean-Pierre, France. assemblée nationale, Rapport fait au nom de la Commission d’enquête sur la situation financière, patrimoniale et fiscale des sectes, ainsi que sur leurs activités économiques et leurs relations avec les milieux économiques et financiers, Les Documents d’information - Assemblée nationale (Texte imprimé), ISSN 1240-831X ; 1999 33, 1 vol., Paris, France, Assemblée nationale, 1999.<br />
<a name="ancre12">12</a> "In a hierarchy, every employee tends to rise to his level of incompetence."  dans Peter Laurence J., Hull Raymond, The Peter principle: why things always go wrong, New York, Bantam, 1969.<br />
Voir également une interview de Peters « The Peters Principles » [en ligne], Reason.com, disponible sur <<a href="http://reason.com/archives/1997/10/01/the-peters-principles">http://reason.com/archives/1997/10/01/the-peters-principles</a>>, (consulté le 30 janvier 2014).<br />
<br />
<br />
<i>Source : Cornu Jean-Michel, « La coopération, nouvelles approches » [en ligne], <a href="http://www.">http://www.</a> cornu. eu. org/texts/cooperation (2004), disponible sur <<a href="http://fing-unige.viabloga.com/files/cooperation2.pdf">http://fing-unige.viabloga.com/files/cooperation2.pdf</a>>, (consulté le 30 janvier 2014).</i><br />
<br />
<i>Crédit photo : StephanieHobson sur Flickr - CC-BY-SA. Dessins : Éric Grelet CC-BY-SA</i></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique tags_motscles" data-id="motscles">
<span class="BAZ_label">Mots clÃ©s :</span>
<div class="BAZ_texte"> <ul class="tagit ui-widget ui-widget-content ui-corner-all show">
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LaConvergence/listpages&tags=Concevoir et animer un projet" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Concevoir et animer un projet</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LaConvergence/listpages&tags=Créer/fonctionner en réseau" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Créer/fonctionner en réseau</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LaConvergence/listpages&tags=concept" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">concept</a>
                    </li>
</ul>

