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Mise en oeuvre de la méthode

Ces principes posés, comment ça marche en pratique ?

La boite d'entrée

C'est le premier outil de la méthode GTD, une boite d'entrée qui regroupe tout ce qui arrive : les courriers à traiter, l'idée géniale qu'on a eu sous la douche, les documents, les choses à faire noter à l'issue d'une réunion. Pour l'idée géniale qu'on a eu sous la douche ou la chose à ne pas oublier et à laquelle on repense en s'endormant (et pour éviter de se la répéter dans la tête en espérant de ne pas l'oublier au réveil, ce qui n'est pas très favorable à une bonne nuit de sommeil réparatrice), il suffit de la noter immédiatement puis de l'intégrer dès que possible dans sa boite d'entrée pour la traiter plus tard. Cela implique d'avoir près de son lit (ou de sa douche !) un petit carnet et un crayon, un smartphone, un dictaphone, peu importe le moyen technique mais il faut s'organiser pour avoir toujours à proximité de quoi noter : la chose à faire, à acheter ou l'idée géniale.
Tout doit arriver dans la boite d'entrée. Pour ma part j'en ai deux : une pour le papier (une bannette en plastique) et une pour l'électronique (ma boite mail). Ensuite, il convient très régulièrement de traiter sa (ses) boite(s) d'entrée selon un protocole défini. Pour ma part, je le fais une fois par jour.

Traitement de la boîte d'entrée

Dans la boite d'entrée, on entasse au fur et à mesure tout ce qui arrive : l'idée géniale qu'on a eu sous la douche, le compte-rendu de la dernière AG, le ticket de restaurant qu'il faudra se faire rembourser, les factures et même les piles qu'il faut recharger.
Quand on la traite, on en prend chaque élément un par un en lui faisant passer des filtres successifs :
Est-ce que l'élément entraîne une action opérationnelle ?

Oui : action opérationnelle

1. Est-ce que je peux traiter l'action en moins de deux minutes ?
2. Est-ce Ă  moi de le faire ?

Non : pas d'action opérationnelle

1. C'est quelque chose pour un projet futur : je l'ajoute dans ma liste "Un jour peut-ĂŞtre".
2. C'est un document dont j'aurai besoin plus tard.
3. Ce n'est rien de tout cela : poubelle. C'est là le cas de la majorité des documents et e-mail que l'on reçoit ! Attention à la tentation de tout garder "au cas où", il faut vraiment réfléchir en se demandant si on en aura vraiment besoin un jour. (Quand j'ai mis en place la méthode GTD, j'ai jeté toutes les factures d'électricité de mes anciens appartements, certaines dataient de plus de 15 ans)
Attention : rien ne doit revenir dans la boite d'entrée, tout doit être traité, dans l'ordre où les documents sont. Sinon on repart dans le cercle de la culpabilité avec le document qu'on ne veut pas traiter et qui reste au fond de la boite d'entrée.
Quand la boite d'entrée et vide ou qu'il n'y a plus aucun mail non lu dans la boite : ouf, ça fait du bien !

L'agenda

Dans la méthode GTD, l'agenda est sacralisé et ne doit servir que pour ce qui a effectivement et réellement une date et un horaire : une réunion, un train. Il ne doit pas servir de liste de tâche bis. En effet, la décision de se lancer dans une tâche ne dépends pas d'un moment donné, prévu en amont : "Mercredi, je m'attaque au bilan moral" mais du contexte. Il est fort à parier que le mercredi prévu, votre collègue restera en fait à la maison car son fils est malade et que cela soit vous qui deviez répondre au téléphone toute la journée. Le seul résultat étant que le mercredi soir, la seule chose que vous reteniez, plutôt que la satisfaction d'une journée bien remplie, c'est "Et m...., je n'ai pas écrit le rapport moral". Après rien ne vous interdit de créer le contexte favorable à l'exécution des tâches prioritaires et de vous réserver des journées où vous refusez toutes les réunions afin d'avoir du temps pour faire des actions demandant de la concentration.

