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En conclusion


Coopération collaboration
Eric Grelet - CC By Sa


Ces deux notions ne sont pas encore "stabilisées" bien que on s'accorde sur le fait que la collaboration implique un processus plus "démocratique" : les rapports sont plus égalitaires.

Les filtres culturels sont forts et dans les deux cas peuvent avoir une connotation "négative" :


En réalité la différence entre ces deux manières de faire n'est pas si tranchée : on passe facilement d'une démarche à l'autre.

Dessin : Éric Grelet - CC-BY-SA
Mots clĂ©s :

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Coopérer, entre efficience et résilience

Auteur de la fiche : Jean-Michel Cornu
Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
Description : Robert Ulanowicz est un Ă©cologiste empiriste connu pour ses recherches sur la mesure de la biomasse dans les Ă©cosystèmes naturels. Ses dĂ©couvertes dans ce domaine ont des implications philosophiques importantes dans d'autres domaines complexes, comme celui des rĂ©seaux. Il a constatĂ© que les systèmes totalement optimisĂ©s ne sont pas durables1. Ainsi, si nous choisissions le plant le plus optimisĂ© de maĂŻs, par exemple, et ne plantions que celui-lĂ , il y a fort Ă  parier qu'au premier parasite, l'ensemble de la rĂ©colte serait perdu. Le professeur Ă  l'universitĂ© de Maryland, aujourd'hui Ă  la retraite, s'est alors intĂ©ressĂ© Ă  la durabilitĂ© des systèmes et a montrĂ© que celui-ci Ă©tait maximal lorsque l'on trouve le bon Ă©quilibre entre l'efficience et la rĂ©silience (qui nĂ©cessite une plus grande diversitĂ© au dĂ©triment de l'efficience, afin d'augmenter la capacitĂ© d'adaptation aux problèmes qui peuvent survenir). Cet optimum se situe un peu plus près de la rĂ©silience que de l'efficience (sur un rapport approximativement de un tiers/deux tiers).
C'est à ce point d'équilibre entre optimisation et adaptabilité, entre ordre et désordre2, qu'émergent de nouvelles possibilités : en un mot, que la possibilité d'innovation est maximale. Ce résultat, sur les dangers de seulement optimiser sans développer l'adaptabilité, n'est pas seulement un constat sur les systèmes biologiques, mais plutôt une règle profonde de tous les systèmes complexes. Il peut ainsi être appliqué au domaine de l'innovation, du fonctionnement en réseau, aux choix complexes et aux civilisations elles-mêmes3.

1 Ulanowicz Robert E., A third window: natural life beyond Newton and Darwin, West Conshohocken, Pa., Templeton Foundation Press, 2009.
2 Benoît Mandelbrot :"Entre le domaine du désordre incontrôlé et l'ordre excessif d'Euclide, il y a désormais une nouvelle zone d'ordre fractal". Voir également la notion de "dialogique" d'Edgar Morin qui "unit deux principes ou notions antagonistes, qui apparemment devraient se repousser l'un l'autre, mais qui sont indissociables et indispensables pour comprendre une même réalité".
3 Tainter Joseph Anthony, The collapse of complex societies, New studies in archaeology [Texte imprimĂ©] / ed. Wendy Ashmore, Clive Gamble, John O’Shea,... [et al.]. - Cambridge : Cambridge University press, 1976-, Cambridge, Etats-Unis, Etats-Unis, , 2000. L'idĂ©e que le manque d'adaptabilitĂ© conduit Ă  l'extinction a Ă©tĂ© reprise et appliquĂ©e Ă  l'Ă©conomie par Clay Shirky dans l'article "The collapse of complex business models" accessible sur son blog (il aurait mieux valu parler de modèle Ă©conomique compliquĂ© et peu adaptable plutĂ´t que complexe).