</div>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
</div><!-- fin div BAZ_cadre_fiche  -->
]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Oct 2013 11:20:20 GMT</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>La méthode GTD</title>
        <link><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=LaMethodeGtd]]></link>
        <guid><![CDATA[http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LeChoixaPosteriori&vue=consulter&action=voir_fiche&id_fiche=LaMethodeGtd]]></guid>
        <author>WikiAdmin</author>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche BAZ_cadre_fiche_methodes">
<a class="img-responsive triggerimage right" rel="#overlay-link" href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/cache/image_bf_imageGTD_Flickr_carlesCV_CC-BY.jpg">
<img src="http://ebook.coop-tic.eu/francais/cache/vignette_bf_imageGTD_Flickr_carlesCV_CC-BY.jpg" alt="bf_imageGTD_Flickr_carlesCV_CC-BY.jpg" />
</a>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">La méthode GTD</h1>
<div class="BAZ_rubrique" data-id="auteur_fiche">
<span class="BAZ_label">Auteur de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte"> Hélène Laxenaire</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="listeListeLicencesCreativeCommons">
<span class="BAZ_label">Licence de la fiche :</span>
<span class="BAZ_texte">
Creative Commons BY-SA
</span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique" data-id="bf_description">
<span class="BAZ_label">Description :</span>
<span class="BAZ_texte"> La méthode GTD (<i>Getting Things Done</i>) a été exposée par David Allen dans son ouvrage <i> Getting Things Done : The Art of Stress-Free Productivity </i>.<br />
L&apos;objectif de cette méthode d&apos;organisation est de mettre en place un système assez solide et robuste pour se décharger l&apos;esprit des choses à faire et de la culpabilité de ne pas l&apos;avoir fait afin de pouvoir aborder son travail de manière sereine. C&apos;est le même principe que la Pensine qu&apos;utilise le magicien Dumbledore dans <i>Harry Potter</i> : un récipient où il dépose ses pensées et ses souvenirs afin de s&apos;en décharger, en sachant qu&apos;il pourra à tout moment les retrouver. Vous trouverez ci-dessous les principes généraux ainsi que la manière dont je l&apos;utilise mais je vous conseille de vous reporter à l&apos;ouvrage de David Allen si vous souhaitez la mettre en place.<br />
<h2>Lister ses projets et les diviser en tâches opérationnelles</h2>
Quand on met en place la méthode GTD la première chose est de faire une liste exhaustive de tous ses projets, des plus triviaux (prendre rendez-vous chez le dentiste) aux plus importants (mettre en place un colloque participatif mondial) et de faire un premier tri entre ceux que l&apos;on va réaliser ou qui sont en cours et ceux que l&apos;on fera un jour peut-être (apprendre l&apos;accordéon). Une fois listés, pour chacun des projets en cours ou à venir, il faut réfléchir à la première petite tâche opérationnelle que l&apos;on peut faire pour le démarrer : "Demander à Laurence le nom de son dentiste", "Lire la fiche sur l&apos;organisation d&apos;événements participatifs dans l&apos;<i>ebook</i> de Cooptic". Il faut ensuite ajouter ces tâches dans la liste des choses à faire. Toutes les tâches dans la liste des choses à faire doivent être opérationnelles et ne doivent pas pouvoir être divisées en sous-tâches. Ainsi plutôt que de noter "Préparer l&apos;AG", il faut noter plutôt : "Préparer un Doodle pour fixer la date de l&apos;AG" ou même "Demander à Laurence le fichier des adhérents" (afin de pouvoir leur envoyer le lien Doodle pour fixer la date de l&apos;AG). "Préparation de l&apos;AG" est un projet, pas une tâche.<br />
<h2>Définir ses priorités en fonction de ce que l&apos;on peut faire</h2>
Un des principes de base de cette méthode est de trier et sélectionner les choses à faire en ce demandant : "Quelle action puis-je faire, là maintenant ?". En effet, pour David Allen, ce qui oriente le choix d&apos;une tâche ce sont ses conditions intrinsèques de réalisation, avant toute idée de priorité <i>a priori</i>. Aussi chaque tâche est accompagnée de critères qui permettent de choisir celle que l&apos;on va effectuée, là maintenant, tout de suite :<br />
1. Le contexte : lieu (je ne peux effectuer cette tâche qu&apos;au bureau) ou personne (je ne peux effectuer cette tâche qu&apos;avec Stéphane) ou outil (je ne peux effectuer cette tâche que si j&apos;ai un ordinateur relié à internet).<br />
2. Le temps disponible : j&apos;ai besoin de tant de temps pour effectuer cette tâche.<br />
3. Énergie disponible : pour effectuer cette tâche je dois absolument être en forme, ou concentré ou bien je peux effectuer cette tâche même si je n&apos;ai plus que 2 neurones de vaillants.<br />
4. Priorité : priorité du projet ou de la tâche. <br />
Mais la priorité n&apos;arrive qu&apos;à la fin, ce n&apos;est pas elle qui détermine la tâche mais c&apos;est elle qui parmi les tâches possibles correspondant au contexte, au temps et à l&apos;énergie disponible, va déterminer laquelle finalement je choisis.<br />
Je ne décide de faire une tâche que si effectivement je peux la faire.<br />
<h2>Mise en oeuvre de la méthode</h2>
Ces principes posés, comment ça marche en pratique ?<br />
<h3>La boite d&apos;entrée</h3>
C&apos;est le premier outil de la méthode GTD, une boite d&apos;entrée qui regroupe tout ce qui arrive : les courriers à traiter, l&apos;idée géniale qu&apos;on a eu sous la douche, les documents, les choses à faire noter à l&apos;issue d&apos;une réunion. Pour l&apos;idée géniale qu&apos;on a eu sous la douche ou la chose à ne pas oublier et à laquelle on repense en s&apos;endormant (et pour éviter de se la répéter dans la tête en espérant de ne pas l&apos;oublier au réveil, ce qui n&apos;est pas très favorable à une bonne nuit de sommeil réparatrice), il suffit de la noter immédiatement puis de l&apos;intégrer dès que possible dans sa boite d&apos;entrée pour la traiter plus tard. Cela implique d&apos;avoir près de son lit (ou de sa douche !) un petit carnet et un crayon, un <i>smartphone</i>, un <i>dictaphone</i>, peu importe le moyen technique mais il faut s&apos;organiser pour avoir toujours à proximité de quoi noter : la chose à faire, à acheter ou l&apos;idée géniale. <br />
Tout doit arriver dans la boite d&apos;entrée. Pour ma part j&apos;en ai deux : une pour le papier (une bannette en plastique) et une pour l&apos;électronique (ma boite <i>mail</i>). Ensuite, il convient très régulièrement de traiter sa (ses) boite(s) d&apos;entrée selon un protocole défini. Pour ma part, je le fais une fois par jour.<br />
<h3>Traitement de la boîte d&apos;entrée</h3>
Dans la boite d&apos;entrée, on entasse au fur et à mesure tout ce qui arrive : l&apos;idée géniale qu&apos;on a eu sous la douche, le compte-rendu de la dernière AG, le ticket de restaurant qu&apos;il faudra se faire rembourser, les factures et même les piles qu&apos;il faut recharger.<br />
Quand on la traite, on en prend chaque élément un par un en lui faisant passer des filtres successifs :<br />
<b>Est-ce que l&apos;élément entraîne une action opérationnelle ?</b><br />
<h4>Oui : action opérationnelle</h4>
1. Est-ce que je peux traiter l&apos;action en moins de deux minutes ? <br />