Les dossiers

Les dossiers, qu'ils soient sous forme papier ou numérique sont de deux sortes, ceux qui se référent à des projets en cours et qui comportent les documents d'accompagnement du projet (compte-rendu de réunion, etc...) et ceux qui permettent de classer les documents de référence. David Allen propose de créer un dossier pour chaque projet, aussi petit qu'il soit même s'il ne comporte jamais qu'une feuille plutôt que d'avoir un système de dossiers et de sous-dossiers. On peut imaginer de préfixer tous ses dossiers pour les distinguer facilement (pour ma part, tous les dossiers sur des projets en cours commencent par EC - et tous mes dossiers avec les documents de référence commencent par RPro - ).

Actualisation

Régulièrement, il faut relire sa liste de projet pour faire le point sur les projet terminés mais aussi pour voir s'il y a de nouvelles tâches. C'est l'occasion de ranger les dossiers des projets en cours qui sont terminés. Les documents opérationnels seront supprimés et certains documents d'accompagnement pour intégrer les références générales. C'est aussi le moment de relire la liste des projets que l'on fera "Un jour peut-être" afin de vérifier si ce n'est pas le moment !

Allen David, Getting things done: the art of stress-free productivity, 1 vol., New York, Penguin Books, 2001.


Crédit Photos : carlescv sur Flickr - CC By-SA
Mots clĂ©s :

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La tragédie des 3 C

Auteur de la fiche : Jean-Michel Cornu
Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
Description : Une rĂ©gulation complète et cohĂ©rente dans un monde complexe ?

Notre monde est complexe. Cela ne veut pas dire qu'il est compliqué, mais plutôt que c'est un ensemble d'éléments qui interagissent ensemble. Que ceux-ci soient des citoyens, des consommateurs, des sociétés, des gouvernements ou n'importe quel autre organisme, le tout forme un réseau complexe de personnes et de groupes qui échangent entre eux.

Les lois de la complexité ont une particularité, elles s'appliquent à tous les domaines. Que le système soit formé de personnes, de machines ou de molécules, certaines règles s'exercent de la même façon. Les sciences de la complexité sont jeunes, mais elles peuvent ainsi s'enrichir des travaux réalisés dans différents domaines scientifiques : économie, sociologie, biologie ou physique par exemple. L'une de ces règles a été découverte en 1931 par le mathématicien et logicien Kurt Gödel. Il souhaitait savoir si les mathématiques (un système complexe où des "postulats" de départ interagissent entre eux) sont complètes et cohérentes, ce qui est la moindre des choses apparemment. Pourtant il arriva au résultat exactement inverse !

Nous pourrions résumer les deux théorèmes d'incomplétude et de cohérence limitée de Gödel en langage commun de la façon suivante : quand un système dépasse un certain seuil de complexité, il ne peut être à la fois complet et cohérent. Ce résultat produisit une véritable onde de choc. Mais pour en prendre la mesure, nous devons admettre qu'il s'applique à n'importe quelle sorte de système complexe, y compris les réseaux humains utilisés en économie, sociologie, politique...

Il n'est pas possible d'avoir à la fois de la complexité, de la cohérence et de la complétude. Les systèmes que nous mettons en place manqueront au moins un de ces trois objectifs. Si nous n'en sommes pas conscients, nous ne pourrons pas choisir celui auquel nous sommes prêt à renoncer. Nous pourrons même faillir sur deux d'entre eux ou sur la totalité.
  • Nous risquons ainsi de transformer un rĂ©seau complexe en un système "simpliste". Pour rĂ©guler, il suffirait d'Ă©tablir des liens entre un pouvoir central et chacune des personnes concernĂ©es sans prendre en compte les liens ENTRE les personnes. Mais dans le mĂŞme temps nous perdrons une des caractĂ©ristiques les plus importantes des systèmes complexes : sa capacitĂ© d'auto-adaptation. L'adaptation, et donc la survie du système, ne dĂ©pendent alors plus que de la personne ou de l'organisme qui se retrouve au centre de ce système en Ă©toile. Un tel système n'est plus complexe car tous les Ă©changes se font uniquement entre le point central et un des participants. Une telle organisation ne peut fonctionner correctement que si on Ă©limine toute possibilitĂ© d'Ă©change entre les membres. Supprimer la complexitĂ© dans notre "sociĂ©tĂ© en rĂ©seau" est cependant encore moins facile que dans n'importe quelle pĂ©riode prĂ©cĂ©dente.
  • Nous risquons Ă©galement de mettre en place une rĂ©gulation qui n'est pas complète. Comment s'appliquent les règles que dĂ©termine un comitĂ© dĂ©cisionnel Ă  ses propres membres ? Les reprĂ©sentants peuvent-ils se reprĂ©senter eux-mĂŞmes ? Ils font pourtant partie du "peuple" dont ils ont la reprĂ©sentation. Si nous souhaitons, pour ĂŞtre complet, que la rĂ©gulation proposĂ©e s'applique Ă  celui qui la met en oeuvre, ce dernier se trouve alors face Ă  une incohĂ©rence : son intĂ©rĂŞt individuel peut se trouver en conflit avec l'intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral alors mĂŞme qu'on lui a dĂ©lĂ©guĂ© la capacitĂ© de prĂ©server cet intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral. Pour rĂ©soudre cette difficultĂ©, nous prĂ©supposons que le dĂ©cideur choisira systĂ©matiquement l'intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral. Pour en ĂŞtre plus sĂ»r, nous mettrons en place une forme de surveillance du fonctionnement du système que nous espĂ©rerons... complète.

