<< précédent :: [début] ::

Éditer :: []->

Pour aller plus loin

ECRITURE COLLABORATIVE dans TRAVAIL COLLABORATIF / ACTIVITES TICE / denisreynaud (denisreynaud)
Mots clĂ©s :

La propriété intellectuelle

Auteur de la fiche : Outils-rĂ©seaux
Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
Description : Attention : cet article concerne la propriĂ©tĂ© intellectuelle en droit français. MĂŞme si certains concepts sont transposables dans le droit d'autres pays, il ne s'applique que dans le cadre lĂ©gislatif français.
La propriété intellectuelle est l'ensemble des droits exclusifs accordés sur les créations intellectuelles. Elle est composée de deux branches :
  • la propriĂ©tĂ© industrielle qui regroupe les crĂ©ations utilitaires (brevets d'invention) et les signes distinctifs (marque commerciale, appellation d'origine).
  • la propriĂ©tĂ© littĂ©raire et artistique qui s'applique aux oeuvres de l'esprit et comprend le droit d'auteur (ou copyright aux États-Unis) et les droits voisins (droits des interprètes).

La propriété industrielle

Trois modes de protection :
  • brevets
  • marques
  • dessins et modèles
Pour être protégés, les brevets d'invention, les marques et les modèles doivent :
  • ne pas avoir Ă©tĂ© prĂ©cĂ©demment divulguĂ©s.
  • faire l'objet d'une procĂ©dure de dĂ©pĂ´t auprès de l'INPI.
  • la protection dure pendant 20 ans, sous rĂ©serve de payer les droits de maintien.
Il est possible d'utiliser les technologies sous brevet ou les marques protégées sous réserve de payer une licence aux ayants-droits.

La propriété littéraire et artistique

  • droit d'auteur : protection des oeuvres de l'esprit de toutes natures (texte, musique, théâtre, oeuvre graphique, plan...). Les titres des oeuvres sont aussi protĂ©gĂ©s, sous rĂ©serve d'originalitĂ©.
  • droits voisins : relative aux interprètes et producteurs (musicien ou chanteur interprĂ©tant une oeuvre qu'il n'a pas créé, producteur de disque...)
  • bases de donnĂ©es : listes ou collections d'informations organisĂ©es. C'est la structure de la base qui est protĂ©gĂ©e.
En d'autres termes, une oeuvre est protégée par la loi du seul fait de son existence en France (mais aussi aux États-Unis). Sans que l'auteur n'ait la moindre démarche à faire, le droit d'auteur s'applique à son oeuvre.

La nature de l'oeuvre

  • L'oeuvre est rĂ©putĂ©e créée, indĂ©pendamment de toute divulgation publique, du seul fait de la rĂ©alisation, mĂŞme inachevĂ©e, de la conception de l'auteur. (Extrait du Code de La propriĂ©tĂ© Intellectuelle français).

Des limites :
  • L'auteur doit pouvoir prouver l'authenticitĂ© de sa crĂ©ation pour assurer sa protection (# usurpation). C'est pourquoi, le dĂ©pĂ´t de l'oeuvre auprès d'une instance reconnue (SACEM, etc...) permet de renforcer la protection de l'oeuvre (au delĂ  de la protection lĂ©gale de base) en permettant d'Ă©tablir l'authenticitĂ© de sa crĂ©ation.
  • Une oeuvre doit ĂŞtre empreinte de la personnalitĂ© de l'auteur qui l'a rĂ©alisĂ©e. Ainsi le droit d'auteur ne s'applique pas au recensement de donnĂ©es objectives : descriptions naturalistes, donnĂ©es, bibliographies...
  • Une oeuvre doit faire preuve d'originalitĂ© (# plagiat).
  • Les idĂ©es, les principes, les concepts ne sont pas protĂ©gĂ©s par le droit d'auteur (par exemple E=mc²).

Des exemples : livres, oeuvres théâtrales, conférences, compositions musicales, oeuvres cinématographiques, peintures, dessins, photographies, illustrations, cartes géographiques, plans, croquis, logiciels (sous certaines conditions), etc...