<ul>
<li> Si <b>oui</b> : on le fait <i>(et hop, les piles sont dans le chargeur</i>. </li>
<li> Si <b>non</b> : </li>
</ul>

2. Est-ce à moi de le faire ?<br />

<ul>
<li> Si <b>oui</b> : quelle première action opérationnelle dois-je faire pour traiter l&apos;action ?
<ul>
<li> Je l&apos;ajoute à ma liste de tâche (en la contextualisant : contexte, durée, énergie, priorité).</li>
<li> Si c&apos;est une tâche qui implique un jour et une heure précise, je l&apos;ajoute dans mon agenda (pour l&apos;utilisation de l&apos;agenda, voir plus loin).</li>
</ul>
</li>
<li> si <b>non</b> :  je délègue.</li>
</ul>

<h4>Non : pas d&apos;action opérationnelle</h4>
1. C&apos;est quelque chose pour un projet futur : je l&apos;ajoute dans ma liste "Un jour peut-être".<br />
2. C&apos;est un document dont j&apos;aurai besoin plus tard.<br />

<ul>
<li> C&apos;est un document de référence dont j&apos;aurai besoin, je le classe tout de suite dans mes dossiers de référence (ex. catalogue, règlement, etc...).</li>
<li> C&apos;est un document d&apos;accompagnement pour un projet en cours : je le range dans le dossier projet en cours correspondant (ex. formulaire de demande de subvention, article qui servira dans une formation que l&apos;on est en train de construire). Souvent cela s&apos;accompagne d&apos;une tâche à faire. Ainsi je note dans ma liste de tâche "Rechercher une copie de la déclaration de l&apos;association en Préfecture pour la demande de subvention" et je classe le formulaire dans le dossier "En cours : demandes de subventions". </li>
</ul>