Fermer les yeux sur l'incohérence des intérêts, sur l'incomplétude de notre surveillance du système ou sur la tendance à supprimer les échanges entre membre pour réduire la complexité ne résout pas notre problème. Nous devons accepter que lois de la complexité interdisent aux systèmes que nous mettons en place d'être à la fois complexes, complets et cohérents.

Dans toutes nos réflexions sur la gouvernance et les différents modes de régulation, nous devons prendre en compte que le monde dans lequel nous vivons est intrinsèquement complexe. Nous pouvons tenter de le simplifier pour qu'il puisse être concevable par un très petit nombre de ses membres. Nous pouvons également choisir de profiter de cette complexité et de sa capacité d'auto-adaptation. Dans ce cas, il nous appartient d'opter en toute conscience sur laquelle de ces notions, la cohérence ou la complétude, nous sommes prêts à faire des concessions.

Texte originel : Cornu Jean-Michel, « Annexe 5 du rapport Vox Internet 2005 : Une rĂ©gulation complète et cohĂ©rente : la thĂ©orie des 3 C » [en ligne], Vox Internet, disponible sur <http://www.csi.ensmp.fr/voxinternet/www.voxinternet.org/article72ac.html?id_article=11&lang=fr>, (consultĂ© le 30 janvier 2014).


Crédits photo : jean-louis Zimmermann sur Flickr - CC-BY

Un wiki au service d'un groupe de travail sur l'animation

Auteur de la fiche : Gatien Bataille
Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
TĂ©moignage : De puis 2012, un groupe de travail (GT) s'organise en Belgique francophone autour de l'animation "dehors".
Ce Gt visent les professionnels de l'éducation à l'environnement, enseignants, bénévoles, sympathisants...
Il vise à créer les conditions favorables à un travail collectif pour favoriser la pratique de la sortie nature en Wallonie, pour les grands et les petits.

Après une gestion "traditionnelle" du GT (échange de mails), l'animateur du réseau a opté pour la mise en place d'un site internet wiki (yeswiki) couplé à une mailing list.
Ce passage a permis la création d'une dynamique plus participative et décentralisée du GT.

Dans un premier temps, le wiki a été créé et customisé par un membre du réseau maîtrisant l'outil technique.
Les pages du wiki ayant été placées comme "modifiable par tous", l'animateur de réseau garde la main complète sur le contenu du wiki et ne dépend de personne pour modifier et faire vivre le wiki.
Afin de diminuer encore les freins à la participation sur ce wiki(certains membres du réseau ayant une appréhension par rapport aux outils TIC et donc aussi par rapport à l'utilisation d'un wiki -bien que très simple-) il a été décidé d'intégrer dans certaines pages du wiki (construction des ordres du jour, PV des réunions...) des "pad" (espace d'écriture direct ne nécessitant pas de compte ou de connaissances techniques).

L'utilisation de ce wiki a permis :

L'utilisation de ce wiki a soulevé les remarques suivantes :
  • Une clarification de la licence utilisĂ©e pour les productions collectives (CC BY SA) a rencontrĂ© une enthousiasme Ă©tonnant.
  • La pratique de co-construction des ordres du jour ou des PV ravis divers membres peu habituĂ©s Ă  ce genre de pratique dans leur structure.
  • Il conviendra de mettre en place une formation sur le wiki afin de que TOUS les membres soient capables de modifier Ă  leur guise le wiki.
Lien internet : http://www.tousdehors.be

YesWiki

Auteur de la fiche : Outils RĂ©seaux
Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
En introduction : YesWiki est un moteur de wiki libre, modulaire, sous licence GPL qui permet de crĂ©er et de gĂ©rer un site Internet ou intranet.