Les droits de l'auteur

Le droit d'auteur est l'ensemble des prérogatives exclusives dont dispose un créateur sur son oeuvre de l'esprit originale.

Pour approfondir ce sujet, un diaporama très détaillé qui décrit différentes facettes du droit d'auteur :

Michèle Battisti : Droit d'auteur et enseignement supérieur

Les oeuvres collectives

L'article L 113.2 du code français de la PI reconnaît trois types d'oeuvres collectives :
  • Est dite de collaboration l'oeuvre Ă  la crĂ©ation de laquelle ont concouru plusieurs personnes physiques. Chaque contribution pouvant ĂŞtre identifiĂ©e. Exemple : ouvrage de compilation.
  • Est dite composite l'oeuvre nouvelle Ă  laquelle est incorporĂ©e une oeuvre prĂ©existante sans la collaboration de l'auteur de cette dernière. Exemple : traduction d'un ouvrage.
  • Est dite collective l'oeuvre créée sur l'initiative d'une personne physique ou morale qui l'Ă©dite, la publie et la divulgue sous sa direction et son nom et dans laquelle la contribution personnelle des divers auteurs participant Ă  son Ă©laboration se fond dans l'ensemble en vue duquel elle est conçue, sans qu'il soit possible d'attribuer Ă  chacun d'eux un droit distinct sur l'ensemble rĂ©alisĂ©. Exemple : ouvrage Ă©ditĂ© par une association.

Titulaires du droit d'auteur (Articles L 113.3, 4 et 5 du code français de la PI)
  • L'oeuvre de collaboration est la propriĂ©tĂ© commune des coauteurs.
  • L'oeuvre composite est la propriĂ©tĂ© de l'auteur qui l'a rĂ©alisĂ©e, sous rĂ©serve des droits de l'auteur de l'oeuvre prĂ©existante.
  • L'oeuvre collective est, sauf preuve contraire, la propriĂ©tĂ© de la personne physique ou morale sous le nom de laquelle elle est divulguĂ©e.

Ressources externes


« Carte heuristique : cartographie des diffĂ©rents droits de PropriĂ©tĂ© intellectuelle » [en ligne], toolinux, disponible sur <http://www.toolinux.com/lininfo/toolinux-information/communaute/article/carte-heuristique-cartographie-des>, (consultĂ© le 30 janvier 2014).
« Guides » [en ligne], CNIL, disponible sur <http://www.cnil.fr/documentation/guides/>, (consulté le 30 janvier 2014).
« Le droit pour les professionnels de l’information » [en ligne], disponible sur <http://www.netvibes.com/universdroitadbs#Droit_d%27auteur>, (consultĂ© le 30 janvier 2014).
« Propriété intellectuelle » [en ligne], Wikipédia, disponible sur <http://fr.wikipedia.org/wiki/Propri%C3%A9t%C3%A9_intellectuelle>, (consulté le 30 janvier 2014).

Un wiki au service d'un groupe de travail sur l'animation

Auteur de la fiche : Gatien Bataille
Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
TĂ©moignage : De puis 2012, un groupe de travail (GT) s'organise en Belgique francophone autour de l'animation "dehors".
Ce Gt visent les professionnels de l'éducation à l'environnement, enseignants, bénévoles, sympathisants...
Il vise à créer les conditions favorables à un travail collectif pour favoriser la pratique de la sortie nature en Wallonie, pour les grands et les petits.

Après une gestion "traditionnelle" du GT (échange de mails), l'animateur du réseau a opté pour la mise en place d'un site internet wiki (yeswiki) couplé à une mailing list.
Ce passage a permis la création d'une dynamique plus participative et décentralisée du GT.