3. Ce n&apos;est rien de tout cela : <b>poubelle</b>. C&apos;est là le cas de la majorité des documents et <i>e-mail</i> que l&apos;on reçoit ! Attention à la tentation de tout garder "au cas où", il faut vraiment réfléchir en se demandant si on en aura vraiment besoin un jour. (Quand j&apos;ai mis en place la méthode GTD, j&apos;ai jeté toutes les factures d&apos;électricité de mes anciens appartements, certaines dataient de plus de 15 ans) <br />
Attention : rien ne doit revenir dans la boite d&apos;entrée, tout doit être traité, dans l&apos;ordre où les documents sont. Sinon on repart dans le cercle de la culpabilité avec le document qu&apos;on ne veut pas traiter et qui reste au fond de la boite d&apos;entrée.<br />
Quand la boite d&apos;entrée et vide ou qu&apos;il n&apos;y a plus aucun <i>mail</i> non lu dans la boite : ouf, ça fait du bien !<br />
<h3> L&apos;agenda</h3>
Dans la méthode GTD, l&apos;agenda est sacralisé et ne doit servir que pour ce qui a effectivement et réellement une date et un horaire : une réunion, un train. Il ne doit pas servir de liste de tâche bis. En effet, la décision de se lancer dans une tâche ne dépends pas d&apos;un moment donné, prévu en amont : "Mercredi, je m&apos;attaque au bilan moral" mais du contexte. Il est fort à parier que le mercredi prévu, votre collègue restera en fait à la maison car son fils est malade et que cela soit vous qui deviez répondre au téléphone toute la journée. Le seul résultat étant que le mercredi soir, la seule chose que vous reteniez, plutôt que la satisfaction d&apos;une journée bien remplie, c&apos;est "Et m...., je n&apos;ai pas écrit le rapport moral". Après rien ne vous interdit de créer le contexte favorable à l&apos;exécution des tâches prioritaires et de vous réserver des journées où vous refusez toutes les réunions afin d&apos;avoir du temps pour faire des actions demandant de la concentration. <br />
<h3>Les dossiers</h3>
Les dossiers, qu&apos;ils soient sous forme papier ou numérique sont de deux sortes, ceux qui se référent à des projets en cours et qui comportent les documents d&apos;accompagnement du projet (compte-rendu de réunion, etc...) et ceux qui permettent de classer les documents de référence. David Allen propose de créer un dossier pour chaque projet, aussi petit qu&apos;il soit même s&apos;il ne comporte jamais qu&apos;une feuille plutôt que d&apos;avoir un système de dossiers et de sous-dossiers. On peut imaginer de préfixer tous ses dossiers pour les distinguer facilement (pour ma part, tous les dossiers sur des projets en cours commencent par EC - et tous mes dossiers avec les documents de référence commencent par RPro - ).<br />
<h3>Actualisation</h3>
Régulièrement, il faut relire sa liste de projet pour faire le point sur les projet terminés mais aussi pour voir s&apos;il y a de nouvelles tâches. C&apos;est l&apos;occasion de ranger les dossiers des projets en cours qui sont terminés. Les documents opérationnels seront supprimés et certains documents d&apos;accompagnement pour intégrer les références générales. C&apos;est aussi le moment de relire la liste des projets que l&apos;on fera "Un jour peut-être" afin de vérifier si ce n&apos;est pas le moment !<br />
<br />
Allen David, Getting things done: the art of stress-free productivity, 1 vol., New York, Penguin Books, 2001.<br />
<br />
<br />
<i>Crédit Photos : <a href="http://www.flickr.com/photos/carlescv/8364394934/sizes/o/in/photostream/">carlescv sur Flickr - CC By-SA</a> </i></span>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
<div class="BAZ_rubrique tags_motscles" data-id="motscles">
<span class="BAZ_label">Mots clÃ©s :</span>
<div class="BAZ_texte"> <ul class="tagit ui-widget ui-widget-content ui-corner-all show">
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LaMethodeGtd/listpages&tags=Organiser et planifier" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">Organiser et planifier</a>
                    </li>
<li class="tagit-tag ui-widget-content ui-state-default ui-corner-all">
                    <a href="http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=LaMethodeGtd/listpages&tags=méthode" title="Voir toutes les pages contenant ce mot clé">méthode</a>
                    </li>
</ul>

</div>
</div> <!-- /.BAZ_rubrique -->
</div><!-- fin div BAZ_cadre_fiche  -->
]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Oct 2013 10:42:54 GMT</pubDate>
      </item>
    </channel>
  </rss>