YesWiki est particulièrement destiné aux groupes souhaitant se doter d'un outil pour coopérer via Internet.
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Site officiel : http://yeswiki.net
Famille d'outils : Wikis
PrĂ©sentation : Tout comme son papa Wikini, sur lequel il s'appuie, YesWiki permet, avec n'importe quel navigateur web :

  • De crĂ©er, supprimer, modifier, commenter des pages du site, quel que soit le nombre d'Ă©diteurs et de pages.
  • De gĂ©rer les droits d'accès aux diffĂ©rentes pages (lire, Ă©crire, commenter), par utilisateur ou par groupe d'utilisateur.
  • D'Ă©laborer la mise en page des contenus de manière intuitive et très visuelle, sans aucune connaissance informatique.
  • De publier instantanĂ©ment toute crĂ©ation ou modification de page.
  • D'analyser, de gĂ©rer l'ensemble du site Ă  partir de fonctions simples : plan du site, listes des utilisateurs, listes des dernières pages modifiĂ©es, etc.

YesWiki c'est aussi :

  • Des modèles de prĂ©sentation, adaptable Ă  chaque site.
  • La gĂ©nĂ©ralisation du principe wiki Ă  l'ensemble du site : modification du titre, bandeau, menus, pied de page etc. par un simple double-clic.
  • Un anti-spam souple.
  • La possibilitĂ© d'adjoindre Ă  une page tout fichier bureautique ou multimĂ©dia avec affichage ou lecture du contenu pour les images, sons, vidĂ©o, carte mentales.
  • Un gestionnaire d'extensions permettant d'ajouter des nouvelles fonctionnalitĂ©s telle que gestionnaire de base de donnĂ©es, mots-clef, micro-blog, veille partagĂ©e etc.

YesWiki s'installe sur un serveur web supportant PHP 5 et plus et une base de données MySQL. Une fois installé, le site est directement opérationnel et tout est géré en ligne avec n'importe quel navigateur web.
PrĂ©-requis :
  • Avoir un hĂ©bergement internet PHP / MYSQL
Quelques applications :
  • Sert Ă  se poser des questions existentielles !
  • Ça sert Ă  faire facilement un site internet potentiellement collaboratif.
  • Ça sert Ă  avoir la main sur son site.
  • Ça sert Ă  questionner la question du pouvoir.
  • Ça sert Ă  faire des intranets.
  • Ça sert Ă  Ă©crire des bouquins Ă  plusieurs.
  • Ça sert Ă  monter des projets Ă  plusieurs.
  • Et ça sert Ă  montrer que les projets Ă  plusieurs sont rĂ©alisables et efficaces.
  • Ça sert Ă  dĂ©mystifier internet.
  • Ça sert Ă  faire des bases de donnĂ©es encore mieux que Google formulaire.
  • Ça sert Ă  repĂ©rer les personnes qui souhaitent vraiment coopĂ©rer, (les autres disent que n'importe qui va changer leur nom).
  • Ça sert Ă  repĂ©rer les informaticiens qui voient dans la coopĂ©ration des failles de sĂ©curitĂ©.
  • Ça sert Ă  enlever le mot de passe pour pouvoir agir.
  • Ça sert Ă  montrer que wiki peut aussi rimer avec joli.
  • Ça sert Ă  monter en puissance dans ses compĂ©tences pour toute l'Ă©quipe.
Pour aller plus loin : Documentation "mains dans le cambouis" pour installer, configurer, personnaliser
Avantages :
  • Très facile pour passer Ă  l'acte d'Ă©crire.
  • Modulable (extensions bases de donnĂ©es, QRcodes, etc...).
  • Les nouvelles fonctionnalitĂ©s offertes par les extensions offrent de multiples possibilitĂ©s coopĂ©ratives.
  • Menus facilement Ă©ditables.
InconvĂ©nients :
  • Il faut connaĂ®tre une syntaxe wiki spĂ©cifique.
  • Les extensions "tools" ajoutent aussi de la complexitĂ© : il faut veiller Ă  ne les ajouter que lorsque le groupe est suffisamment mature.
  • Petite communautĂ© de dĂ©veloppeur.
Licence : Licence libre, Gratuit
Utilisation : Facile
Installation : RĂ©servĂ© aux Jedis de l'informatique