Dans un premier temps, le wiki a été créé et customisé par un membre du réseau maîtrisant l'outil technique.
Les pages du wiki ayant été placées comme "modifiable par tous", l'animateur de réseau garde la main complète sur le contenu du wiki et ne dépend de personne pour modifier et faire vivre le wiki.
Afin de diminuer encore les freins à la participation sur ce wiki(certains membres du réseau ayant une appréhension par rapport aux outils TIC et donc aussi par rapport à l'utilisation d'un wiki -bien que très simple-) il a été décidé d'intégrer dans certaines pages du wiki (construction des ordres du jour, PV des réunions...) des "pad" (espace d'écriture direct ne nécessitant pas de compte ou de connaissances techniques).

L'utilisation de ce wiki a permis :

L'utilisation de ce wiki a soulevé les remarques suivantes :
  • Une clarification de la licence utilisĂ©e pour les productions collectives (CC BY SA) a rencontrĂ© une enthousiasme Ă©tonnant.
  • La pratique de co-construction des ordres du jour ou des PV ravis divers membres peu habituĂ©s Ă  ce genre de pratique dans leur structure.
  • Il conviendra de mettre en place une formation sur le wiki afin de que TOUS les membres soient capables de modifier Ă  leur guise le wiki.
Lien internet : http://www.tousdehors.be

YesWiki

Auteur de la fiche : Outils RĂ©seaux
Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
En introduction : YesWiki est un moteur de wiki libre, modulaire, sous licence GPL qui permet de crĂ©er et de gĂ©rer un site Internet ou intranet.

YesWiki est particulièrement destiné aux groupes souhaitant se doter d'un outil pour coopérer via Internet.
imagebf_imageyeswiki.jpg
Site officiel : http://yeswiki.net
Famille d'outils : Wikis
PrĂ©sentation : Tout comme son papa Wikini, sur lequel il s'appuie, YesWiki permet, avec n'importe quel navigateur web :

  • De crĂ©er, supprimer, modifier, commenter des pages du site, quel que soit le nombre d'Ă©diteurs et de pages.
  • De gĂ©rer les droits d'accès aux diffĂ©rentes pages (lire, Ă©crire, commenter), par utilisateur ou par groupe d'utilisateur.
  • D'Ă©laborer la mise en page des contenus de manière intuitive et très visuelle, sans aucune connaissance informatique.
  • De publier instantanĂ©ment toute crĂ©ation ou modification de page.
  • D'analyser, de gĂ©rer l'ensemble du site Ă  partir de fonctions simples : plan du site, listes des utilisateurs, listes des dernières pages modifiĂ©es, etc.

YesWiki c'est aussi :

  • Des modèles de prĂ©sentation, adaptable Ă  chaque site.
  • La gĂ©nĂ©ralisation du principe wiki Ă  l'ensemble du site : modification du titre, bandeau, menus, pied de page etc. par un simple double-clic.
  • Un anti-spam souple.
  • La possibilitĂ© d'adjoindre Ă  une page tout fichier bureautique ou multimĂ©dia avec affichage ou lecture du contenu pour les images, sons, vidĂ©o, carte mentales.
  • Un gestionnaire d'extensions permettant d'ajouter des nouvelles fonctionnalitĂ©s telle que gestionnaire de base de donnĂ©es, mots-clef, micro-blog, veille partagĂ©e etc.