Débat mouvant

Auteur de la fiche : FrĂ©dĂ©ric Renier, Supagro Florac
Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
En introduction : Le dĂ©bat mouvant est un outil d'animation qui permet une prise de parole publique plus facile dans un groupe.
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Famille d'outils : Animation
PrĂ©sentation : Le dĂ©bat mouvant (encore appelĂ© Jeu de positionnement) est une forme de dĂ©bat dynamique qui favorise la participation.
  • Un animateur raconte une histoire volontairement polĂ©mique. Il propose Ă  certains moments clĂ©s de l'histoire aux participants de se positionner physiquement dans la salle, "ceux qui ne sont pas d'accord avec ce qui vient d'ĂŞtre dit d'un cĂ´tĂ©, ceux qui sont d'accord de l'autre".
  • Personne n'a le droit de rester au milieu (sans avis), le fait de se dĂ©placer rĂ©ellement pousse Ă  choisir un camp et des arguments.
  • Une fois que tout le monde a choisi "son camp", l'animateur demande qui veut prendre la parole pour expliquer son positionnement.
  • Pour initier le dĂ©bat, il peut commencer par demander qui est fortement positionnĂ© par rapport Ă  ce qu'il vient de dire.
  • Quand un camp a donnĂ© un argument, c'est au tour de l'autre camp d'exprimer un argument. C'est un ping-pong. Mais si un argument du camp opposĂ© est jugĂ© valable par un participant, il peut changer de camp.
  • Quand l'animateur le choisit, il clĂ´t le dĂ©bat et poursuit son histoire jusqu'Ă  la prochaine affirmation ou situation polĂ©mique de l'histoire et le dĂ©bat reprend.
PrĂ©-requis :
  • Un minimum de participants (une dizaine).
  • Une histoire polĂ©mique dans laquelle les participants peuvent se projeter.
  • Une salle avec de l'espace.
  • Des affiches pour marquer les diffĂ©rentes zones (d'accord, pas d'accord).
  • Exposer les règles du jeu (personne n'est obligĂ© de prendre la parole, mais tout le monde doit choisir un camp).
  • DurĂ©e de l'activitĂ© : 1h30 semble une bonne durĂ©e.
Quelques applications :
  • Briser la glace très rapidement au sein d'un groupe, le fait d'avoir Ă  se positionner devient vite un jeu et contribue Ă  la participation.
  • Favoriser la participation d'un maximum de personnes, si l'animateur favorise la prise de parole de ceux qui n'ont pas encore parlĂ©.
  • Clarifier la position de chacun, donner Ă  voir la diversitĂ© d'opinion des uns et des autres.
Prise en main :
Un exemple de débat mouvant organisé par la SCOP Le Pavé
Pour aller plus loin :
  • PossibilitĂ© de collecter les arguments au fur et Ă  mesure du dĂ©bat et d'en faire une carte mentale.
  • PossibilitĂ© de donner 5 min ou plus Ă  chaque camp pour peaufiner collectivement ses arguments.
Avantages :
  • ActivitĂ© qui ne nĂ©cessite pas de matĂ©riel.
  • Très rapide Ă  mettre en place.
  • Possible de la vivre en extĂ©rieur, ce qui aère les participants.
  • Dans cette forme le dĂ©bat redevient un moment de plaisir.
InconvĂ©nients :
  • Il n'y a pas de garantie que le dĂ©bat "prenne".
  • Certains participants peu Ă  l'aise en groupe ou avec la logique argumentaire peuvent se sentir exclus, cette mĂ©thode dĂ©bat doit ĂŞtre complĂ©tĂ©e avec d'autres formes de dĂ©bat en fonction du temps, des participants et des objectifs.
Licence : Gratuit
Utilisation : Facile
Installation : Ne s'installe pas