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Théorie du chaos et réseaux

Auteur de la fiche : Gatien Bataille
Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
Description :

Le monde, même s'il l'a toujours été, devient de plus en plus fractal, chaotique.1

Ceci résulte de :
  • L'augmentation des "agents" d'interaction (les personnes par exemple).
  • L'augmentation des moyens d'interaction (tĂ©lĂ©phone, internet...).
  • L'accĂ©lĂ©ration des mouvements des agents ou des moyens d'interaction (les personnes voyagent de plus en plus, les interactions sont de plus en plus instantanĂ©es).
Nos réseaux n'échappent pas à cette tendance :
  • Plus de membres.
  • Plus de moyens d'interaction (mail, forum, site internet, GSM, rĂ©seaux sociaux...).
  • AccĂ©lĂ©ration des Ă©changes.
Dans un environnement de plus en plus complexe, la théorie du chaos postule qu'une infime modification des conditions initiales d'un processus rend celui-ci totalement imprédictible sur la durée.2
Ce constat doit nous amener à considérer nos réseaux comme des entités chaotiques à animer de manière non linéaire sauf à vouloir être déçu des résultats.

Voici quelques pistes de réflexion :
  • Il est dangereux dans un système chaotique de s'enfermer dans des projections fines car sur la durĂ©e un système chaotique est imprĂ©dictible. Dans nos rĂ©seaux, mieux vaut travailler avec des grands objectifs, des grandes lignes de conduites qu'avec des rĂ©sultats attendus chiffrĂ©s.
  • Dans la thĂ©orie du chaos, plus le dĂ©sordre grandit, plus vite l'ordre Ă©merge du chaos. Favorisons l'arrivĂ©e de nouveaux membres et les Ă©changes en tout sens dans nos rĂ©seaux pour voir Ă©merger rapidement un "ordre" propre Ă  celui-ci.
  • Un système chaotique est très sensible aux conditions extĂ©rieurs et peut rapidement quitter son Ă©quilibre pour prendre un autre Ă©tat plus en phase avec l'environnement. Dans nos rĂ©seaux, ne cherchons pas Ă  limiter l'influence des agents extĂ©rieurs (ce qui est illusoire de toute façon) mais profitons de ces Ă©changes pour permettre Ă  notre rĂ©seau de rester "agile" dans son fonctionnement et vis-Ă -vis de son environnement.
  • Un système chaotique est un système fractal (en bref : le tout est semblable Ă  une de ses parties et les dĂ©tails sont similaires quelque soit l'Ă©chelle). Nos rĂ©seaux se fractalisent rapidement quand la taille augmente. De petits rĂ©seaux se forment au sein du rĂ©seau. Cette tendance est inĂ©vitable. Veillons simplement Ă  ce que ces parties de fractales continuent Ă  Ă©changer.




1 « Théorie du chaos » [en ligne], Wikipédia, disponible sur <http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_chaos>, (consulté le 3 février 2014).
2 « Monde fractal: opportunité de changement » [en ligne], plusconscient.net, disponible sur <http://plusconscient.net/index.php/systemique-et-theorie-integrale/108-francais/438-monde-fractal-opportunite-de-changement>, (consulté le 3 février 2014).

Crédits photo : Zimmerman CC BY-SA

Quels outils pour quoi faire ? (selon le type de groupe)

Auteur de la fiche : Outils-rĂ©seaux
Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
Description :

Grille de décision

Quel type de groupe ?