YesWiki s'installe sur un serveur web supportant PHP 5 et plus et une base de données MySQL. Une fois installé, le site est directement opérationnel et tout est géré en ligne avec n'importe quel navigateur web.
PrĂ©-requis :
  • Avoir un hĂ©bergement internet PHP / MYSQL
Quelques applications :
  • Sert Ă  se poser des questions existentielles !
  • Ça sert Ă  faire facilement un site internet potentiellement collaboratif.
  • Ça sert Ă  avoir la main sur son site.
  • Ça sert Ă  questionner la question du pouvoir.
  • Ça sert Ă  faire des intranets.
  • Ça sert Ă  Ă©crire des bouquins Ă  plusieurs.
  • Ça sert Ă  monter des projets Ă  plusieurs.
  • Et ça sert Ă  montrer que les projets Ă  plusieurs sont rĂ©alisables et efficaces.
  • Ça sert Ă  dĂ©mystifier internet.
  • Ça sert Ă  faire des bases de donnĂ©es encore mieux que Google formulaire.
  • Ça sert Ă  repĂ©rer les personnes qui souhaitent vraiment coopĂ©rer, (les autres disent que n'importe qui va changer leur nom).
  • Ça sert Ă  repĂ©rer les informaticiens qui voient dans la coopĂ©ration des failles de sĂ©curitĂ©.
  • Ça sert Ă  enlever le mot de passe pour pouvoir agir.
  • Ça sert Ă  montrer que wiki peut aussi rimer avec joli.
  • Ça sert Ă  monter en puissance dans ses compĂ©tences pour toute l'Ă©quipe.
Pour aller plus loin : Documentation "mains dans le cambouis" pour installer, configurer, personnaliser
Avantages :
  • Très facile pour passer Ă  l'acte d'Ă©crire.
  • Modulable (extensions bases de donnĂ©es, QRcodes, etc...).
  • Les nouvelles fonctionnalitĂ©s offertes par les extensions offrent de multiples possibilitĂ©s coopĂ©ratives.
  • Menus facilement Ă©ditables.
InconvĂ©nients :
  • Il faut connaĂ®tre une syntaxe wiki spĂ©cifique.
  • Les extensions "tools" ajoutent aussi de la complexitĂ© : il faut veiller Ă  ne les ajouter que lorsque le groupe est suffisamment mature.
  • Petite communautĂ© de dĂ©veloppeur.
Licence : Licence libre, Gratuit
Utilisation : Facile
Installation : RĂ©servĂ© aux Jedis de l'informatique

Ce que nous avons appris de Cooptic


Les formations hybrides, liant les "enseignements" en présence et à distance, sont d'excellents outils de développement professionnel tout au long de la vie.

Cependant, plusieurs conditions sont nécessaires pour que ce type de dispositifs de formation devienne un réel écosystème d'apprentissage.
L'expérience de Cooptic a renforcé nos convictions sur quelques conditions de réussite des formations à l'ère numérique.

La formation n'est plus une transmission pyramidale des savoirs, où celui qui sait passe l'information à celui qui apprend. C'est une co-construction des connaissances à partir de la mise en réseaux des informations disponibles, sélectionnées par le formateurs, des connaissances et des expériences individuelles enrichies collectivement par les échanges réflexifs. Le processus formatif est explicité par le formateur pour que la formation permette d'apprendre à apprendre.

La personne est au centre de l'apprentissage. Mais cette personne est facilement connectée au monde et aux autres, grâce à des nouvelles technologies disponibles.
Dans la formation Cooptic et Animacoop, son équivalent français, nous expérimentons la construction des communautés apprenantes dont le fonctionnement est proche des communautés épistémiques (cf. supra). Les stagiaires publient des articles, créent des parcours de formation en devenant progressivement des "amateurs -experts" actifs. Cette nouvelle qualité des personnes en formation conjugue d'authentiques ambitions intellectuelles, pédagogiques, voire démocratiques, et ouvre largement la place au plaisir d'apprendre.

Le travail de formateur change car il assure plusieurs fonctions en parallèle :

Ces nouvelles "fonctions" assurées par un ou plusieurs formateurs nécessitent des changement profonds :

Les éléments d'innovation et ses effets sur le dispositif de formation et l'apprentissage de la coopération