Diigo

Auteur de la fiche : FrĂ©dĂ©ric Renier - SupAgro Florac
Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
En introduction : Service en ligne qui permet de retrouver ses adresses internet favorites quelque soit l'ordinateur que l'on utilise Ă  condition d'avoir accès Ă  internet.
bf_imagediigo.png
Site officiel : http://www.diigo.com
Famille d'outils : Outils de veille
PrĂ©sentation : Diigo permet de sauvegarder dans une base de donnĂ©es tout ce qui a une adresse internet (page web, billet de blog, vidĂ©o, podcast, flux RSS, photo en ligne...). C'est une alternative possible Ă  l'utilisation des marque-pages (encore appelĂ©s signets, favoris ou bookmarks) du navigateur internet.
Les sauvegarder c'est bien, les retrouver facilement c'est encore mieux. C'est pourquoi chaque bookmark enregistré sera caractérisé par des tags et une description sommaire.
PrĂ©-requis :
  • Se crĂ©er un compte sur Diigo.
  • Comprendre l'interface en anglais.
  • Comprendre l'intĂ©rĂŞt de tagger une ressource internet.
Quelques applications :
  • Enregistrer, caractĂ©riser et classer ses favoris personnels : pour se crĂ©er une base de donnĂ©es en ligne de ressources. Les favoris peuvent ĂŞtre public ou privĂ© (dans ce cas ils sont uniquement visibles quand vous ĂŞtes connectĂ©s Ă  votre compte Diigo). Il est possible d'enregistrer une copie de la page (upload cache).
  • Utiliser Diigo comme moteur de recherche : pour l'indexation rĂ©alisĂ©e socialement (par la communautĂ© des utilisateur Diigo). On explore l'ensemble des bookmarks publics enregistrĂ©s par la communautĂ© Diigo. Les fonctions de recherche avancĂ©es sont bien dĂ©veloppĂ©es.
  • Afficher l'ensemble de ses tags sous forme d'un nuage : sur un CMS (content management system) comme un wiki, un blog... Voir exemple ici
  • Produire un flux RSS : pour l'ensemble des bookmarks de votre compte Diigo, pour un tag en particulier ou pour un groupe de tags (regroupĂ©s en liste).
  • CrĂ©er et partager des favoris au sein d'un groupe : (public ou privĂ©) pour proposer et commenter des ressources. Il existe des flux RSS par groupe et il est possible de dĂ©finir une liste de tags privilĂ©giĂ©e pour le groupe.
Pour aller plus loin :
  • Utiliser les listes pour gĂ©nĂ©rer des rapports en html plus facile Ă  copier-coller, proposer ses favoris en diaporama (en haut Ă  droite : play as webslides).
Un exemple de diaporama réalisé à partir de la liste agriculture du compte Diigo de Supagro Florac
  • Relier son compte Twitter Ă  Diigo, ce qui permet de tweeter les bookmarks choisis ou d'intĂ©grer ses tweets favoris dans son compte Diigo.
Avantages :
  • La gestion des tags (suppression, modification, ajout) peut se faire facilement sur un ensemble de bookmarks.
  • L'export au format html, via une liste, est très utile pour la rĂ©alisation de livrable de veille.
  • La possibilitĂ© de crĂ©er un post-it de commentaire (public ou privĂ©), de surligner du texte dans une page ou d'enregistrer une image d'une partie de la page pour chaque bookmark.
InconvĂ©nients : Comme tous les gestionnaires de bookmarks, la crĂ©ation d'une liste de tags exige de la rigueur, voir quelques conseils ici page 26
Licence : Logiciel propriĂ©taire, Freemium
Utilisation : Il y a plus facile mais aussi plus compliquĂ©
Installation : Ne s'installe pas

Écrire pour le web

Auteur de la fiche : Outils-rĂ©seaux
Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
Description :

La rédaction web : une écriture journalistique potentialisée par le numérique

Contrairement à une idée encore trop largement répandue, écrire pour le web ne s'improvise pas. En dehors d'une capacité à structurer l'information et à la retranscrire, commune à tous les journalistes, cet exercice nécessite une bonne connaissance des enjeux du Net et une méthodologie propre à cet outil, prenant notamment en compte le fait que la lecture de l'internaute est différente que sur un support papier. Il faut veiller à capter son attention, guider sa visite, lui permettre d'aller et venir facilement dans les différentes strates du site au travers de liens et lui fournir directement ce qu'il est venu chercher : une donnée claire, structurée et actualisée.