TAILLE : gérer la parole PETIT GROUPE : échanges immédiats GROUPE MOYEN : faciliter les échanges GRAND GROUPE : gérer la quantité d'échanges
ETENDUE : renforcer les liens GROUPE LOCAL : se synchroniser GROUPE NATIONAL : retrouver le local GROUPE MONDIAL : retrouver le national
VOCATION : adapter les outils aux objectifs CONVIVIALITE : maîtriser l'informel PRODUCTION : maîtriser les tâches critiques pour Co-construire DIFFUSION : publier et se faire connaître
MATURITÉ : vers l'autonomie ENFANT : initier le premier pas ADOLESCENT : gérer les conflits ADULTE : rester ouvert et jeune

PETIT GROUPE : Échanges immédiats

  • Courrier Ă©lectronique.
  • Outils de communication synchrone.
Cette famille d'outils regroupe tous ceux qui permettent de dialoguer en direct et Ă  distance :
  • - Les outils de chat ou de messagerie instantanĂ©e : on dialogue par Ă©crit en temps quasi-synchrone.
  • - Les outils de tĂ©lĂ©phonie par IP : on peut discuter Ă  l'oral (transmission de la voix).
  • - Les outils de visio-confĂ©rence : on peut dialoguer par oral et se voir (transmission du son et de l'image).

GROUPE MOYEN : faciliter les échanges

  • Liste de discussion, de diffusion, forum
Description : Une liste de discussion ou liste de diffusion est une utilisation spécifique du courrier électronique qui permet le publipostage d'informations aux utilisateurs qui y sont inscrits.
  • Liste de discussion : liste d'Ă©change, par courrier Ă©lectronique, sur un sujet ou pour un groupe. Tout le monde peut Ă©crire Ă  la liste, tout le monde reçoit ce qui Ă©crit Ă  la liste (n vers n).
  • Liste de diffusion : liste en lecture seule, par courrier Ă©lectronique, pour diffuser par exemple une lettre information ou "newsletter". La lettre est diffusĂ©e Ă  tout le monde mais aucun des destinataires ne peut intervenir dessus ou communiquer vers les autres inscrits Ă  la liste de diffusion (1 vers n).

  • Forum Web : liste de discussion "en ligne" : on consulte, on crĂ©e un message et on rĂ©pond via son navigateur Web. Les messages sont classĂ©s par fils de discussion.

GRAND GROUPE : Gérer la quantité d'échanges

  • Nuage de mots clĂ©s
Le nuage de mots-clefs (tag cloud en anglais) est une représentation visuelle des mots-clefs (tags) les plus utilisés sur un site web. Généralement, les mots s'affichent dans des polices de caractères d'autant plus grandes qu'ils sont utilisés ou populaires.
Voir la définition de Wikipedia
Synthèses : voir l'exemple de l'utilisation des listes à Tela Botanica

GROUPE LOCAL : Se synchroniser

  • Agenda partagĂ©
Des agendas visibles sur Internet et que l'on peut compléter à plusieurs.

GROUPE NATIONAL : Retrouver le local

  • Annuaires
Il n'existe pas d'outils clés en main pour réaliser des annuaires. Mais c'est un outil qui est souvent présent dans d'autre systèmes :
  • les outils de rĂ©seaux sociaux permettent par exemple de crĂ©er un annuaire des membres,
  • les CMS proposent gĂ©nĂ©ralement une inscription informatique et proposent ainsi une liste de membres, on peut crĂ©er une liste de membre dans un wiki en ouvrant une page pour chacun.

  • Cartographie
Des systèmes pour installer des cartographies interactives sur un site Internet. On peut s'en servir pour cartographier une communauté, un réseau en création : indispensable pour initier de la coopération !

GROUPE MONDIAL : Retrouver le national

CONVIVIALITÉ : Maîtriser l'informel

  • Trombinoscope
  • RĂ©seaux sociaux et micro-blogging
Les réseaux sociaux : service basé sur le web qui permet aux individus de construire un profil public ou semi-public dans un système limité, d'articuler une liste d'utilisateurs auxquels ils sont reliés, de voir et de naviguer à travers leurs propres relations et celles faites par les autres utilisateurs.
Voir une vidéo expliquant le concept par Common Craft
Une présentation sur les réseaux sociaux
  • Le micro-blog (parfois appelĂ© mini-blogue) :
  • C'est un dĂ©rivĂ© concis du blog, qui permet de publier un court article, plus court que dans les blogs classiques, les articles pouvant ĂŞtre de type texte court, mais peuvent Ă©galement contenir une image ou mĂŞme une vidĂ©o embarquĂ©e, Les flux d'agrĂ©gation sont plus lĂ©gers que dans les blogs traditionnels et peuvent contenir tout le message. La diffusion peut Ă©galement ĂŞtre restreinte par l'Ă©diteur Ă  un cercle de personnes dĂ©sirĂ©es. (article issu de Wikipedia)