Ce que Cooptic innove L'effet sur la formation L'effet sur l'apprentissage de la coopération.
Le choix d'un wiki comme plate-forme de formation Dispositif technique très facile d'utilisation avec une ergonomie intuitive, un graphisme soigné. Le formateur veille à diminuer les éventuelles contraintes techniques. Diminue la contrainte de participation. Met en confiance face aux outils. Crée le sentiment de plaisir. Incite à publier sur le Net.
Un espace collectif et des espaces individuels La plate-forme wiki/ permet de créer des espaces personnels liés facilement aux supports collectifs. L'appartenance au groupe apprenant est naturelle (espaces communs). L'apprentissage individualisé est possible (espace personnel).
Contenus ouverts Les cours sont mis en ligne et accessibles à tous et au-delà de la formation. Liberté de revenir sur les cours à tout moment. Plus de disponibilité pour les activités et les échanges.
Contenus d'apprentissage plus larges que les cours La mise en ligne des cours "libère" du temps pour l'accompagnement dans l'acquisition des compétences. Acquisition des savoirs-faire : "apprendre à apprendre" et "apprendre à faire avec les autres".
Structure modulaire Des contenus sont divisés en unités (granularisation). Le parcours global est prédéfini, mais il peut être modifié pendant la formation. La construction d'un parcours plus personnel est possible.
Approche systémique Les contenus sont choisis pour correspondre à l'ensemble de l'activité, du réseau collaboratif et aux différents niveaux (individu, groupe, environnement). Acquisition de grilles de lecture globale. Étude relativement complète des processus collaboratifs.
Pluralité des parcours structurés Parcours modulaires des cours (vie d'un réseau). Parcours activité de groupes (communauté apprenante). Parcours "projet professionnel" (environnement collaboratif). Multiples occasions de traiter les questions de coopération et de collaboration ; les pratiquer, les animer. Analyse du process collaboratif.
Changement progressif des tailles des groupes de travail Les activités sont programmées sur la logique de progression : exercice individuel, en binôme, en groupe de 4-8 Pratique des communautés épistémiques. L'exercice de groupes éphémères (changement d'échelle).
Mise en réseaux et échange des pratiques L'activité est pensée comme un agrégateur de savoir. Le formateur est garant de la méthodologie. Valorisation de ses expériences comme une source de connaissance (praticien réflexif). Forme particulière de professionnalisation (à partir des expériences des autres). Renforcement de l'estime de soi.
Coproduction des contenus Une plate-forme évolutive : l'ajout de pages, de rubriques est possible par tous. Le formateur accompagne le processus, il est garant de sa cohérence. Posture active face au savoir. Sentiment de créer un "bien commun".
Notion de "présence" à distance Une articulation affinée des temps présence-distance. L'effort d'accompagnement est mis sur les interactions entre les participants. L'accompagnement "à distance" est systématisé (points fixes avec le formateur). L'effet de distance est diminué voir transformé. Se dégagent les méthodes de proximité de projets, de cultures.



Pour en savoir plus : les communautés épistémiques


Les communautés épistémiques peuvent être définies comme un [petit] groupe de représentants partageant un objectif cognitif commun de création de connaissance et une structure commune permettant une compréhension partagée. C'est un groupe hétérogène. Par conséquent, l'une des premières tâches de ses membres consiste à créer un codebook, une sorte de "code de conduite", qui définit les objectifs de la communauté et les moyens de les atteindre ainsi que les règles de comportements collectifs. Donc ce qui caractérise une communauté épistémique est avant tout l'autorité procédurale, qui est garante du progrès vers le but fixé tout en laissant aux participants une certaine autonomie.
La production de la connaissance s'est réalise à partir des synergies des particularités individuelles. Cela nécessite que la connaissance qui circule au sein de la communauté soit explicitée. Cette explicitation se fait par la conversion de connaissances tacites individuelles en connaissances explicites et collectives : les membres de la communauté épistémique sont unis par leurs responsabilités à mettre en valeur un ensemble particulier de connaissances. L'objet de l'évaluation concerne donc la contribution individuelle à l'effort vers le but collectif à atteindre, et la validation de l'activité cognitive (production de la connaissance) de chaque membre se fait par les pairs selon les critères fixés par l'autorité procédurale. Il en est de même avec le recrutement de nouveaux membres dans ce type de groupes : il se fait par des pairs, selon des règles préétablies relatives au potentiel d'un membre à réaliser le but de la communauté.

Bibliographie
Cohendet, P., Créplet, F. et Dupouët, O., (2003), Innovation organisationnelle, communautés de pratique et communautés épistémiques : le cas de Linux.
Revue française de gestion, n° 146, 99-121.