PRODUCTION : Maîtriser les tâches critiques pour Co-construire

  • Wiki
  • Partage de documents :
Dans un groupe, il est souvent indispensable de partager des documents et des ressources. Pour cela, il existe soit des systèmes en ligne prêts à l'emploi ou des logiciels libres à installer sur un hébergement. L'idéal est de choisir des dispositifs qui permettent une synchronisation.
  • Bureautique en ligne :
De plus en plus, on peut transférer son bureau sur Internet : les outils de bureautique en ligne sont de plus en plus utilisés. Leur avantage est de permettre une utilisation collective et en temps réel : idéal pour impulser de la coopération !
  • Bookmarking social :
Le social bookmarking (en français "marque-page social", "navigation sociale" ou "partage de signets") est une façon pour les internautes de stocker, de classer, de chercher et de partager leurs liens favoris.
Définition issue de Wikipédia
  • Carte heuristique :
Appelé aussi carte mentale (mind map en anglais), c'est une méthode de communication et de transmission des informations entre les personnes, sous forme graphique. Il s'agit de mettre au centre de la feuille le thème principal (mot ou dessin) et de développer à partir de là des branches contenant les différentes idées se rapportant au thème. Concept inventé par le mathématicien Tony Buzan dans les années 60.
Références :

DIFFUSION : Publier et se faire connaître

  • Lettre d'actualitĂ© et liste de diffusion.
  • CMS
Content Management System, ou Système de Gestion de Contenu. Désigne une catégorie de logiciels facilitant la création, la mise à jour et la publication du contenu d'un site web. Parmi les outils les plus connus de cette catégorie : SPIP, Mambo (devenu Joomla), Ez Publish, Typo 3...
  • Flux RSS et syndication
On appelle "RSS" ("Rich Site Summary" ou "Really Simple Syndication") un format de données utilisé pour diffuser les mises à jour de sites dont le contenu change fréquemment, sites d'information, blogs...Un flux RSS contient généralement le titre de l'information, une description synthétique et un lien vers une page décrivant plus en détail l'information. Le fichier RSS, appelé également flux RSS, canal RSS, fil RSS ou fil d'info, est maintenu à jour afin de proposer en temps réel les dernières informations publiées.
Il existe deux façons d'utiliser RSS :
  • pour une utilisation personnelle. Il est alors nĂ©cessaire de disposer d'un outil spĂ©cifique, appelĂ© "lecteur RSS" ou encore "agrĂ©gateur", pour s'abonner et consulter en un seul endroit les dernières actualitĂ©s de sites web, sans avoir Ă  les visiter.
  • la syndication de contenus : la publication automatique sur un site Internet d'informations Ă©manant d'autres sites.
  • Blog
De "Web – log" : au dĂ©part, sortes de journaux intimes en ligne, ils se sont imposĂ©s sur la toile, pour devenir les supports d'une expression publique diverse : opinion, parole citoyenne, militante, tĂ©moignages, rĂ©cit...
Il en existe différents types : services clés en main fournis (plate-formes de blog) ou logiciels libres à installer sur un serveur. Leur point commun : ils permettent à un non-technicien d'écrire et publier des articles qui seront ensuite triés par dates.

ENFANT : Initier le premier pas

Outils simples

Rencontres

Modes d'emploi

Voir : : Mode d'emploi du wiki "stages courts"

ADOLESCENT : Gérer les conflits

Règles de fonctionnement

  • Sondages et formulaires.
Description : des outils pour réaliser des questionnaires en ligne. Certains traitent les réponses statistiquement (réalisation de graphiques, pourcentages).

ADULTE : Rester ouvert et jeune

Accueil des nouveaux, entrées dans le contenu par public

Voir le portail de l'ONEM

Quels outils pour quoi faire ? (selon l'évolution du réseau)

Auteur de la fiche : Outils-rĂ©seaux
Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
Description : Il existe de nombreux outils pour fonctionner en rĂ©seau, les outils collaboratifs, dont de nombreux sont disponibles en logiciels libres. Ils offrent des champs d'application très ouverts. Mais il est parfois difficile de s'y retrouver dans cette profusion d'outils et de fonctionnalitĂ©s.